Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Les nombreuses vies de Cristina Trivulzio Belgioioso -2-

Publié le par Perceval

La naissance de Marie marque le début de la seconde vie de Cristina. Le climat de persécution de la police autrichienne a été beaucoup atténué après le couronnement du nouvel empereur, aussi retourne t-elle à Milan, en Juillet 1840.


Cristina-Trivulzio-di-Belgioioso-hayez.jpgElle achète une ferme dans une petite vallée en Cappadoce, et y fonde une colonie agricole ouvertes aux réfugiés italiens. La pauvreté, l'ignorance, les maladies des paysans de Locate, met devant les yeux Cristina une réalité très différente de celle des salons parisiens. Elle se laisse entrainer à comprendre et lutter contre cet environnement, et devient une réformatrice sociale, elle s’inspire des théories utopiques entendus en France – (Saint Simon,  Fourier ). Elle regroupe les enfants, crée des écoles… parfois au grand scandale des riches lombards qui ne comprennent pas cet intérêt pour les agriculteurs …lotto-lorenzo-portrait-of-cristina-barbiano-trivulzio-di-be.jpg

Cristina étudie et publie ses premiers travaux: l'essai sur la formation du dogme catholique et la traduction en français des œuvres de Gian Battista Vico, avec une longue introduction. Rédigé en français et publié en France, ces livres renforce contre elle l’hostilité des puissants… C'est la limite! Non seulement cette femme donne des cours d’économie mais elle empiète sur le champ de la philosophie et même de la Théologie.


En 1843, Lehman fait de Cristina un célèbre portrait :


A l’occasion des évènements politiques elle devient journaliste, s'associe avec les dirigeants de la Cavour Risorgimento,  parcourt en 1847 toute l’Italie et promeut la dynastie de Savoie (Charles-Albert de Sardaigne) pour unifier l’Italie avant d’instaurer la République.

Cristina-et-sa-division-Belgioioso.jpg 

 

 

Elle se trouve à Naples pendant l'insurrection qui conduit aux cinq journées de Milan de 1848. Elle part immédiatement et paye le voyage à environ 200 napolitains, transporté par mer à Gênes et de là à Milan , qui sont prêts à la suivre.

Dans la chaleur de la bataille politique décède Stelzi le secrétaire bien-aimé, qui sera enterré dans le cimetière même où reposent les restes de Cristina.

 

 

 

Il Risorgimento invisibile Lombardo

Voir les commentaires

Zinaida Serebriakova

Publié le par Perceval

Zinaida Serebriakova (1884-1967) , est une peintre russe. Zinaida-Serebryakova--one-of-the-greatest-Russian-painters.jpgElle nait près de Kharkov (aujourd'hui en Ukraine) dans une famille raffinée et artiste  Son grand-père, Nicolas Benois, était un célèbre architecte, président de la Société des Architectes et membre de l'Académie russe des sciences. Son père, Evgueni Nikolaïevitch Lanceray, est un sculpteur connu, et sa mère, est la sœur de Alexandre Benois.

Zinaida SerebriakovaEn 1900, Zinaida entre à l'école d'art fondée par la princesse MK Tenicheva. Entre 1902-1903, elle est en Italie, et de 1905-1906, elle étudie à l'Académie de la Grande Chaumière à Paris.

En 1905, Zinaida épouse son cousin germain, Boris Serebriakov.

 

Dès sa jeunesse, Zinaida s'efforce d'exprimer son amour du monde et peint sa beauté. Ses premières œuvres, Country Girl (1906) et Verger en fleurs (1908), parlent avec éloquence de cette recherche. Elle obtient une large reconnaissance publique avec l'autoportrait à la table de toilette (1909). serebryakova-autoportrait-toilette-_01.jpg

 

Lors du déclenchement de la Révolution d'Octobre sa vie change. En 1919, son mari Boris meurt du typhus contracté dans les prisons bolchéviques. Elle est sans aucun revenu, responsable de ses enfants et de sa mère malade. Elle doit renoncer à peinture à l'huile en faveur du charbon de bois moins cher et un crayon. Ce fut le moment de peintures « noires », House of Cards, qui représente ses quatre enfants orphelins.

Serebriakova--ses-enfants.jpg

 

 

À l'automne de 1924, Zinaida est à Paris, après avoir reçu une commission pour une grande fresque décorative. Sa mère et ses quatre enfants sont restés en Russie.

Ils seront réunis 36 ans plus tard. Pendant ce temps Serebryakova  voyage beaucoup. Elle va en Afrique, et explore le Maroc et l'Atlas.

Serebryakova-zinaida-1928.jpg

 

 

En 1947, Zinaida prend la nationalité française, et ce n’est qu’avec le « dégel » sous Khrouchtchev que le gouvernement soviétique lui permet de reprendre contact avec sa famille en Russie. Zinaida voit ses œuvres exposées en Russie, en 1966 avec grand succès.

Zinaida Serebriakova est morte à Paris en 1967.

 

 

***

Serebriakova--portrait-de-Vera-Fokine.jpg zinaida-serebriakova-harvest-1915.jpg 

Mikhaïl Fokine, danseur, oragnisera la mythique première saison des Ballets Russes à Paris en 1909, dont l'impact sur le monde de l'art, la musique, la culture, la mode et la littérature fut absolument sans précédent et fascine encore aujourd'hui. Il épousa la danseuse Vera Antonova en 1905...

ICI, Vera Fokine  par Zinaïda Serebriakova (1884-1967)

  Harvest 1915

 

 

 


***
zinaida serebriakova sleepingnude
zinaida-serebriakova-bathers-1927.jpg
Zinaida-Serebryakova--Bathhouse--1913-jpg.jpg
zinaida-serebriakova-katya1923.jpg  Serebriakova--At-breakfast-copie-1.jpg

Voir les commentaires

Les nombreuses vies de Cristina Trivulzio Belgioioso -1-

Publié le par Perceval

Née à Milan en 1808, baptisée avec douze prénoms, Cristina Trivulzio était destinée à avoir, plusieurs vies différentes… 

Cristina-Trivulzio-di-Belgioioso-cristina-sorelle.pngLa petite Cristina grandit comme une enfant frêle et maladive. Son père meut jeune. Sa mère souhaite profiter de la vie le plus gaiement possible, et se remarie immédiatement avec Alexandre Visconti d'Aragona, et ils eurent trois filles et un fils. Cristina se lie d’amitié avec sa professeur de dessin, Ernesta Bisi, et s’entend mal avec son beau-père… A seize ans, elle décide de se marier avec un beau jeune libertin Emilio Belgiojoso Barbian. Beaucoup essaient de l'en dissuader, connaissant les mauvaises habitudes d’ Emilio, mais finalement le mariage se fait.( 1824 ). Cristina est l'une des plus riches héritières d'Italie ,  elle prend le titre de princesse. Officiellement, ils n’ont jamais divorcé, mais en réalité ils se sont séparés quelques années plus tard, en restant bons amis (avec quelques hauts et bas) jusqu'à la mort. Contraint à l’exil, il joint Paris puis, le lac de Côme avec la comtesse de Plaisance …

 

CRISTINA-TRIVULZIO-DI-BELGIOIOSO.jpgPar son amie, Ernesta Bisi, elle rencontre le monde de la «conspiration»… Les autrichiens la surveillent de près … menacée elle s’enfuit en France. Dans le sud de la France, ses conditions de vie sont difficiles … Cristina-Trivulzio-di-Belgioioso-cartolina-cdb.jpgElle y fait la connaissance de Peter Bolognini qui sera un ami proche …

 

Elle est à Gênes, Rome (Avril-Mai 1829), Naples et Florence (1830). En mai à Genève. Dans ces villes, elle fréquente des personnages très suspects à la police autrichienne…. Lors d'un séjour à Lugano (Juin-Juillet 1830), elle exprime sa sympathie ouverte pour le Parti républicain qui a remporté les élections dans cette ville ; c’est la goutte qui fait déborder le vase. Elle est condamnée à retourner à Milan. Cristina craint d'être enfermée dans un couvent, et se réfugie en France. Ce jour-là 19 Novembre 1830, une jeune et jolie princesse qui aime la conversation, et la danse, mais dont les biens sont confisqués.. arrive en France comme une héroïne révolutionnaire.

 

 

Elle rejoint Paris. Elle est d'une étrange beauté qui captive et intrigue. Les cheveux noirs entourant un visage pâle ovale dominé par deux grands yeux fixes …Cristina-Trivulzio-di-Belgiojoso.gif Elle écrit des articles dans le "Constitutionnel" et donne des leçons de dessin et de peinture. elle réussit à récupérer une partie de ses revenus, et ouvre un salon dans la célèbre rue d'Anjou.

Dans les années 1830, elle fréquente le poète allemand Heinrich Heine, le compositeur hongrois Franz Liszt, …

Alfred de Musset, habitué de son salon, courtise assiCristina-Trivulzio-di-Belgioioso-2.jpgdument la princesse dans son hôtel particulier de la rue d'Anjou tendu d'étoffes noires, que Théophile Gautier comparaît à un catafalque, mais elle l'éconduit avec délicatesse. Elle entretient également une correspondance avec le « héros des deux mondes » La Fayette, vieux général héros de la Révolution française. On lui attribue aussi de nombreux amants. Au cours de ces dix années, elle contribue à « la cause » en essayant d'influencer les puissants, écrivant des articles et devenant rédacteur en chef de journaux politiques.

François Mignet était un beau jeune homme, un grand orateur et éminent historien. Il a participé à la révolution orléaniste, puis accepté le poste de directeur de Archives des Affaires étrangères où il poursuit ses chères études.

Cet homme très timide et réservée, est le premier à devenir l'ami le plus fidèle et le secret amant de Cristina. De cette relation, après une grossesse semi-clandestin à Versailles, nait sa fille Marie, le 23 Décembre 1838.

Voir les commentaires

Héroïne d’aujourd’hui : Hélène Grimaud

Publié le par Perceval

«  La pianiste française Hélène Grimaud renouvelle une figure mythologique ancienne, celle d’Orphée. (…) orphee.jpgChaque confrontation avec une ouvre nouvelle est pour elle un défi comparable avec une descente aux enfers pour régénérer l’œuvre … » Laureline Amanieux

Il nous appartient, à chacun notre mesure, de renouveler un mythe personnel… Et, pour Campbell : «  Sans doute l’artiste est-il le meilleur prototype du héros moderne. »

Helene-Grimaud-1.jpgHélène Grimaud ( Leçons particulières 2005 ) souhaite incarner « une vie continuée de la musique ». Pour cela, elle cherche le moment de joie où tout sonne juste, le son du piano, et celui de l’expérience humaine, le moment de certitude d’être dans le vrai ».

 

«  On se trompe rarement, on ne va simplement pas assez loin. »

 

«  l’art d’Hélène déclenche en moi une synesthésie particulière : je vois des vers apparaître sous mes yeux. C’est Nazim Hikmet qui me revient soudain : “Je suis dans la clarté qui s’avance/ Mes mains sont toutes pleines de désirs/ Le monde est beau... Etre captif, là n’est pas la question/ Il s’agit de ne pas se rendre/ Voilà”. Je ne suis plus captive et j’ai quitté pour un temps l’étroitesse de mon propre corps. Hélène Grimaud a les mains qui marchent jusqu’au ciel. Elle fait battre les paupières du coeur surtout quand on les a refermées. » Laureline Amanieux,

Helene_grimaud_2011_09_84-02.jpg

 « L'art tutoie l'âme car c'est à l'âme qu'il s'adresse. » Hélène Grimaud


Son beau regard bleu et profond et son don pour le piano ne laissent personne indifférent. Née en 1969 à Aix-en-Provence, l'enfant rêveuse et pleine d'énergie qu'elle était, trouve pleinement son destin dans la musique, à l'âge de 7 ans. Reçue au Conservatoire de Paris en 1982, grâce au travail de Pierre Barbizet au Conservatoire de Marseille, elle devient l'une des pianistes les plus célèbres à ce jour, et quitte, à 21 ans, en 1990, la France pour les Etats-Unis. ( Le monde des religions )

 

***

 

***

«Beethoven devait lutter avec la difficulté de vivre à une époque de discorde, déchirée par les bouleversements et les contradictions. Les vérités qui valaient tel jour étaient déjà dépassées le lendemain. Mais tout cela n'empêcha pas Beethoven, malade, quasi sourd, de s'en tenir résolument à son universalisme musical. Il était prêt à renverser les anciennes formes et conventions pour en trouver de nouvelles. Ce n'était pas le monde qui était “sorti de ses gonds", mais le langage utilisé pour lui donner un sens.» Selon Hélène Grimaud, c'est le véritable défi de Beethoven pour notre époque: l'individu pris de doutes voit un monde qui part en déroute. Pour le ramener sous son contrôle Beethoven avait besoin de musique. » S. Grimaud

helene_grimaud.jpg
«On entend la lutte dans les compositions de Beethoven, sa lutte avec chaque note, chaque accord. Il concevait le monde d'une manière que je trouve absolument contemporaine, pour ne pas dire moderne. Nous vivons nous aussi dans un monde que nous avons du mal à comprendre, où notre perception de sa complexité est dépassée par la confusion qu'il projette. Nous cherchons nous aussi, désespérément, à donner forme à ce monde. Beethoven nous a montré que réparer les fissures et les défauts dans l'existence humaine peut produire de la belle musique. Il aspirait au paradis sur terre. Il était toujours prêt à renverser le monde.» S. Grimaud

Lorsqu'on entend «L'Empereur» d'Hélène Grimaud, les attributs héroïques de l'œuvre prennent une signification nouvelle. Pour la pianiste, les héros ne se trouvent pas sur le champ de bataille. Ses héros tentent d'apporter de l'ordre au monde tel qu'ils le trouvent. Ils se mettent eux-mêmes en cause afin de sauver le monde. Le nouveau Beethoven d'Hélène Grimaud représente la naissance d'un nouveau héros - d'un sage. (http://www.deutschegrammophon.com )

 

***

 

 

 

Un autre aspect de son combat, c’est sa défense active des loups et son engagement écologique.

 

" Et c’est à cet instant que je l’ai vue pour la première fois.

Une silhouette de chien mais, dès le premier coup d’œil, on savait
instantanément que ce n’était pas un chien. L’animal avait une démarche
indescriptible, tendue, furtive. Ses yeux avaient une luisance presque
surnaturelle ; ils diffusaient une lumière sourde, violette et sauvage.helene-grimaud-loups.jpg
Bizarrement, chacun de ses pas éteignait les sons autour d’elle :

plus d’oiseaux de nuit, plus de reptations ni de bruissements d’ailes

mais un silence épais et tendu.

Elle m’a regardée et un frisson m’a parcourue – ni
peur, ni angoisse, un frisson tout simplement.

 

Et la louve a bougé.
A pas doux, elle est venue vers moi. Elle s’est approchée de ma main, l’a
flairée. J’ai juste étendu les doigts et toute seule, elle a glissé sa tête
puis ses omoplates contre ma paume. Alors, j’ai ressenti une étincelle
fulgurante, une décharge dans tout le corps, ,un contact unique qui a
irradié tout mon bras, ma poitrine et m’a emplie de douceur. De douceur
seulement ? Oui, dans ce qu’elle a de plus impérieux et qui a élevé en moi
un chant mystérieux, l’appel d’une force inconnue et primordiale. Au même
moment, la louve a semblé ramollir et elle s’est couchée renversée sur leflanc.
Elle m’offrait son ventre.
Mon sourire de bonheur, je crois, aurait pu éclairer la nuit. "

« Variations sauvages » d’Hélène Grimaud

Voir les commentaires

J'aime ... Christiane Singer

Publié le par Perceval

christiane-singer-amour.jpgChristiane Singer fut lectrice à l'université de Bâle, puis chargée de cours à l'université de Fribourg avant de se consacrer à ses activités littéraires. Elle a suivi l'enseignement de Graf Karlfried Dürckheim, (disciple de C. G. Jung). Écrivain prolifique, de sensibilité chrétienne imprégnée de sagesse orientale, elle s'est abstenue de donner des leçons de morale et excluait tout dogmatisme. Son oeuvre et sa réflexion personnelles sont toutes entières centrées sur la prise en compte nécessaire du risque spirituel qui couve dans le coeur de chacun. Elle a écrit de nombreux romans et essais d'une grande qualité littéraire, dont « Histoire d'âme » qui lui a valu le prix Albert Camus en 1989, « La mort viennoise », Prix des libraires en 1979 et plus récemment « Éloge du mariage, de l'engagement et autres folies ». et son dernier ouvrage : « N'oublie pas les chevaux écumants du passé ».

  christiane.singer.jpg

Sensible à la situation des minorités spirituelles en France, elle a souhaité contribuer à l'action du CICNS en nous offrant cette interview.
Chargée de cours à l'université de Fribourg, Christiane Singer - née à Marseille en 1943 -  était écrivain et vivait en Autriche. Christiane Singer est décédée le 4 avril 2007 des suites d'un cancer. Elle venait juste de terminer un ouvrage relatant son expérience au travers de la maladie :"Derniers fragments d'un long voyage".


 

Voir également, ceci: http://0z.fr/eT5eK

 

Sur le net, il y a de nombreuses viidéos avec Christiane Singer ...

 

 

Lorsqu’elle a appris qu’il lui restait six mois à vivre, l’écrivaine Christiane Singer a commencé à rédiger ses Derniers Fragments d’un long voyage, témoignage bouleversant à l’approche de la mort.Derniers fragments Chr Singer

SINGER, Christiane. Derniers fragments d'un long voyage, Éd. Albin Michel, 2007.

 


Chers amis,

Il me faut annuler mes séminaires et mes conférences. Je vais être opérée sous peu - avec un diagnostic sévère.

Je serais heureuse que vous receviez cette nouvelle comme je l'ai reçue : le coeur ouvert et sans jugement. Toute existence est singulière; celle que je vis - et qui peut-être se prolongera - est une vraie vie pleine à ras bord d'amour et d'amitié, de rencontres et de ferveur, d'engagements pour le vivant et de folie.Les épreuves y ont leur place comme tout le reste et je reçois sans marchander celle qui maintenant vient à ma rencontre.
Votre amitié m'est précieuse. Gardons vivant ce que nous avons frôlé ensemble de plus haut,

Christiane

 

..."Je remarquais voilà quelques années qu'en vieillissant, il fallait chaque matin au réveil aller se chercher plus loin. Maintenant il peut m'arriver de partir comme à une pêche miraculeuse sans garantie de trouver dans le fatras du réel celle que j'étais hier encore"...

..."Pourquoi seulement le plaisir quand on peut avoir la joie, la gratitude, la mélancolie même ? Pourquoi seulement le succès quand tous les degrés d'insuccès jusqu'à l'échec (l'échec dont Edmond Jabès disait " Il nous comble"), souvent à l'imprévisible ? Pourquoi l'a-musement, cet espace privatif que je lis come l'interdiction de "muser", museau au vent, à la délicieuse découverte des mondes ?"....

"Tout est vie que je vive ou que je meure. Tout est Vie..."

"Tu connaîtras la justesse de ton chemin à ce qu'il t'aura rendu heureux" - Aristote.

Extrait de "Derniers fragments d'un long voyage" de Christiane Singer.

 

« Christiane Singer m’a confirmé ce que d’autres m’ont appris, du temps où j’accompagnais des personnes en fin de vie : le propre de l’humain est qu’il est habité d’une force spirituelle qui lui permet de surmonter les pires épreuves. Christiane Singer nous le jure : « Quand il n’y a plus rien, il n’y a plus que l’amour. » » Marie de Hennezel

« Elle ne marchandait pas avec la maladie. Elle avait décidé, dès qu’elle en avait appris la gravité, de la vivre pleinement. Les moments difficiles alternaient donc avec des instants de grand bonheur, de joie, d’émerveillement. Puis, au fil des pages, la sérénité et le sentiment de liberté n’ont cessé de grandir. » Marie de H.

 

 

 

Christiane Singer, a également beaucoup parlé de l'amour humain, et du mariage:

 

« Ce qui rend le mariage si lumineux et si cruellement thérapeutique, c'est qu'il est la seule relation qui mette véritablement au travail.
Toutes les autres relations aventureuses et amicales permettent les délices de la feinte, de l'esquive, de la volte-face et de l'enjouement. » Chr. Singer : (Éloge du mariage, de l'engagement et autres folies, p.30, Albin Michel, 2000)

Voir les commentaires

"Degas et le nu" au musée d'Orsay

Publié le par Perceval

Degas et le nu, au musée d’Orsay, à Paris, jusqu’au 1er juillet

 

 Nous vivons, paraît-il, dans la société du zapping compulsionnel, du besoin de surfer sans cesse d’un sujet à l’autre de peur de nous lasser. De fait, il est deux manières de tromper l’ennui. L’une consiste à passer d’une image, d’un objet ou d’un être à l’autre, pour renouveler nos impressions premières. On tourne les pages, les images et les visages en quête de divertissement.

L’autre suppose au contraire d’insister sur la rencontre, sur le regard, en refusant de se laisser divertir, pour permettre au sujet lui-même de se révéler, passé le temps de l’habitude ou de l’évidence, comme nous ne l’avions encore pas vu. C’est la contemplatio...

Deux expositions font à merveille la démonstration de la puissance de la contemplation. À Orsay, Degas, à Pompidou, Matisse ( Matisse, paires et séries, au Centre Pompidou, à Paris, jusqu’au 18 juin), sont présentés à travers le jeu de l’exploration multiple d’un sujet.

 

Le nu, pour Degas, commence de manière académique, puis narrative, avec des scènes « historiques » puis des instantanés de maisons closes, pour finir par une forme de contemplation pure du corps, comme présence, sans que n’apparaisse plus le visage des modèles. Ce corps devient finalement ligne, couleur, vibration. Il n’est pas pour autant spiritualisé. Disons plutôt aimé, jusque dans sa nature prosaïque, voire son animalité. Le peintre qui aimait tant la danse compose à sa manière une sorte de paisible « Ecce homo », essentiellement féminin pour nous dire la beauté de la condition humaine primordiale, avant tout artifice…

  (article paru dans Témoignage chrétien)

 

***

 

***

 

Exposition du 13 mars au 1er juillet 2012.


Loin des « danseuses » qui ont fait le succès de l'artiste, l'exposition présente un éventail de corps féminins dénudés qui ont passionné Edgar Degas durant près de 50 ans de création.
Interview de Xavier Rey, commissaire d'exposition.

 

 

Voir les commentaires

Madame du Chatelet; d'amour et d'étude... avec Voltaire.

Publié le par Perceval

Voltaire n’est plus souhaité à Versailles suite à la publication de son ouvrage critique « les Lettres Philosophiques ».

Voltaire et Emilie du ChateletIl décide de s’installer dans le refuge que lui propose Madame du Châtelet, une possession de famille, le château de Cirey en Lorraine ( 1735 ) . Emilie va le rejoindre et les deux amants ( depuis 1933... )  vont vivre quatre années, pratiquement hors du monde, non pas d’amour et d’eau fraîche mais d’amour et d’étude. Ils passent de longues heures, de nuit comme de jour, à débattre de questions scientifiques ou métaphysiques. Peu à peu, Emilie élabore son propre système de pensée.

Elle se passionne pour la physique et analyse les travaux théoriques de Leibniz sur l’énergie cinétique, qu’elle illustre à l’aide d’expériences. Émilie du Châtelet rédige un traité de physique, publié par l’Académie des sciences, une première pour une femme. Elle s’intéresse aux travaux de Newton ( mort en 1727 ) et entame une traduction de ses Principia mathématica, devenus Principes mathématiques de la philosophie naturelle.

 

Voltaire est un grand admirateur de Newton et cherche à mettre ses idées à la portée de tous. Emilie du Châtelet est beaucoup plus critique à l’égard de certaines de ses théories. Sa traduction ne se contente pas d’un simple mot à mot, mais elle refait les calculs, rédige ses commentaires, prend note de ses critiques. Cette traduction sera publiée dix années après sa mort ( en 1759) et reste aujourd’hui encore une référence.Emilie du Châtelet Collection Jean-Jacques Monney

 

En frontispice de son livre “Il Newtonianismo per le dame” Algarotti fait figurer le portrait d'Émilie car elle a fait la correction de l'édition de 1737. Ce livre : un dialogue avec une marquise de E*** : «  J’espère que vous laisserez sous-entendre que je suis votre marquise » lui écrit-elle. Francesco Algarotti l’aima beaucoup et la fit un peu souffrir : «  L’amour d’un amant qui décroit en raison du carré inverse des temps et du cube de la distance me paraît difficile à digérer » ( allusion à la loi de Kepler ... )

En 1748, la marquise rencontre à la cour du roi Stanislas, à Lunéville, le jeune et beau chevalier de Saint-Lambert, poète à ses heures, de dix ans son cadet. Elle en tombe amoureuse... et enceinte. Nourrie d'un terrible pressentiment, elle se hâte de terminer son oeuvre clé…

 Enfin, elle accouche d'une fillette le 5 septembre 1749, dans des conditions difficiles. Elle n'a que le temps de boucler son manuscrit et de le faire envoyer à la bibliothèque du roi avant de rendre l'âme quatre jours plus tard (la fillette mourra quelques années plus tard). 

 

A sa mort, Voltaire ( 1694-1778 ), désespéré, écrira : « Je n’ai point perdu ma maîtresse j’ai perdu la moitié de moi-même, une âme pour qui la mienne était faite, une amie de vingt ans que j’avais vu naître. »

 

***

 

 

***

 

Voir les commentaires

Les belles dames aiment les étoiles.

Publié le par Perceval

«  Les Entretiens sur la pluralité des mondes. » est écrit par Monsieur de Fontenelle pour un ami Monsieur L… (L pour « lecteur » ?), à qui il fait le compte rendu de son séjour chez Madame la Marquise de G***Marquise Entretiens sur la pluralité des mondesLe récit est découpé en six soirées, au cours desquelles Fontenelle apprend les étoiles à madame, entre deux épisodes galants.

Le « philosophe » fait sa cour, et la leçon d’astronomie est tout autant leçon de séduction… Aussi le lecteur est-il distrait en même temps qu’il est instruit. Tel est du moins le vœu de Fontenelle.


Bernard de Fontenelle ( 1657-1757) vécut quasiment cent ans, il connut le siècle du classicisme et le siècle des Lumières…

plurality2.png

 

 

 

Fontenelle prend délibérément le parti de Copernic : la terre n’est pas le centre du monde, et elle tourne autour du soleil ! Il va plus loin et pense qu’un jour on pourra voler dans les airs et traverser le ciel comme on franchit les mers… Il dit qu’on ira très certainement dans la Lune ! Fontenelle pense qu’il existe des mondes habités, il imagine même des habitants sur la Lune, sur Mars, sur Jupiter…


Au XVIIIème les femmes abordent, en général, la culture par celle délivrée dans les couvents ; mais « libertines » certaines préfèrent s’intéresser aux sciences et à plus profane… Plusieurs essais de vulgarisation leurs sont destinées. ( Lettres à Sophie et à Julie, Les astronomies des dames ..)


C’est peut-être ainsi, qu’ Emilie du Châtelet : mathématicienne, polyglotte, philosophe, comédienne et chanteuse d’opéras à l’occasion, s’intéressa aux sciences.. ?

Ce qui la rend exceptionnelle, c’est son goût profond pour l’étude, sa revendication féministe, son athéisme déclaré et la puissance de son énergie positive : « …c’est à la raison de nous faire sentir qu’il faut être heureux quoi qu’il en coûte…».


Dès l’âge de 12 ans, elle lit couramment le grec, le latin, l’allemand et l’anglais. Mme Du ChateletA l’âge de quinze ans elle a déjà parcouru l’ensemble de l’œuvre disponible de Descartes et Leibniz. Emilie éprouve une véritable passion pour les études. Un cercle littéraire se réunit régulièrement dans l’hôtel privé de la famille, occasion pour elle de faire connaissance avec Fontenelle qui lui délivre les bases d’un enseignement scientifique de qualité.


Elle épouse le marquis Florent Claude du Châtelet, semble-t-il ébloui par son intelligence, et tous deux s’engagent dans une relation souple qui laissera la marquise du Châtelet libre de fréquenter les grands hommes de son époque, comme Bernoulli, Euler, Buffon et Réaumur. Certains deviendront ses amants, notamment Maupertuis et Voltaire, qu’elle accueille quand il est en disgrâce.

 

Outre ses oeuvres scientifiques, elle a écrit "Un discours sur le bonheur", ainsi qu’une analyse de la Bible (la Genèse) car elle se définissait comme déiste, à l’image de Voltaire.

 

VOLTAIRE vient de la quitter après des années de grande passion . Elle dresse ici le bilan de sa vie , de ses ambitions et de ses amours avec Voltaire pour tenter de répondre à la question fondamentale : Comment être heureux sur cette terre ?

" Il ne faut point rougir de s’être trompé ; il faut se guérir quoi qu’il en coûte, et surtout éviter la présence d’un objet qui ne peut que vous agiter, et vous faire perdre le fruit de vos réflexions : car chez les hommes la coquetterie survit à l’amour ; ils ne veulent perdre ni leur conquête ni leur victoire, et par mille coquetteries ils savent rallumer un feu mal éteint, et vous tenir dans un état d’incertitude aussi ridicule qu’insupportable. Il faut trancher dans le vif, il faut rompre sans retour (…) " Discours sur le bonheur.

 

II faut commencer par se bien dire à soi-même et par se bien convaincre que nous n'avons rien à faire dans ce monde qu'à nous y procurer des sensations et des sentiments agréables. Les moralistes qui disent aux hommes : réprimez vos passions, et maîtrisez vos désirs, si vous voulez être heureux, ne connaissent pas le chemin du bonheur. On n'est heureux que par des goûts et des passions satisfaites ; je dis des goûts, parce qu'on n'est pas toujours assez heureux pour avoir des passions, et qu'au défaut des passions, il faut bien se contenter des goûts. Ce serait donc des passions qu'il faudrait demander à Dieu, si on osait lui demander quelque chose [...].
     

emilie-du-chatelet

Mais, me dira-t-on, les passions ne font-elles pas plus de malheureux que d'heureux ? Je n'ai pas la balance nécessaire pour peser en général le bien et le mal qu'elles ont faits aux hommes ; mais il faut remarquer que les malheureux sont connus parce qu'ils ont besoin des autres, qu'ils aiment à raconter leurs malheurs, qu'ils y cherchent des remèdes et du soulagement. Les gens heureux ne cherchent rien, et ne vont point avertir les autres de leur bonheur ; les malheureux sont intéressants, les gens heureux sont inconnus. [...]
      On connaît donc bien plus l'amour par les malheurs qu'il cause, que par le bonheur souvent obscur qu'il répand sur la vie des hommes. Mais supposons, pour un moment, que les passions fassent plus de malheureux que d'heureux, je dis qu'elles seraient encore à désirer, parce que c'est la condition sans laquelle on ne peut avoir de grands plaisirs ; or, ce n'est la peine de vivre que pour avoir des sensations et des sentiments agréables ; et plus les sentiments agréables sont vifs, plus on est heureux. Il est donc à désirer d'être susceptible de passions, et je le répète encore : n'en a pas qui veut... " Discours sur le bonheur.

 

«L’amour est peut-être la seule passion qui puisse nous faire désirer de vivre» écrivit Emilie du Châtelet.


C’était une passionnée qui adoptait parfois des comportements extravagants et ridicules vis-à-vis de ses amants, faisant d’elle la risée de la Cour. Délaissée par Voltaire vers la fin de sa vie, elle se réfugia dans sa passion du jeu, qui était pour elle une drogue et dans laquelle elle oubliait toute prudence. Il lui arriva un jour de perdre l’équivalent d'un million de dollars en une soirée, somme qu’elle ne possédait pas. Alors, pour payer sa dette, elle imagina un système financier, aujourd’hui appelé «dérivatif» pour rembourser ses débiteurs sur ses gains futurs.

 

( à suivre )


 

Voir les commentaires

L'épaule nue de Madame M. par Boldini

Publié le par Perceval

Madame-Charles-Max.jpg

 

Portrait de Madame M. ( Madame Charles Max ) 1896 par Giovanni Boldini

 

Portrait osé – la bretelle droite de la robe ayant glissé, cela laissait l’épaule à découvert - …

 Madame-Charles-Max-detail-Boldini.jpg
 Count_Robert_de_Montesquiou_1897.jpg

Madame Charles Max, personnalité du monde parisien, fut aussi une artiste. Cantatrice, elle reçut les vers ( ci-dessous...) d'un autre modèle de Boldini: 

Robert de Montesquiou 1909

 

 

 

La Beauté c’est le don de charmer sans parole ;

Elle apparaît, et dans les âmes fait le jour.

Ce qui tremblait, sourit : ce qui troublait, s’envole,

Et l’on sent palpiter les ailes de l’Amour.

 

 

Voir les commentaires

Nellie Bly: la plus importante journaliste d'Amérique.

Publié le par Perceval

Nellie Bly est le pseudonyme de Elizabeth Cochrane ou Cochran. Elle est née aux Etats-Unis le 5 mai 1864.

Nellie_Bly-3.jpgElizabeth Cochran commence sa carrière en 1885 dans sa ville natale en Pennsylvanie en tant que journaliste pour la Dépêche de Pittsburgh. Elle y envoie une lettre de colère à l'éditeur en réponse à un article du journal intitulé «Le peu de bonnes choses que font les filles ». Le rédacteur en chef est tellement impressionné par son écriture qu'il lui offre un emploi.

Elle prend comme nom de plume " Nellie Bly " emprunté à une chanson populaire de Stephen Foster. Ses premiers articles, se portent sur les conditions de travail des jeunes filles à Pittsburgh, la vie des bidonvilles, et d'autres sujets similaires… Mais la pression Nellie-Bly--May-5--1864---January-27--1922-.jpgéditoriale l'a pousse à se cantonner aux "pages féminines" pour couvrir la mode, de la société, et le jardinage, le rôle habituel des femmes journalistes. Insatisfaite de ces fonctions, elle prend l'initiative de servir comme correspondante à l'étranger .En 1886-1887, elle se rend pendant plusieurs mois au Mexique, elle écrit sur la corruption officielle et la condition des pauvres. Ses articles critiquent fortement et irritent les autorités mexicaines et entrainent son expulsion du pays.

En 1887, Cochrane quitte Pittsburgh pour New York pour travailler avec Joseph Pulitzer au ”New York World. Un de ses premiers engagements lui permet  de se faire admettre à l'asile sur l’île Blackwell (maintenant Roosevelt) en feignant la folie. Son exposé sur les conditions de vie des patients, publiés dans le New York World et plus tard recueillis dans dix jours à une maison de fous (1887), précipitent une inspection de l’asile et permet d’apporter les améliorations nécessaires aux soins aux patients. Ses enquêtes journalistiques  l'amènent jusque dans des ateliers clandestins, des prisons, et dénoncent la corruption de la justice avec la pression lobbyiste …. Elle devient une journaliste renommée.

 

  tour-dumonde-80jours-J-Verne.jpg

Le 22 novembre 1889, une journaliste américaine de 25 ans rencontre l’écrivain Jules Verne à Amiens. Ce rendez-vous est programmé depuis plusieurs semaines déjà. La jeune femme a embarqué le 14 novembre à New York, à bord du paquebot Augusta Victoria, s’est arrêtée à Londres puis a débarqué à Calais.

Nellie bly 2

 

Le point culminant de la carrière de Nellie Bly au monde commence le 14 Novembre 1889, quand elle part de New York pour battre le record de Phileas Fogg, héros de roman de Jules Verne Le tour du monde en quatre-vingts jours. Le New York World en fait un véritable événement, avec des articles quotidiens et un concours … ( avec pour le gagnant : un voyage en Europe) . Il y avait près d'un million d'inscrits au concours. Nellie Bly parcourt le monde à bord de navires et de trains, en pousse-pousse, sur des chevaux ou des ânes…  Nellie-bly-4.jpgEnfin, de San Francisco à New York, le monde l'a transporte dans un « train spécial », est accueillie partout par des fanfares, des feux d'artifice…. Le temps officile de son tour du monde est de 72 jours 6 heures 11 minutes 14 secondes. Le livre de Nellie Bly:. Tour du monde en soixante-douze jours (1890) est un grand succès populaire, et Nellie Bly est une star...

 

Le voyage de la jeune journaliste se poursuit sans encombre et un mois après son départ, elle se trouve sur l’île de Ceylan, dans la ville de Colombo, attendant avec impatience le bateau qui doit la conduire à Hong Kong, puis à Tokyo…. A chacune de ses escales dans des grandes villes, elle câble à son journal, le « New York World » un récit pittoresque de ses dernières aventures. Les lecteurs attendent chaque nouvel épisode avec une impatience comparable à celle qui touche les amateurs de feuilletons à suspens, et, au fil des jours, sa célébrité grandit aux EtatsNellie-Bly.jpg-Unis.

Lorsqu’elle arrive enfin à New York, le 25 janvier 1890, elle a parcouru 40 070 kilomètres et largement remporté son pari puisqu’il ne lui a fallu « que » 72 jours, six heures et 11 minutes.

 

 

 

À 30 ans , elle épouse Robert Seaman ( 70 ans et millionnaire) en 1895, mais après sa mort, dix ans plus tard, elle poursuit les affaires et devient une des rares femmes chef d’entreprise jusqu'en 1914 … Elle subit des revers financiers et fait faillite. Elle retourne travailler au New York Journal en 1920.

 

Nellie Bly décide de réformer fondamentalement le fonctionnement de son usine de fabrication de tôles. Elle supprime la rémunération à la pièce et introduit un salaire journalier indépendant de la productivité, et elle dépense une bonne part de ses capitaux pour réaliser des investissements sociaux dans l’entreprise : centre de loisirs, bibliothèque, club de pêche… Toutes ces « loufoqueries » sociales ne sont guère appréciées par ses pairs. La nouvelle patronne n’est pas une très bonne gestionnaire et la situation financière de l’usine devient catastrophique.

 Nellie_Bly_later_years.jpg
 nellie-bly-stamp.jpg

Nous sommes en 1914 et le monde est sur le point de basculer dans le chaos. Lorsque le conflit éclate, Nellie Bly devient correspondante de guerre. Jusqu’en 1919, elle se rend sur de nombreux fronts et publie une longue série de reportages sur la vie des soldats et l’évolution du conflit.

 

Elle meurt d'une pneumonie à l'âge de 57 ans, le 27 Janvier, 1922. Le lendemain, Le Journal du soir lui rend hommage en déclarant Nellie Bly:   "La meilleure journaliste d'Amérique.".

 

Biblio: ( en Anglais )

- Ten Days in a Mad-house

- Nellie Bly's Book: Around the World in 72 Days

 


Voir les commentaires