Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Simone ( de Cavaillet ) Maurois.

Publié le par Perceval

Simone ( de Cavaillet ) Maurois.

Simone a le goût du « monde » et celui des lettres. Simone de Cavaillet, est un des modèles de Proust pour Mademoiselle de Saint-Loup. Simone est la fille de Jeanne Pouquet ( l'un des modèle pour Gilberte) et de Gaston de Caillavet. La mère de Gaston est Léontine Lippmann Arman de Caillavet, la maîtresse d'Anatole France, et l'un des modèle pour madame de Verdurin... A noter que, André Maurois a écrit une biographie de Marcel Proust... Il se sentait concerné et admiratif ….

SIMONE DE CAILLAVET - Le modèle de Mademoiselle de Saint-Loup. Elle est la fille de Jeanne Pouquet.

Simone Arman de Caillavet, et sa fille Françoise Stoïesco, Marie Pouquet, Jeanne Pouquet.

A vingt-quatre ans, Simone publie un recueil de poèmes, que préface Anatole France...

Elle épouse en premières noces George Stoïcescu, diplomate roumain. Le ménage ne dure pas.

Portrait de Madame Simone de Caillavet Stoicesco Maurois posant dans une robe de Lucien Lelong (1922)

En 1924, elle fait la connaissance à Paris de l'écrivain André Maurois ( 1885-1967 ), veuf d'un premier mariage. Un grand amour: Janine de Szymkiewicz, une jolie polonaise fantasque et volage... Neurasthénique, elle meurt à l'âge de 31 ans, des suites d'un avortement.

Simone épouse André ( Emile Herzog, de son vrai nom) en 1926, à Saint-Médard-d'Excideuil où les parents de Simone sont propriétaires du château d'Essendiéras.

Cette propriété acheté par son ancêtre Antoine Pouquet (1757-1833) qui avait épousé Marguerite Gay sera du temps des Pouquet et des Maurois un haut lieu de la culture littéraire et de la culture agricole. Bien que se sachant moins aimée que Jeanine, la première épouse, elle se dévoue à l’homme qu’elle aime et à l'écrivain qu'elle admire.

Cette année-là, André Maurois lui fait un envoi sur son ouvrage Ariel ou la Vie de Shelley: « À Madame Simone de Caillavet qui aime les poètes et qui mérite de les aimer.  »

Simone pose dans les magazines pour Lucien Lelong, le couturier chez qui elle s'habille, comme le font d’autres femmes très en vue : la danseuse Georgia Grave, la comtesse de Chabannes, la princesse Galitzine, Natalie Paley, Baba de Faucigny-Lucinge.

Les relations de Simone facilitent l'élection de son mari à l'Académie française, le 23 juin 1938.

Pendant la guerre, le couple s'exile aux États-Unis. Jeanne Pouquet reste seule au château d'Essendiéras. Son antidreyfusisme cause quelques ennuis à son gendre, accusé d'avoir été collaborationniste malgré ses contributions à Radio Londres.

En 1947, elle laisse André partir seul pour un voyage de conférences en Amérique du Sud. Il s'enflamme pour Marita, une de ses admiratrices péruviennes. La liaison se scelle de cinquante-quatre lettres d’amour fou. Simone apprend, et pardonne. Neuf ans plus tard, pour prouver à André qu’il s'est trompé sur cette femme, elle l’invite à Paris. Elle-même ne s’est pas trompée : il est déçu. Simone peut exiger et obtenir la restitution des lettres péruviennes. Marita les lui vend et repart seule pour le Pérou.

Simone meurt en 1968, un an après son mari. ( Source Wikipedia )

Voir les commentaires

Camilla Catrambone, photographe.

Publié le par Perceval

Camilla Catrambone est une photographe italienne. Elle a décidé de faire les portraits de sa famille à travers les objets qui les représentent pour elle. A travers ces objets, on imagine la vie de leurs propriétaires.

La photographe Camilla Catrambone affirme « J’ai toujours été fascinée par les objets et je pense que d’une certaine manière toute personne est représentée par ses objets personnels. Les objets qu’elle choisit, ceux auxquels elle s’attache, et la manière dont elle s’en sert, racontent une histoire ».

Ci-dessus, le portrait de sa grand-mère Ilva. Elle en a fait un deuxième, très différent, blanc et doux… Grandpa Mario

La série est intitulée ''Portraits of my Family''

- Le portrait de sa grand-mère Ilva:

- De son grand-père Mario:

Camilla Catrambone, photographe.
Camilla Catrambone, photographe.
Camilla Catrambone, photographe.
Camilla Catrambone, photographe.

Voir les commentaires

Albert Guillaume (1873-1942), peintre

Publié le par Perceval

Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre

Albert Guillaume (14 février 1873 à Paris - 10 août 1942 à Faux) est un peintre et caricaturiste français. Albert Guillaume est l'un des caricaturistes des plus renommés de la Belle Époque.

Bien qu'on se souvienne surtout de ses affiches, Albert Guillaume réalisa aussi de remarquables huiles sur toile telle que la Soirée parisienne, un portrait de la bonne société parisienne.

Influencé par l'éminent affichiste Jules Chéret, il créa aussi bien des affiches pour le théâtre que pour la publicité.

Albert Guillaume est connu aussi pour ses dessins satiriques, qui furent publiés dans des magazines humoristiques parisiens tel que Gil Blas, le Rire, l'Assiette au beurre et le Figaro illustré. Lauréat de la médaille de bronze à l'exposition universelle de 1900, il vit bon nombre de ses illustrations publiées en albums par des éditeurs tels que Jules Tallandier, Ernest Maindron et Henri Simonis. Il réalisa aussi trois albums de dessins militaires, dont Mes Campagnes (1896), préfacé par Georges Courteline.

Albert Guillaume s'était retiré à la fin de sa vie dans le petit village de Faux en Dordogne, où il mourut en 1942.

Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre
Albert Guillaume (1873-1942), peintre

Voir les commentaires

Scènes de la vie de Bohème – H. Murger

Publié le par Perceval

Scènes de la vie de Bohème – H. Murger
Scènes de la vie de Bohème – H. Murger

Je viens d'achever la lecture de '' Scènes de la vie de Bohème '' d'Henry Murger (1822-1861) . J'ai beaucoup aimé.

Ce livre, qui parut en 1851, raconte une série d'histoires parisiennes au milieu du XIXème siècle. Précédemment, ces pages furent publiées en feuilleton dans une discrète feuille satyrique appelée « Le corsaire ». Puis, Henry Murger avec l’aide du dramaturge Théodore Barrière en fit une adaptation au théâtre sous le nom « La vie de bohème » qui connut un immense succès fin 1849 et fit d’Henry Murger un auteur reconnu à défaut d’être très célèbre.

Il est beaucoup question d'amour, dans ces pages. En 1880 Puccini adaptera lui-aussi la pièce tirée de ces feuilletons pour en faire son plus célèbre opéra « La bohème » ; les amours de Rodolphe et Mimi feront à partir de là le tour du monde.

« L’histoire relate les aventures de quatre amis tout « artistes » de cœur et d’âme :

– Le Musicien Schaunard tout occupé à composer sa grande œuvre musicale « l’influence du bleu dans l’art »
– Le philosophe Colline arpentant les rues parisiennes son grand manteau aux larges poches remplis de livres ou de papiers
– Le poète Rodolphe, héros central avec son amour avec Mimi, leur séparation et leurs retrouvailles douloureuses.
– Le peintre Marcel, celui qui refuse de vendre un tableau à un « amateur » ne connaissant rien de l’art (bien que l’on puisse se tromper à ce sujet comme le montrera l’un des épisodes les plus cocasses du livre)

Tout ce petit monde ayant en commun de mettre leur amitié et leur art (et l’amour) au-dessus de toute autre chose dans leur vie, partageant avec un égal mépris la moindre petite contingence les enlisant dans le réel alors qu’ils se vivent dans l’art et l’amour !!
Ce petit monde ayant aussi en commun de vivre sans le sou dans des mansardes où le maigre argent gagné se transforme bien plus souvent en peinture ou papier qu’en nourriture ou bois pour se chauffer, la vie de bohème est depuis restée dans le langage commun pour symboliser cette manière de vivre. » (Je recopie les mots de Bruno Piszorowicz sur culturopoing.com )

Une bonne partie de l'intrigue, se centre sur les amours tumultueux de Rodolphe et de Mimi. Passion amoureuse et lassitude de la demoiselle à vivre aussi pauvrement et précairement alors qu’un beau marquis lui fait une cour assidue. Elle s’en ira enfin vers lui mais pour au bout de quelques mois revenir s’enivrer l’espace de quelques jours avec son éternel amour puis de revenir en ces beaux quartiers, racontant son escapade au marquis de ces quelques lignes qui pour moi encore aujourd’hui sont sans doute les plus belles que j’ai jamais pu lire :

« Que voulez-vous ? fit Mimi, j’ai besoin de temps en temps d’aller respirer l’air de cette vie-là. Mon existence folle est comme une chanson ; chacun de mes amours est un couplet mais Rodolphe en est le refrain »

J'ai donc pris vraiment beaucoup de plaisir à la lecture de ce livre. Pour l'amateur de la Comédie Humaine de Balzac- que je suis - , j'ai retrouvé le cadre de cette vie parisienne, où les artistes côtoient les bourgeois et les jolies dames, ou, comme ici rêvent de le faire, fascinés - même s'ils la critique ou la repousse - par la vie mondaine...

Ce livre est peut-être plus engageant qu'un tome de Balzac ; parce que l'auteur s'incarne dans le narrateur, qui partage lui-même cette vie de Bohème. L'écriture prend de la hauteur, et ne transige pas sur le style, et avec beaucoup humour. L'auteur ne manque pas de décrire ce monde de la Bohème avec dérision, humour et admiration … Cette Bohème, vit avec des valeurs, parfois paradoxales pour cette époque.

J'ai été agréablement surpris par les personnages féminins, qui humoristiquement frivoles, dégagent beaucoup de caractère et de passion...

 

Scènes de la vie de Bohème – H. Murger
Scènes de la vie de Bohème – H. Murger
Scènes de la vie de Bohème – H. Murger
Scènes de la vie de Bohème – H. Murger
Scènes de la vie de Bohème – H. Murger
Scènes de la vie de Bohème – H. Murger

Voir les commentaires

Marguerite de Valois – 14/- Le retour à Paris et la fin

Publié le par Perceval

Enfin, ayant reçu l’autorisation de rentrer, le 18 juillet 1605, Marguerite de Valois traverse Paris escortée par le petit duc de Vendôme. Le 26, Henri IV lui rend visite au château de Madrid et le lendemain, c’est Marie de Médicis. Marguerite est accueillie au Louvre et ovationnée par le peuple. Le 6 août, le Dauphin l’attend sur la route de Saint Germain. Eprise de ce petit garçon, Marguerite lui lègue tous ses biens et lui offre un Cupidon parsemé de diamants, assis sur un dauphin muni d’une émeraude et un petit cimeterre constellé de pierres.

Souvent atteinte de malaises et de dysenterie, elle a perdu de sa beauté, est horriblement grosse, s’habille en vieille femme, coiffée de cheveux blond filasse (empruntés à des valets pour en faire des perruques). En avril 1606, elle perd son jeune et cher écuyer Dat de Saint Julien qu’elle aimait passionnément et s’installe au Pré aux Clercs, la peste arrivant à Paris. En septembre, elle achète à Issy, la maison de Jean de la Haye, orfèvre du roi et se met à l’embellir, faisant des travaux dans le parc avec des statues et des fresques sur les murailles. Elle y accueille régulièrement le Dauphin qui reçoit en 1609 un cordon de pierreries de 3000 écus.

De retour à Paris en octobre, elle retrouve avec un immense plaisir, son écuyer Bajaumont devenu philosophe et vaillant soldat, qu’elle perdra fin 1609, attaqué en pleine église. Ses salons se remplissent de diplomates, de soldats, de poètes, elle organise des réceptions accueillant le roi et la reine, on y discute de tout, on y fait de tout : Henri IV dit lui-même revenir du « bordeau ». A la mort du roi, elle fait chanter un service solennel et 2 oraisons funèbres. Restant en bon terme avec la reine, elle joue un rôle dans l’alliance franco-anglaise pour le mariage d’Henriette, mais vit à l’écart de la cour.

Vers la fin de 1614, elle tombe malade d’un engorgement du foie, compliqué d’une gravelle. Son aumônier jugeant l’état très grave, l’avertit. Le 7 mars 1615, elle fait poser la 1ère pierre du tombeau. Elle s’éteint le 28 mars 1615 à 62 ans, laissant 100 000 livres aux pauvres, 200 000 écus de dettes réglées par Marie de Médicis. Un an après, son corps est transporté du couvent des Filles du Sacré Cœur vers Saint Denis.

On ne peut oublier la fin du discours funèbre de 1615 : « morte, Marguerite de France ! Adieu les délices de France, le paradis des plaisirs de la Cour ! Le brillant de nos jours, le jour des beautés, la beauté des vertus, la mignardise des lys, le lys des princesses, la princesse des grandes, la reine des grandeurs, la grandeur des esprits, l’esprit de sagesse, la prudence des nobles, la noble des fleurs, la fleur des Marguerite, la Marguerite de France ».

 

Le Portrait de Marguerite de Valois par Brantôme, grand écrivain de l'époque

« Son beau visage, si bien formé, en faict la foy ; et diroit on que la mere nature, ouvriere très parfaicte, mist tous ses plus rares sens et subtilz espritz pour la façonner. Car, soit qu'elle veuille monstrer sa douceur ou sa gravité, il sert d'embrazer tout un monde, tant ses traicts sont beaux, ses lineaments tant bien tirez, et ses yeux si transparans et agreables, qu'il ne s'y peut rien trouver à dire : et, qui plus est, ce beau visage est fondé sur un corps de la plus belle, superbe et riche taille qui se puisse veoir, accompaignée d'un port et d'une si grave majestée, qu'on la prendra tousjours pour une deesse du ciel, plus que pour une princesse de la terre. »

Marguerite de Valois – 14/- Le retour à Paris et la fin
Marguerite de Valois – 14/- Le retour à Paris et la fin

Voir les commentaires

Anita Rée - artiste allemande.

Publié le par Perceval

Anita Rée (artiste allemande, 1885-1933) est née à Hambourg, en Allemagne, dans une famille de commerçants juifs. Sa mère était vénézuélienne.

Baptisée, elle reçoit une éducation chrétienne... Anita Ree étudie la peinture en Allemagne avec Arthur Siebelist (peintre impressionniste). En 1910, elle partage un appartement avec Franz Nölken (peintre expressionniste allemand, 1884-1918) qui, de conserve avec Friedrich Ahlers-Hestermann (peintre allemand et critique d’art, 1883-1973) l’initie à la nouvelle peinture française. Elle passe ensuite six mois à Paris à étudier avec Fernand Léger (peintre français, pionnier du cubisme, 1881-1955)

En 1913, elle commence à travailler comme un artiste à domicile. Son père meurt en 1916, et fait l'expérience de difficultés financières. En 1919, elle devient un membre fondateur du groupe avant-gardiste Hamburgische Sezession et en reste membre jusqu'à sa mort, elle expose régulièrement avec le groupe. 

En 1919, des artistes, - peintres, architectes, écrivains – se fédèrent pour donner une importance à l’art dans la ville de Hambourg trop inféodée au commerce et au monde des affaires. Ils dénoncent l’absence de lieux de rencontre ou de formation pour les artistes. Les sécessionnistes veulent impulser un grand élan artistique et multiplient les activités artistiques : expositions, conférences, lectures, festivals.

De 1922 à 1925, elle vit à Positano, Italie. Après son retour en Allemagne, ses peintures sont recherchées, mais le climat politique est en train de changer. 

Vers 1930, elle reçoit la commande de trois grandes œuvres :elle crée des peintures murales dans deux écoles de Hambourg dans lesquelles elle incorpore ses propres expériences de vie (« Les vierges sages et folles » et « Orphée ») et un retable pour l’église Saint-Ansgar à Hambourg- Langenhorn.

Solitaire et craignant la persécution à cause de son ascendance juive, elle s'inquiète, et vit très mal la dissolution du Hamburg Secession. 

À l'été 1932, Anita Ree décide de quitter Hambourg pour se réfugier sur l'île de Sylt (une île de lamer du Nord au large du continent où l' Allemagne borde le Danemark). Elle vit là , dans des pièces non chauffées, seule, et constamment inquiète avec des soucis financiers. Elle envisage de fuir à l' étranger , mais craint de ne pas avoir assez d' argent pour un tel plan.

Friedrich Ahlers-Hestermann - Portrait d' Anita Reé - 1915 Öl auf Leinwand

Elle estime qu'elle ne peut plus vivre ainsi.... Le 12 décembre 1933 , elle se suicide par le poison. 

Elle a écrit à une de ses amies : « Je ne peux plus vivre dans un tel monde et n’ai d’autre souhait que de quitter ce à quoi je n’appartiens plus ».

En 1937 , les nazis utilisent son travail pour leur exposition d' « art dégénéré »

Elle est aujourd'hui considérée comme l'une des plus célèbres artiste des Hambourg Sécessionnistes. 

Ses auto-portraits me touchent beaucoup...

Anita Rée - artiste allemande.
Anita Rée - artiste allemande.Anita Rée - artiste allemande.
Anita Rée - artiste allemande.Anita Rée - artiste allemande.Anita Rée - artiste allemande.

Voir les commentaires

Marguerite de Valois – 13/- Reine d’Usson

Publié le par Perceval

Marguerite de Valois – 13/- Reine d’Usson
Marguerite de Valois – 13/- Reine d’Usson

N’ayant plus qu’une partie de son escorte, Marguerite se dirige vers Carlat, qui lui est hostile. Harcelée de toutes parts, elle tente de lever des troupes en Gascogne. Délaissée par Henri III et par Henri de Navarre, elle se tourne vers sa mère qui lui offre un asile dans le château à Ybois, près d’Issoire, à l’automne 1586.

Parmi sa suite, Gabriel d'Aubiac dit le Bel Athis, son amant, l’accompagne. Mais ce refuge est un piège tendu par sa mère et son frère le roi Henri III. Les amants sont arrêtés. Aubiac est retenu au château de Saint-Cirgues, Marguerite à Saint-Amant-Tallende.

Elle est dans un premier temps prisonnière, mais rapidement la situation va se retourner. Le Gouverneur d’Usson, le marquis de Canillac, Vicomte de Pont-du-Château, tombe vite sous son charme. Lui promettant son cœur, sa maison à Pairs ainsi que 2000 livres de rente d’une terre près de Senlis, Marguerite expédie le marquis à Paris en janvier 1587, muni de documents pour qu’il récupère les biens promis. Quand ce dernier arrive, il se rend compte qu’il a été précédé par un coursier détenteur d’une lettre de Marguerite, laquelle annonce qu’elle annule tout ! Sur place, Marguerite fait désarmer la garnison et la remplace par des hommes à elle. Alors elle devient la reine d’une petite cour qu’elle reconstitue dans ce château d’Usson qu’elle quitte peu. Nous sommes pendant les guerres de religion et dans la plaine, les batailles font régulièrement rage.

Les temps sont durs puisqu’elle apprend l’exécution d’Aubiac. Sa propre vie ne vaut pas cher : sa mère, Catherine de Médicis, intrigue pour que son mari, Henri de Navarre, se convertisse au catholicisme, et se remarie avec une femme susceptible de lui donner un héritier. Comme Henri de son côté nourrit une violente passion pour sa maîtresse et souhaite l’épouser, le décès de Marguerite arrangerait tout le monde. Justement, on la dit malade…

Comme elle ne meurt pas, on songe pour elle au couvent. Son frère, le roi Henri III, a toutefois des scrupules. Mais bientôt les circonstances sont plus favorables pour Marguerite et des retours de fortune lui permettent de s’entourer d’intellectuels et d’artistes car elle s’intéresse aux idées et aux arts. Elle-même chante en s’accompagnant au luth.

Maître dans son château, elle organise la résistance au pouvoir royal, Usson étant devenu le quartier général des chefs ligueurs. Elle entreprend la rédaction de ses Mémoires, qu’elle dédie à Brantôme et rencontre Saint Vidal (chef du Velay), le comte de Randan (commandant de l’Auvergne), Urfé (l’auteur célèbre de l’Astrée).

Au début de l’année 1589, Catherine de Médicis meurt, déshéritant sa fille. Pendant l’été, Henri III est assassiné.

Marguerite serait l’héritière du trône si la loi salique ne lui interdisait d’y accéder. Son plus jeune frère, le duc François d’Alençon, ayant trouvé la mort quelques années plus tôt, la lignée des Valois est désormais éteinte. Une nouvelle dynastie, descendante elle aussi des Capétiens va naître, la dynastie des Bourbons et c’est son mari qui devient roi de France sous le nom d’Henri IV.

Navarre lui demande l’annulation de leur mariage. Marguerite y consent, si elle conserve tous les avantages acquis ainsi que de l’argent pour payer ses dettes. Les tractations durent plus de 5 ans. En échange de son aide lors du procès contre Henriette d’Entragues, elle demande sa part d’héritage et la dédie au dauphin Louis. Gabrielle disparaissant, Marguerite se manifeste le 21 octobre 1599, prête à tout pour faciliter et accélérer la dissolution du mariage, n’ayant qu’un but : quitter Usson.

Tout va très vite : le 10 novembre le mariage est déclaré nul, elle conserve son titre de reine et de duchesse de Valois, ses domaines et reçoit 200 000 écus payables en 4 ans. Henri IV et Marie de Médicis se marient en décembre 1600 et le 27 septembre 1601, Louis XIII naît.

Marguerite a cinquante ans : c’est une femme énorme. Le bruit court que son âge n’a rien terni de son tempérament : elle continue de se farder, de se friser, de se pommader, de séduire et elle arbore des décolletés à faire rougir une honnête femme. Elle n’a pas renoncé à séduire. Elle ne peut se passer d’hommages masculins. Restent les favoris. Ce sont des garçons de petite ou moyenne noblesse, jeunes et sans fortune, qui occupent dans sa maison des emplois intermédiaires comme maître de musique ou secrétaire. Elle les forme, elle les pousse, les marie. Elle ne cherche pas à dissimuler la tendresse qu’elle leur porte.

La Cour accepte la vieille dame telle qu’elle est, avec ses favoris, son fou et ses pauvres, sa coquetterie, et ses excentricités. Elle mène un train presque royal. Elle a été reine de Navarre, elle a failli être reine de France. Elle n’est plus reine de nulle part. Elle est « la reine Marguerite » et occupe à la Cour une place sans équivalent : elle est libre, indépendante, et dirige sa vie comme elle l’entend. Car elle règne sur les lettres et les arts et sa maison, face à la cour du Louvre, devient le rendez-vous des esprits cultivés. Elle va y vivre dix ans encore, coquette et obèse, dans un mélange de débauche et de piété.

Voir les commentaires

Le mariage selon le caricaturiste anglais J Gillray

Publié le par Perceval

Le grand caricaturiste anglais James Gillray (1756-1815) était un brillant dessinateur et un graveur habile, tourné essentiellement vers le dessin satyrique inspiré de sujets historiques ou contemporains comme la mode. Ses dessins sont légendés avec des titres et entrelacés de textes soigneusement formulées, ils reflètent sa familiarité non seulement avec l' actualité, les questions de société et les scandales, mais aussi avec l' histoire ancienne, la mythologie et la littérature contemporaine et classique. 

Le mariage selon le caricaturiste anglais J Gillray

Dans ces deux gravures, Gillray illustre l'harmonie dans le couple, puis le ''désaccord'' dans le mariage sous la forme d'un récital d'amateur, une forme populaire de divertissement que Gillray a plusieurs fois représenté.

Dans 'Harmony before Matrimony ', tout est en accord parfait: dans un tableau ovale, Cupidon s'occupe de colombes amoureuses;les chats jouent; les poissons rouges nagent l'un vers l'autre; même un papillon est attiré par son reflet dans le miroir. Le couple s'harmonise dans un chant d' amour en duo, et entre eux sur la table, une copie d'Ovide 'L'Art d'Aimer '

Le mariage selon le caricaturiste anglais J Gillray

Mais dans 'Matrimonial-Harmonics' il faut supporter l'inverse des situations... A présent, La dame a quitté son siège pour battre le piano, elle chante trop fort, et met chacun à la torture … Le mari est assis dans le coin d'un canapé, s'éloignant d'elle, sa main sur son oreille, la nourriture fourré dans sa bouche, avec pour lecture le ' Calendrier Sportif '.

Derrière le piano une servante accourt dans la pièce tenant un bébé braillard, et agite un hochet bruyant.

Sur ​​le piano et au sol sont d' autres chansons avec des titres comme , "Séparation: une Finale pour deux voix avec accompagnement "et" The Wedding Ring: A Dirge ". Le bébé pleure, tandis que le chat siffle et le chien aboie, et les tourtereaux se tournent le dos. Cupidon dort sur ​​la cheminée, et le feu dans la cheminée ne peut pas venir à bout du froid, indiqué par l'inscription du thermomètre. Ovide est remplacé sur la chaise par 'L'Art de tourmenter'...  . Etc ...

 

Voir les commentaires

Marguerite de Valois – 12/-

Publié le par Perceval

Un heureux événement se prépare donc, dans ce ménage à trois composé de Marguerite de Valois, Henri de Navarre et la belle Fosseuse qui est enceinte...

Marguerite écrit : "Lors, se sentant dans cet état, elle change toute de façon de procéder avec moi ! et, au lieu qu'elle avait accoutumé d'y être libre et et de me rendre à l'endroit du roi mon mari tous les bons offices qu'elle pouvait, elle commence à se cacher de moi, et à me rendre autant de mauvais offices qu'elle m'en avait fait de bons. Elle possédait de sorte le roi mon mari, qu'en peu de temps je le connus tout changé. Il s'étrangeait de moi, il se cachait, et n'avait plus ma présence si agréable qu'il avait eu les quatre ou cinq heureuse années que j'avais passées avec lui en Gascogne, pendant que Fosseuse s'y gouvernait avec honneur"

Marguerite tente d'être aussi d'être enceinte, prend les eaux de Bagnères qui passent alors pour avoir des vertus fécondantes... Mais, rien n'y fait.

Finalement (1581) , ''la belle'' accouche ; mais d'une fille mortnée.

Marguerite est invitée par sa mère Catherine de Médicis à venir à Paris, avec ses dames d'honneur y compris Françoise ( la belle Fosseuse) . Et, la reine mère donne le conseil à sa fille de renvoyer Françoise à ses parents. Marguerite suit le conseil, et chasse Fosseuse de la cour en 1582. Henri le prend comme une injure personnelle, mais ne fait rien pour la récupérer. Puis il tombe sous le charme de la « belle Corisande ».

''Trop'' belle et ''trop'' intelligente, Henri III ne supporte plus sa sœur et la chasse en plein bal le 7 août 1583.

Sans argent, sans appui, Marguerite repart pour Nérac, mais à Cognac Navarre la stoppe, trop occupée avec Corisande ; ceci jusqu’en avril 1584, là il consent à la reprendre. L’accueil est glacial, elle est mise à l’écart et humiliée. En tant que reine, elle reçoit pourtant d’Epernon qui doit convertir le roi au catholicisme. Mais Navarre lui mène la vie dure : il fait enlever son secrétaire, le menace de torture alors qu'il n’est que coursier entre Catherine de Médicis et sa fille.

Délaissée par son mari et disgraciée par Henri III, Marguerite adhère à la Ligue, et entre alors dans une lutte armée contre Henri de Navarre. Elle s'empare d'Agen en 1585 ; mais les contributions qu'elle exige de l'habitant la rendent odieuse, le maréchal de Matignon reprend Agen et elle doit s'enfuir.

Commence alors ce qui prend l'allure d'une course à l'abîme. Marguerite se retire d'abord vers ses terres du Quercy 1586. Trahie par les siens, elle se réfugie en Auvergne, dans les domaines de sa mère Catherine de Médicis, laquelle, défendant la ligne politique d'Henri III, la fait retenir prisonnière... tout en négociant avec son gendre Henri les modalités d'une répudiation assortie, si besoin, d'une éventuelle relégation dans un couvent. Catherine, qui n'en est pas à une 'combinazione' près, propose même au Béarnais de troquer Marguerite contre la nièce de cette dernière, Christine de Lorraine...

Voir les commentaires

La femme sur la Toile -2/2-

Publié le par Perceval

Affiches de films de 1928 à 1968

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 > >>