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La fin d'un monde: Henry Gerbault

Publié le par Perceval

Caricature:

« C’est la représentation dans laquelle la vérité et la ressemblance exacte ne sont altérées que par l’excès du ridicule. L’art consiste à démêler le vice réel ou d’opinion qui était déjà dans quelque partie, et à le porter par l’expression jusqu’à ce point d’éxagération où l’on reconnaît encore la chose, et au-delà duquel on ne la reconnaîtrait plus ; alors, la charge est la plus forte qu’il soit possible. » Diderot dans l'Encyclopédie...

Henry Gerbault  (1863-1930) caricature la fin d'un monde ...

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Henry-Gerbault---LA-REPONSE-DE-LA-BERGERE-AU-BERGER---L.png Henry-Gerbault---Au_bois-1907-Bonjour-ma-petite--bonjour-mo.png
Henry-Gerbault---Ambition-d-une-mere.png Henry-Gerbault---Sage_conseil.png

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Simonetta, la " sans pareille " -2-

Publié le par Perceval

simonetta-vespucci-the-muse-of-botticelli

En 1475, Julien s’inscrit à un tournoi pendant lequel il porte une bannière représentant Simonetta peinte dans les atours de Pallas Athéna accompagnée de l’inscription « La Sans Pareille » en français. Julien remporte le tournoi et l’affection de la jeune femme.

A partir de cet événement, elle fut surnommée « la Bella Simonetta » ou « La Sans Pareille » s’attachant la réputation d’être la plus belle femme de Florence et de la Renaissance.

Si Julien et Laurent de Médicis sont tous deux tombés amoureux de Simonetta, il semblerait que seul Julien fut son amant.

Giuliano_de-_Medici_by_Sandro_Botticelli.jpeg Lorenzo_de_Medici.jpg
 Julien de Medicis par Sandro_Botticelli        Laurent de Médicis

      Simonetta Vespucci meurt un an après le tournoi, dans la nuit du 26 au 27 avril 1476, probablement des suites d’une tuberculose. Elle n’a que vingt-trois ans.

 

Laurent de Médicis (frère de Julien) écrit dans la nuit où il apprit la mort de Simonetta:

Botticelli_1477-78-Primavera2.jpg« Une jeune femme est morte dans notre ville, inspirant la compassion universelle de tout le peuple florentin. Cela n’est pas étonnant. Parce que, plus qu’aucune autre, elle était ornée d’authentique beauté et de noblesse humaine. Parmi ses nombreuses qualités elle avait dans sa manière d’être une telle douceur et un tel charme que tous ceux qui eurent le privilège de partager avec elle une certaine intimité purent se croire réellement aimés par elle. Les autres femmes de son rang non seulement n’éprouvaient aucune envie à l’égard de l’excellence de sa vertu mais elles exaltaient et louaient sa beauté, sa grâce, à tel point qu’il paraissait incroyable que tant d’hommes puissent l’aimer sans être jaloux et que tant de femmes en fissent l’éloge sans en être envieuses. Et bien que sa vie lui eût valu au plus haut degré l’estime générale pour ses éminentes qualités, la compassion causée par la mort qui la saisissait dans la fleur de l’âge ainsi que la beauté qui émanait d’elle dans la mort, supérieure peut-être à celle de toute créature vivante, laissèrent un sentiment d’ardente tristesse. »

 

Julien de Médicis ne survit pas longtemps car il meurt assassiné lors d’une échauffourée organisée par la famille Pazzi deux ans plus tard, jour pour jour, le 26 avril 1478. Les deux amoureux sont néanmoins éternellement réunis, représentés sous les traits de Vénus et Mars, autre oeuvre célèbre de Botticelli réalisée en 1483.

Simonetta-Vespucci-comme-Venus-dans-la-boite-Sandro-Botti.jpg

      Quant à Botticelli, il apporta la touche finale à son tableau, La Naissance de Vénus, en 1485 soit neuf ans après la mort de Simonetta.botticelli_birth_venus_2.jpg

 

 

Il a demandé à être enterré en compagnie de son modèle dans l’Eglise Ognissanti à Florence. Son souhait fut exaucé à sa mort trente-quatre ans plus tard, en 1510.

 

Simonetta Vespucci par Piero di Cosimo

 

 

 

 

 

Ce panneau pourrait être une commande de la famille Médicis et particulièrement Giuliano da Sangallo, en l'honneur de Simonetta Vespucci, femme de Marco Vespucci et connue pour avoir été la maîtresse de Julien de Médicis, le jeune frère de Laurent le magnifique. Elle avait la réputation à Florence d'être la plus belle femme de son époque. Décédée le 26 avril 1476 à 23 ans, ce portrait est probablement posthume. Il s'agit d'une œuvre de jeunesse de Piero di Cosimo.

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Simonetta, la " sans pareille " -1-

Publié le par Perceval

Sandro Botticelli , Simonetta Vespucci

La beauté de Simonetta Vespucci, vaut bien - encore- un article sur la blogosphère. Sa vie fut courte, mais les peintures de Boticelli l'ont - à tout jamais – immortalisée.

La belle est née en 1453, en Ligurie. A 16 ans elle est mariée à Marco Vespucci, le cousin du marin florentin Amerigo Vespucci qui après avoir douté de la découverte de C Colomb, fit le voyage en Amérique, et lui donna son nom ! (par le roi Ferdinand II d'Aragon). Les parents de Simonetta espérait beaucoup dans ce mariage, parce que la famille Vespucci était très proche des puissants Médicis ….

Simonetta et Marco, se marient et s'installe à Florence, ville dirigée par Laurent le magnifique. Le mariage se tient dans le luxueux palais de Via Larga... Les deux frères Laurent et Julien de Médicis, en l'honneur des mariés organisent une somptueuse fête à la villa de Careggi.

La beauté de Simonetta provoque une explosion de ferveur dans la ville !

C’est au travers de la vie de cour qu’elle est découverte par Sandro Botticelli et d’autres peintres de la Renaissance.

Boticelli Faces

      Le visage de Simonetta dans la Renaissance italienne incarne le concept de la beauté idéale. C'était important pour des artistes tels que Botticelli, qui pense que la beauté extérieure reflète la richesse intérieure, de la vertu et de la spiritualité.

Elle a été considérée comme la plus belle femme de son temps, salué par les poètes et les peintres. Sandro Botticelli Filipepi, était l'un de ses plus grands fans, elle est devenue sa muse, immortalisant ainsi son image à jamais.Portrait-de-Simonetta-Vespucci--posthume---v.-1476-1480--pa.jpg

Elle est la fille blonde dépeint dans l'image de Notre-Dame de la Miséricorde de Ghirlandaio, dans la chapelle de l'église d'Ognissanti à Florence. Elle est Vénus ...


« Regardez tous les tableaux que Botticelli a peint le long de sa vie : toutes les femmes qui sont venues sous son pinceau, Vénus sortant toute nue et si belle de sa coquille, la vierge à la grenade, les Vertus, les jeunes filles de Jethro, toutes se ressemblent. On dirait des sœurs. Savez-vous pourquoi ? C’est parce qu’elles sont toutes une image rêvée de Simonetta. Il n’a jamais peint qu’elle, ou son souvenir. » 
 

Extrait du « Rendez-vous de Venise » de Philippe Beaussant.



 

 

 

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1913: L'année du Tango -3-

Publié le par Perceval

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La fin de l'année 1913 et le début de 1914 consacrent définitivement le Tango. Le journal " Mercure de France ", dans son numéro du mois de Février, résume en ces mots la situation de la France :tango-1913-tangoville.jpg

«  En état de crise latente, avec son inquiétude universelle, sa soif de plaisir, l'étalage du 'luxe, une fièvre qui brûle tout, et, de ci de là, quelques appels platoniques à la morale, à la religion, poussés par de petits jeunes gens ou de vieux messieurs élevés par les pères jésuites, cette époque répète assez ce que fut le temps du Directoire. Les belles campagnes de la première République sont remplacées par les merveilleux progrès des inventions. Les jeunes capitaines vainqueurs sont nos pilotes d'avions. La Révolution était morte avec le bel et pur Saint-Just et le grand Robespierre. Nous sommes en réaction sur le généreux mouvement d'émancipation civile et intellectuelle qui suivit l'affaire Dreyfus.

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Van Dongen - Le tango (1913)

En attendant qu'il sorte socialement quelque chose de l'effervescence actuelle que nous communiquons à l'Europe, nous avons le tango ! Les âmes se trémoussent autant que les derrières, dans cette fureur de danse, et nous écrivons les âmes, avec le sentiment du vague que le mot implique. Voilà deux ou trois ans, le pas du dindon ou celui du Grizzly Bear, importés du nord américain après le cake walk, cette grimace de nègres, préoccupaient la jeunesse. Aujourd'hui, de douze à soixante ans, les enfants des deux sexes et de toutes conditions dansent le tango. Il y a des membres des grands corps de l’État, des poétesses et jusqu'à des aïeules qui n'ont jamais rien fait ! "



Le tango argentin, est la danse-vedette de tous les salons mondains. Les five o’clocks classiques lui ont même cédé le pas, et c’est maintenant le thé-tango qui fait fureur. Il fallait enfin remplacer l’archaïque valse, la charmante valse qui rappelle l’aimable temps des crinolines et des bonnes diligences d’autrefois. Il fallait une danse originale, inédite, s’adaptant à l’esthétique nouvelle des danses mondaines, et le tango est arrivé du fond de l’Amérique ! On lui a fait le plus enthousiaste accueil, et voici que tout le monde « tangue » !

- Sources: http://www.tango-argentin-orleans.fr/ , et http://www.histoire-tango.fr

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1913: L'année du Tango -2-

Publié le par Perceval

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En 1913, la folie du tango bat son plein; et les certains font déjà de curieux rapprochements... en comparant cette folie du luxe et de débauche aux déclins qui précèdent les grands cataclysmes … !tango-201.jpg

Attention ! Voici le portait alarmant du « tangomane » publié dans « Fémina » en 1913 :

" Le « tangomane » a ceci de particulier et de redoutable (…), c’est qu’il se présente comme vous ou moi, qu’il n’a l’air de rien, ou qu’il a l’air de penser à autre chose – et qu’en réalité il ne pense qu’à ça… (…)  Il est évident que, dans ces conditions, il ne s’agit plus avec le tango d’un divertissement passager et de quelques instants ; c’est toute la vie du danseur de tango vouée dorénavant au tango, son corps et son esprit entièrement accaparés par le tango, par delà même le jour où l’on ne dansera plus le tango. ( …) Jeune homme inconséquent, jeune femme imprudente, songez qu’à partir du moment où vous aurez fait les six pas marchés par quoi la théorie nous enseigne que le tango commence, à partir de ce moment, votre esprit n’aura plus qu’une pensée, danser le tango, et les différentes évolutions du tango s’imposeront à vos membres assouplis comme autant de mouvements réflexes …». Franc-Nohain-1913

Femina-201913-02-01-20Danses-20nouvelles-20tango-20p.jpg Femina-20259-2-P.jpg Femina-1913-02-15-Thes-dansants-tango.jpg

Femina - 1913 

Georges Goursat dit Sem  (1863-1934) écrit ceci :

Femina-201912-20danse-20ours-20p.jpgSur l’ampleur du phénomène : « Cette névrose a fait de terribles progrès. Par une marche foudroyante, elle s’est répandue sur tout Paris, a envahi les salons, les théâtres, les bars, les cabarets de nuit, les grands hôtels et les guinguettes. La ville entière est en branle, elle a le tango dans la peau, la moitié de Paris frotte l’autre. »

Sur l’érotisme du tango : « Ces gens attentifs, qui se frottent, qui se pétrissent mutuellement avec tant d’application opiniâtre et méthodique, pratiquent-ils du massage abdominal? Est-ce un traitement? De la culture physique? N’est-ce pas plutôt un moyen de volupté? Est-ce un sport ou un vice? Sont-ce des névrosés, des exhibitionnistes ou des maniaques? Double-20Boston-20p.jpgDevant ces contorsions mystérieuses et lascives, on se sent mal à l’aise, avec une envie nerveuse de rire, comme si le geste de l’amour était brusquement dévoilé en public. »

Sur la transformation ‘magique’ du tango, une danse qui arrive des bouges de Buenos-Aires : « Le tango de Paris, voyez-vous, c’est la peau de bête puante arrivant du fond de la Sibérie, souilllée et infectée de miasmes, se transformant aux mains magiques des fourreurs, jusqu’à devenir la précieuse zibeline, caresse tiède et parfumée aux épaules fragiles des parisiennes; c’est le havane noir et juteux métamorphosé en une mince cigarette blonde et dorée; le tango de Paris, c’est le tango argentin dénicotinisé.  » Sem, « Les possédés ».

Sources: http://www.tango-argentin-orleans.fr/ , et http://www.histoire-tango.fr

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1913: L'année du Tango -1-

Publié le par Perceval

1913 est l'année du Tango dans le monde entier. Les « thés dansants » se multiplient à Londres ( l'Hôtel Waldorf, le grand magasin Selfridges ) et à Paris … Toute l'Europe danse le tango. Beaucoup de voix désapprouvent cet élan, mais la mode vestimentaire -elle-même - suit la tendance ; on dit que les femmes à Paris ont rejeté les les jupes cerclées et abandonné le corset pour danser...

La-lecon-de-tango-Journal-L-Illustration-du-29-Mars-1913--.jpgLa leçon de tango Journal L'Illustration du 29 Mars 1913 - Dessin de J.Simon

En décembre 1913, l'académicien Jean Richepin répond aux questions de la presse italienne sur sa comédie intitulée « Le tango ».

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M. et Mme Richepin observant un couple de femmes, Spinelly & Lavallière, dansant le tango.

« L’amoureux du tango est : un homme moderne, un homme de 1913, qui se laisse porter par le besoin d’être actif, de vivre, de se renouveler chaque jour en se servant du dernier objet inventé et en réalisant, dans tous les champs de l’esprit humain, la plus récente « nouveauté. (…) Notre comédie étudie la manière de concevoir la vie chez un jeune couple moderne. Il est inutile de dire qu’il ne s’agit pas des idées de 1880. La jeunesse actuelle, dans son ardeur vitale, oriente tous ses désirs vers le futur. Le présent leur est tellement insipide qu’ils exagèrent dans leur attrait pour la mode de demain. Les jeunes d’aujourd’hui ont continuellement le besoin de changer : aujourd’hui ils dansent le tango, demain ils auront un autre divertissement plus acceptable parce que plus nouveau… (…) Les trois grands reproches dont on accable le Tango ont pour causes son origine étrangère, son origine populaire, et son caractère inconvenant. (…)) « Inutile de répondre à ce dernier grief, vraiment trop injuste, le caractère inconvenant d’une danse n’étant jamais attribuable qu’aux danseurs. J’ai eu la joie de voir des Tangos dansés par des princesses, et qui étaient des modèles de distinction élégante ; et j’ai vu, d’autre part, jadis, l’insipide polka et l’honnête quadrille des Lanciers dansés de façon, comme disait un de nos illustres prédécesseurs, à faire rougir des singes. »

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 L'illustration-1913 - La menagerie-de-la-danse

Parmi les plus ardents détracteurs du tango à Paris à la veille de la première guerre mondiale figurent quelques dignitaires argentins postés en France. Tel le délégué de l’ambassade d’Argentine en France, Leopoldo Lugones :

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« Le tango n’est pas une danse nationale, pas plus que n’est nationale la prostitution qui l’engendre. Les pensionnaires des bordels où il est né, ne sont pas, en effet, argentines, sauf exception. Accepter de le tenir pour nôtre parce que Paris en a décidé ainsi, reviendrait à tomber dans la servilité la plus méprisable. »

 

« Quand les dames du 20è siècle dansent le tango, elles savent, elles doivent savoir, qu’elles ont l’air de prostituées, parce que cette danse est une danse de filles publiques.  … Le tango, lourde brute, exagère à plaisir, faisant du couple une masse si ignoble qu’il faut avoir le tempérament d’un nègre pour supporter un tel spectacle sans en concevoir du dégoût. »

 

Sources: http://www.tango-argentin-orleans.fr/ , et http://www.histoire-tango.fr

 

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La mode jusqu'en 1914

Publié le par Perceval

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Ci-dessous, il s'agit d'une collection de photographies originales montrant les couturiers éminents de la période Belle Epoque à Paris: Paquin, Worth, Doucet, Callot Soeurs etc

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Avant 1914 ... -2- Les rentiers

Publié le par Perceval

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L’ Assiette au Beurre (1901-1912). L’Age d’or de la caricature 

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- Je vous présente un petit gaillard qui nous donnera bien de la satisfaction ! Hier, il s'est mis à pleurer en me voyant faire la paye aux ouvriers ! - Les certificats, ici, ça ne sert que pour entrer... Mais pour rester, ma petite, ça ne dépend que de moi !

 

Le XIXe siècle était celui des rentiers. On les voit dans Balzac déposer leur argent et l'inscrire au grand livre de la dette publique, où il est rémunéré à hauteur de 3%. La rente, c'est sur la terre qu'elle repose. Il y a un lien secret entre la terre, entre les ressources naturelles, et la rente, parce que la rente n'est pas le fruit du travail, elle n'est pas le fruit de ce qui devient, mais de ce qui est. Depuis des siècles, on paie d'ailleurs ses rentes agricoles tant en numéraire qu'en produits frais. L'effondrement des prix agricoles, vers 1900, va sceller le sort de la rente, va éteindre sa légitimité : Avant 1900, on pouvait vivre largement de ses rentes avec quelques dizaines d'hectares. 

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Après 1900, et surtout après 1918, les 'châteaux' vont progressivement perdre de leur splendeur avec l'extinction de leur rente naturelle. L'extinction de la rente a donc un retentissement politique, elle est synonyme d'égalité et de république.

En 1900, Le monde bourgeois ( .... ça commence à 4000 francs par an... ), est largement fait aussi de "rentiers"... Ils se contentent de percevoir le loyer de leurs terres et vivent dans un monde de loisirs ; le rentier est entouré de personnels de service et il est gros consommateur de culture, à cette époque-là.

Avant 1913, 560.000 foyers en France sont détenteurs oisifs d'un capital suffisant pour vivre ( sur 39 millions d'habitants (1911) ), grâce au franc or stable ... Une société extrêmement inégalitaire, avec de aussi de grosses fortunes qui se constituent à l'époque ... En 1913, 1 % des mieux payés concentrent 25 % de tous les revenus en France, contre 27 % en 2013.

Le début du XXe siècle est marqué en France par une prospérité économique dont un des symboles est l’essor des grands magasins.L’Assiette au Beurre y consacre en 1911 un numéro spécial que se partagent les illustrateurs Pierre Falké et Chas Laborde.

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La société se partage nettement entre ceux qui servent et ceux qui sont servis.

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En 1913, la rente repose sur une richesse assise, une monnaie stable dont on n’imagine pas un instant qu’elle pourrait perdre sa valeur, et devenir un jour presque une monnaie de singe. On ne l’imagine pas, parce que personne ne peut imaginer ce que coûterait économiquement et financièrement aux Européens une guerre générale, si elle devait éclater. Il n’y a aucune inflation, et le produit de la rente n’est pas imposé . ( les prix n'ont pratiquement pas bougé entre 1815 et 1914. Entre 1914 et 1950, ils sont multipliés par 100.)bourgeoisie-sortie-automobile.jpg

L'impôt sur le revenu sera voté en juillet 1914, mais ne sera mis en place que trois ans plus tard, en 1917.

Avec nos critères actuels, il est clair que le travailleur de l'époque est plutôt mal loti. Pourtant tout une série d'indicateurs positifs émergent après la relative dépression des années 1870-1880: hausse du niveau de vie, reprise économique, premières législations sociales, progrès amenant l’électricité, l'automobile, les aéroplanes ou le cinématographe. Nous pouvons considérer que les années 1900-1914 constituent le fleuron de la III° République.

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Avant 1914 ... -1-

Publié le par Perceval

Le monde d'avant 14, avec: -  Jean Béraud, né le 12 janvier 18491 à Saint-Pétersbourg et mort à Paris le 4 octobre 1935, est un peintre de genre et portraitiste français. -

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Cette scène de genre , "La demande en mariage" , de Evert Jan BOKS DUTCH (1838-1914) illustre les moeurs de la bourgeoisie d'avant la pemière guerre mondiale : l'impétrant , en gants de peau et chapeau à la main , sollicite un couple de bourgeois prospères et appremment réticents , pendant que la jeune fille , dissimulée derrière le paravent , s'angoisse de la réponse

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William McGregor Paxton - The Breakfast, 1911

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William McGregor Paxton - Tea Leaves - 1909


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La mode, 1910-1914, -2-

Publié le par Perceval

La mode à la Belle Epoque (  ), c'est le luxe et l'extravagance ...

La profusion des tissus raffinés, les dentelles, les rubans, les perles, la recherche des détails poussée à l'extrème sont une source d'inspiration infinie.  Les "robes abat-jour" avec des cercles de fourrures flottant autour des hanches, les tenues mélangeant allègrement les styles antiques et orientaux, les chapeaux spectaculaires... L'inventivité de ces costumes est fascinante. Cette exubérence et cette audace ont finalement un aspect très moderne que l'on retrouve aujourd'hui sur certains défilés haute couture.

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L'actrice Gertie Miller sur la scène de The Dancing Mistress - 1912

 Elle porte une robe de soirée taille empire, le nouveau style classique et fluide. Les longs gants blancs étaient les accessoires indispensables le soir.

Paul Poiret dans son atelier

On ressent une atmosphère de légèreté en regardant les photos du début du XXe siècle. La frivolité de la mode française traduit la prospérité que connait le pays depuis les années 1870. Avec les maisons de couture Doucet, Décroll, Worth, Paquin et Soeurs Callot, Paris est le centre de la mode du monde occidental, et se permet de créer une mode joyeuse, colorée et théâtrale.

Durant cette période, la mode évolue en libérant lentement le corps des femmes. Le couturier Paul Poiret délivre la femme du corset. Il ouvre son salon à Paris en 1903 et avec la maison Paquin, il introduit la ligne Empire. Il signe de sublimes robes fluides qui dessinent une nouvelle silhouette féminine. La taille est haute, sous la poitrine, et le tissu tombe au sol en un drapé souple. Les baleines disparaissent au profit d'un corset en tube plus élastique qui tient les hanches et libère la poitrine. Puis les costumes orientaux créés par Léon Bakst pour Cléopatre etSchéhérazade emportent la ville dans une vague d'exotisme. Inspiré par les tenues orientales et les couleurs du fauvisme, Poiret adopte un style théâtral hardi: tunique souple, pantalons bouffants, kimonos, turbans et longues plumes pour orner la chevelure.

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 L'actrice Ina Claire - robe "abat-jour" de Poiret

 

La fameuse robe "abat-jour" créée par Paul Poiret. Le cercle de fourrure flottant au niveau des hanches est soutenu par un fil métallique de façon à le maintenir écarté du corps. Ce cercle contraste avec la ligne souple et drapée de la robe taille empire.

L'actrice Carol McComas en robe du soir - 1905

 

Tenue typique de la femme élégante de l'époque, avec quantité de dentelles et de volants. Le corsage tombe droit, la taille est serrée dans un corset, la jupe est longue et évasée, ample et légèrement bouffante.

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L'actrice Isabel Jay

 

Sa robe est typique de l'engouement de l'époque pour les brocarts et les broderies de type oriental. Des fleurs ou des rosettes de soie ponctuaient souvent la taille haute des robes de jour comme du soir.

Robe Fortuny

 

Ce plissé est typique du style "Fortuny". Il teignait ses soies avec des dégradés de couleurs, et employait des perles de verre de Murano pour lester de façon décorative les bordures et les manches. Ses créations sont inspirées de la Grèce antique et l'Orient.

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Robe "de visite" de la Belle Epoque

 

On aperçoit les trois rangées de jupons portés pour maintenir la forme de la jupe. La journée d'une femme de la haute société est une succession d'habillages et de déshabillages, entre robe du jour, de visite, d'après-midi et du soir.

  L'actrice Gaby Deslys

 

Robe de ligne Directoire. La fluidité de la silhouette, dénuée de volants, de "frou-frou" ou de bordures compliquées contraste avec les robes du début des années 1900. La jupe tombe en ligne droite, et les autoirs de perles sont typiques de la mode de l'époque.

 

Sources: l'Atelier de couture de Constance.

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