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Adara Sánchez Anguiano - Illustratrice espagnole

Publié le par Perceval

Adara Sánchez Anguiano - Illustratrice espagnole

"Je suis née à Séville en 1987, j'ai toujours eu des crayons dans mes mains, il est impossible de savoir quand j'ai commencé à dessiner. J'ai appris à dessiner, en même temps , que j'apprenais à compter et à lire. 
 

J'ai étudié aux Beaux-Arts de Séville, puis à Anvers et Theni. J'ai obtenu une maîtrise en illustration à Barcelone. 
 

Actuellement , je suis à Madrid."  

Adara Sánchez Anguiano - Illustratrice espagnole
Adara Sánchez Anguiano - Illustratrice espagnole
Adara Sánchez Anguiano - Illustratrice espagnole

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Vers Libres ( et érotiques) - Raymond Radiguet

Publié le par Perceval

Raymond Radiguet est l'auteur du fameux roman "Le diable au  corps" (1923) porté à l'écran en 1947 par Cocteau .. Le succès est immédiat et le livre fait scandale.

Raymond Radiguet est né en 1903 et est mort à 20 ans, d’une fièvre typhoïde, en 1923. Introduit très tôt dans les milieux de la presse, il fait la connaissance, entre autres, de Jean Cocteau, André Breton, Max Jacob, Paul Morand, Érik Satie et Francis Poulenc.

Un seul recueil de poésie est publié de son vivant : Les joues en feu (1920), période de sa liaison avec l'ancienne égérie de Modigliani : Béatrice Hastings. 

Le reste de son oeuvre est publié après sa mort : le roman Le bal du comte d'Orgel (1924), ainsi que les recueils de poèmes : Vers libres (1925) et Jeux innocents (1926) publiés sous le manteau contre la volonté de la famille Radiguet. D'autres recueils restent encore inédits.

Vers Libres ( et érotiques) - Raymond Radiguet

Chat perché

Au ciel des plages, Virginie*,
Ombres d'où je t'ai vu sortir,
Le zéphir, la brise d'été
Apportaient l'odeur de peau nue
(...)

Dans un rève où tu figurais
Entre une ruche d'écolières
Aux cheveux en nattes tressés.
La châtaine ainsi que la brune

Non contentes d'une bougie
Cherchaient à prendre en leurs filets
Un lycéen couleur de lune
Qui enseignerait à chacune

L'art d'agacer le chat perché
Dans la niche où il s'est caché.  

Bains publics

Que n'ai-je écouté tes paroles,
Rivière, dont les herbes folles
Au corps des ondines semblaient
Des ceintures de chasteté ?

Car ondines ce sont baigneuses
Aux fruits de marbre, au teint de lait,
Craignant les coups de la saison
Quand les ombrelles lumineuses

Fêtent le retour de l'été
Rivière, que n'ai-je écouté
Le conseil de tes herbes folles...
Adieu la sieste et le gazon,

Les ondines ont dépouillé
Pudeur, décence et chasteté
Mêlant leurs jambes et les miennes.
Jamais ondines ne tolèrent

Ces herbes folles, oripeaux
Passés de mode, sur leur peau.
Ondines sont filles légères
Jettant par-dessus les moulins

Leurs bonnets et combinaisons.
D'une ondine au sexe bâillant
La perle est dans le coquillage
(Perle perdue vingt fois par jour)

Ondines, les reprend l'amour,
Jamais d'ailleurs ne se souviennent
Que Cupidon, c'est en raillant
Qu'il les enfile, fausses perles,
Par derrière et sous une ombrelle.
 

Jeux innocents

Envole-toi comme une mésange
Ombrelle qui cachais nos jeux

Peu à peu se perd l'innocence.
De Vénus complice l'été
Dépouillant toute chasteté
Fait s'égarer les pucelages,
Tels des colliers ou des bijoux.

Qu'une enfant repeigne ses joues !
Après l'amour qu'on lui enseigne,
Entre ses jeunes jambes saigne
La grenade à jamais fendue.

- Elle s'habituera bientôt
À mieux supporter les mélanges
Et déjà, du bout de la langue,
Dans l'ombre de colin-maillard

Elle reconnaît le coupable.
L'ombrelle ouverte sur le sable
Parmi les algues et le sang
Cachera nos jeux innocents.  

Les Fiancés de Treize ans

(...)
Nulle robe ne peut soumettre
Celle qui, puérile nue,
Dans un coquillage vécut
En attendant le jour de naître.

Rendez-vous au prochain été.
Pateince ! la mer nous attend...
Au bout de cette année scolaire
Les replis de sa vaste ombrelle

Sauront nos amours abriter
De la maternelle colère.
Mais toi tu nous comprends, Vénus,
Chère folle, toi qui déjeunes

De soleil et de lune dînes,
Mis à l'école des ondines
On nous apprend à rester jeunes,
A nous qui voudrions vieillir !

A la dînette de la vie
A peine mis notre couvert,
Peureuse d'être découverts
Par la nourrice de son frère

(De sa mère le préféré :
Dernier venu c'est le premier,
Aussi bien tu le sais, Vénus)
Comme oursin peureux se hérisse

La naïve à qui l'on défend
De mettre un pantalon ouvert.

- Tu vas me trouver bien enfant,
Ondine, si je te demande

De me prêter un des canifs
Qui semblent furtives sardines
Ouvrant le fruit des mers gourmandes.
En échange de ton canif

D'argent, ondine, je dédie
A tes soeurs et à toi l'écorce
Dont je ne sus venir à bout,
Assis, couché ou bien debout,
Trahi par mes naïves forces.

Pourpre ciel entrouvert ! Grenade

Un bon conseil puisque tu daignes
Aphrodite me faire faire
Le grand tour du propriétaire
Vénus parmi les promenades

En tricycle dans tes domaines
Que la mer rouge ne te teigne,
La douleur en une grenade
Changeant la naïve châtaigne.

Note : ce poème est paru pour la première fois dans le n°7 de la revue L'oeuf dur le 7 février 1922, sous forme de quatrains ; et communiqué par Radiguet à Valentine Hugo (artiste peintre et femme de l'arrière-petit-fils de Victor Hugo) dans une lettre datée du 26 mars 1921.

Valentine Hugo, Raymond Radiguet et Jean Hugo (vers 1921) ds un décor de paquebot au Magic-City

 

Nues

Au regard frivoles les nues
Se refusent selon la nuit
Vers l'aurore sans plus de bruit
Dormez chère étoile ingénue


Sous les arbres de l'avenue
Les amours ne sont plus gratuits
Au regard frivoles les nues
Se refusent selon la nuit


Deux étoiles à demi-nues
Semblables soeurs nées à minuit
Chacune à son tour nous conduit
A des adresses inconnues
De leurs regards frivoles nues


De Les joues en feu - cité in Vers libres & jeux innocents - 

RADIGUET: - illustrations de Rojankovsky, dit Rojan

RADIGUET: - illustrations de Rojankovsky, dit Rojan

Nymphe émue

De ta tête, ôte ce panier
Naguère débordant de fraises,
C’est en prendre trop à son aise,
Tant bien que mal, nymphe, élevée.
 
Car sur les cendres de tes fraises
Les bravos ont fait relever
La tulle du lit où repose
La source d’hier, qui se tut.
 
Nymphe, m’apprivoisent tes cuisses,
Tes jambes à mon cou, statue,
Je courrais comme ondes bondissent,
Et arrivant en bas se tuent.
  
(Obligé qui voudrait y boire
Biche, de se mettre à genoux.)
 
Nymphe pensionnaire des bois
Me conviant à ce goûter,
Pour que commodément je puisse
Tes sauvages fraises brouter,
Demande aux ronces de ces bois
De lever ton tablier noir :
 
Ardeur de cheminée, à nous
Forestière tu te révèles,
Ton feu je l’allume à genoux

Comme aux sources lorsqu’on y boit.

Usée

Pile, fesses endolories
Par le dur pilon des amants
Face, avers d'un envers charmant
Qui semble buisson ou prairie....

 

Saison

Bilboquet dont je suis la tige
Sur laquelle est tombé ton corps,
Je comprends bien qu'un jeu pareil
Puisse te donner le vertige !

Aussi afin de satisfaire
Les désirs que loges en toi -
L'amour ne les veut qu'à l'étroit -
Rends-moi mignonne la pareille

C'est à ma tige alors de faire
Les doux mouvements de recul
Capables d'émouvoir ton cul
Mais non ta coquille d'amour

Puisque le sang rosit encor
L'entrecuisse où tu me préfères.

 

Victoire

Figurante jeune et jolie
On excuserait ces larcins
Dérobez-lui ma panoplie
Je meurs sous des yeux assassins

Mais pour le second que j'oublie
Joyeux le premier de ses seins
A peine le galon me lie
Dormir sur semblables coussins

Elle m'a mis en quarantaine

L'infidèle dont les mitaines
De mon temps furent gants de peau
Quand même ordonne en capitaine
Au vent de voler mon chapeau :

Nu-tête devant le chapeau !
 

Champigny

Champigny, grâces canotières -
L'amour taquinant le goujon
Dissimulait entre les joncs
Quelques coeurs et une chaumière,

La chaumière où je t'ai connue
Marie que je n'aimais que nue,
C'était aussi à Champigny
Les parapluies en champignons
Poussaient d'un coup sur l'avenue.

Mais moi, pensant à la cueillette,
Je plantais dans ton sexe herbu
Un cèpe sur lequel tu bus
La rosée de l'aube défaite.

Orages du coeur, dont vainqueur
Il conviendrait que je sortisse
Vos échos en moi retentissent
Lorsque nous sommes coeur à coeur.  

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Vladimir Fedotko - Photographe

Publié le par Perceval

Vladimir Fedotko - Photographe

Né à Leningrad, photographe, Vladimir Fedotko vit et travaille à Saint-Pétersbourg, en Russie.

Après avoir découvert la photo numérique et ses possibilités en 2005, Fedotko utilise une combinaison de dessin traditionnel, et de photographie pour créer ses propres images.

Vladimir Fedotko - Photographe
Vladimir Fedotko - Photographe
Vladimir Fedotko - Photographe
Vladimir Fedotko - Photographe
Vladimir Fedotko - Photographe
Vladimir Fedotko - Photographe
Vladimir Fedotko - Photographe
Vladimir Fedotko - Photographe
Vladimir Fedotko - Photographe
Vladimir Fedotko - Photographe
Vladimir Fedotko - Photographe
Vladimir Fedotko - Photographe
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Les Confidences de Chérubin - illustrées par Chéri Herouard

Publié le par Perceval

Liane Lauré est une auteur française, de romans érotiques dans les années trente...

Elle a également utilisé de nombreux autres noms de plume tels que Liane Delorys , Liane de Lorys , Liane de Lauris , ou  Lucette de Chatay . Son vrai nom devrait être : G. Donville .

Les Confidences de Chérubin De G. Donville – 1939 -

« J'aurais bien été étonné si, en entrant dans son boudoir voici vingt minutes à peine, quelqu'un m'eût prédit que j'allais sur-le-champ, offrir à Huberte d'Orsenne le plus friand, le plus amoureux des hommages, et qu'elle accepterait dans le ravissement... »

Lorsque le jeune Pierre de Thiverny séduit - enfin! - une amie de sa mère qu'il convoitait en secret depuis toujours, celle-ci l'incite à tenir un cahier secret retraçant ses aventures galantes, depuis son initiation jusqu'à leur rencontre. 

Le jeune homme décrit alors toute une séries de rencontres : « vierges en fleurs, jeunes filles délurées, piquantes soubrettes, provinciales prudes et savoureuses, bourgeoises libertines, mondaines étincelantes, artistes chercheuses de sensations, secrétaires, danseuses, courtisanes, prêtresses de Sapho et de Vénus, belles étrangères curieuses... Je les vois apparaître toutes, oui, toutes celles qui m'ont permis de dresser sur leurs corps adorables l'autel de mes voluptés. »

Seize illustrations en hors-texte accompagnent le récit de Pierre de Thiverny. Elles sont signées Herric (*)... Un roman ''rétro'', des années trente, tout à la gloire des dessous luxueux et froufroutants des femmes de l'époque.

(*) Chéri Hérouard utilise un pseudonyme, "Herric", lorsqu'il s'agit de signer ses illustrations érotiques...

Extraits: 

 

C'est que cette séduisante Comtesse est une des amies de Madame de Thiverny, ma jolie Maman. Elle m'a connu gamin. Elle me tutoie, comme il est juste. Je ne puis donc que lui témoigner le plus tendre respect et c'est ce que je fais... en apparence tout au moins ! Mais, quand nous nous rencontrons dans le privé, je dédaigne le baisemain, que je trouve trop cérémonieux, et j'embrasse tour à tour ses joues vermeilles à l'épiderme velouté. Cela me permet de la serrer contre moi un peu plus étroitement qu'il ne conviendrait. Elle me rend mes baisers et j'en profite pour risquer un regard indiscret dans son corsage toujours généreusement échancré où j'admire, charmé, deux blanches colombes blotties dans leur nid de dentelles. Tout se passe ainsi d'ordinaire. Mais aujourd'hui !... Ah, que je bénis le ciel de ce bruit insolite venant de la rue qui, au moment où je me disposais à l'embrasser, lui a fait tourner la tête de telle sorte que mes lèvres se sont appuyées contre son cou satiné... dans ce coin tiède au-dessus de la naissance de l'épaule ! J'y suis resté à me griser des exquis parfums qui montaient de son corps souple et m'apportaient la saveur troublante de sa chair. Elle a eu un rire de femme chatouillée : Pierre, finis, voyons ... mais la façon dont elle se serrait davantage contre moi démentait ses paroles. Alors, tout en désir, j'ai cherché sa bouche. Elle ne s'est pas défendue et ses lèvres se sont entrouvertes sous les miennes comme un beau fruit mûr !...

Deux minutes plus tard, après l'avoir culbutée comme une jouvencelle, j'enfouissais ma tête dans une chapelle de dentelles mousseuses et je la faisais délirer sous un autre baiser d'une parfaite inconvenance. Dans la pénombre du boudoir règne, maintenant, le silence émouvant des minutes d'après le plaisir ! Sur la chaise longue, contre laquelle je suis agenouillé, je contemple ma nouvelle amie tout alanguie de volupté et son délicieux visage tout rayonnant du bonheur qu'elle vient de goûter. Dehors, l'aigre bise d'hiver souffle sur un mode aigu, secouant avec rage les platanes de l'avenue et, par contraste, je savoure l'atmosphère quiète de cette pièce chaude et douillette où vient de se jouer la scène galante. Encore prostrée sous le coup de son émoi, Huberte se soucie fort peu de l'indécence charmante de son abandon qui m'offre, dans une échappée suggestive, le bouquet fleuri de sa beauté dont je viens de humer, avec ivresse, les effluves aphrodisiaques.

 

 

  • - À quoi songes-tu, répète, curieuse, Madame d'Orsenne ?

Je ne réponds pas, mais, précisément, à cause des souvenirs que je viens d'évoquer, à cause aussi d'un sein admirable qui m'apparaît dans son décolleté et dont la pointe rose s'érige arrogante, je recommence à la lutiner. Elle poursuit tout en accueillant ma main caressante.

  • En tout cas, tu es un affreux garnement et je me demande ce que je vais dire à la Marquise maintenant. Quand je pense que je t'avais demandé de venir me voir pour te parler, de sa part, de Mademoiselle de C. ! Mais, je ne me vois pas te prêchant le mariage, après la petite comédie que nous venons de jouer !

  • - Vous la regrettez cette comédie, Huberte ? lui dis-je en feignant un air contrit.

  • - La regretter ? Ah, polisson, ne t'ai-je pas donné la preuve du contraire ? - Oui... mais nous n'avons joué qu'un seul acte... un lever de rideau... autant dire ! Ne croyez-vous pas qu'un deuxième acte... et même un troisième seraient de mise, comme dans toute comédie qui se respecte ? Vous êtes si désirable, Chérie... si affolante ! - Séducteur, comme tu sais parler aux femmes ! Alors... vraiment... Pierre... tu veux encore me manquer de respect ?... Effronté..., tu n'attends même pas ma permission... et voilà ta main qui s'égare ! Ah... va... je te permets tout !

  • - Oui, chérie, laissez-vous faire ! Oh... cette douceur, cette moiteur veloutée de votre chair ! Tenez : sentez-vous comme je le connais bien mon rôle... ? Sur le bout du doigt !

  • - Ah, c'est bien le cas de le dire, vaurien, roucoule-t-elle ! Oui, joue-le ton rôle, Pierrot chéri, et ne te presse pas. Le plaisir demande à être dégusté comme une délicate friandise ! Ne te presse pas, te dis-je. Nous avons tout notre temps. Justement mon mari dîne au cercle. Tu dîneras avec moi... et ainsi je pourrai te donner la réplique.

Et, comme elle me voit admirer, dans l'envol de ses jupes frémissantes, le galant spectacle de ses coquetteries intimes, elle dit encore :

  • - Hein, tu ne diras plus que tu les as pas vues mes jambes irrésistibles ... et un peu plus haut que les chevilles, coquin ? Avec quel succès nous l'avons jouée, la voluptueuse comédie... et nous avons occupé les entractes aux plus galantes confidences.   

Les Confidences de Chérubin - illustrées par Chéri Herouard
Les Confidences de Chérubin - illustrées par Chéri Herouard
Les Confidences de Chérubin - illustrées par Chéri Herouard
Les Confidences de Chérubin - illustrées par Chéri Herouard
Les Confidences de Chérubin - illustrées par Chéri Herouard
Les Confidences de Chérubin - illustrées par Chéri Herouard

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Les Illustrations de Cheri Hérouard

Publié le par Perceval

Chéri Hérouard (1881 - 1961). La Vie Parisienne, 1917 - Il y a cent ans ...!

Chéri Hérouard (1881 - 1961). La Vie Parisienne, 1917 - Il y a cent ans ...!

Hérouard est né Chéri-Louis-Marie-Aimé Haumé le 6 janvier 1881 à Rocroi, dans les Ardennes.

Chéri Hérouard est une fabuleux illustrateur français particulièrement réputé pour les couvertures qu'il a réalisées pour le magazine La Vie Parisienne pendant presque 45 ans.

Son père, employé dans l'Enregistrement, périt dans un accident de chasse, peu avant sa naissance. Sa mère se remarie avec un Hérouard, qui est un descendant direct du médecin de Louis XIII, et dont il prend le nom. Cet Hérouard est fournisseur des Armées.

A Meaux, Chéri Hérouard épouse le 17 août 1903 Blanche Henriette Tabillon.

Les premiers dessins d'Hérouard parurent en 1902 dans « le Journal de la Jeunesse » ; d'autres suivirent dans « Mon Journal ».Dans ces journaux pour enfants, il anime avec verve des personnages souvent féeriques : lutins, bonnes fées, sorcières, ogres et dragons.

Son premier dessin dans « La Vie Parisienne » est du 9 novembre 1907. Il devait rester attaché à la maison jusqu'en 1952 !

Il met en image de nombreux livres (comme Les Liaisons Dangereuses, en 1945), crée des planches couleurs pour le Larousse Illustré et illustre des publications comme Baïonnette, Fantasio ou Mon Journal.

Par ailleurs, il utilise un pseudonyme, "Herric", lorsqu'il s'agit de signer ses illustrations érotiques...

Les Illustrations de Cheri Hérouard
Les Illustrations de Cheri Hérouard
Les Illustrations de Cheri Hérouard
Les Illustrations de Cheri Hérouard
Les Illustrations de Cheri Hérouard
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Roland BOURIGEAUD - peintre surréaliste

Publié le par Perceval

Roland BOURIGEAUD - peintre surréaliste
Roland BOURIGEAUD - peintre surréaliste
Roland BOURIGEAUD - peintre surréaliste

Roland BOURIGEAUD est né en 1920 ; en 1930 il perd sa mère. En 1970, il est nommé professeur à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Appliqués et des Métiers d’Art à Paris. 

Ses Maîtres à penser, en peintures, sont très divers et vont des surréalistes aux classiques, de Magritte au Titien, de Delvaux à Rubens.

Comme il conclut lui-même: «Dans ma vie, j’ai eu trois passions : La Peinture, La Femme et l’Enseignement ».  

 

 

 

 

Roland BOURIGEAUD - peintre surréaliste

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G.Washington Lambert - Peintre - 1900

Publié le par Perceval

G.Washington Lambert - Peintre - 1900
Sonnet

Sonnet

George Washington Lambert (1873-1930), est né à Saint - Pétersbourg, en Russie, il a vécu en Allemagne et en Angleterre avant de migrer vers l' Australie en 1887... en 1900, il va Paris, à Londres l'année suivante où il est resté jusqu'à son retour en Australie en 1921. Il y a vécu jusqu'à sa mort, d' une insuffisance cardiaque, à 57 ans... Il est considéré de nationalité australienne …

Les femmes qu'il représente, ont beaucoup de charme, de force et de sensualité...

G.Washington Lambert - Peintre - 1900
G.Washington Lambert - Peintre - 1900
G.Washington Lambert - Peintre - 1900
G.Washington Lambert - Peintre - 1900

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Scènes de vie bourgeoise -1828-

Publié le par Perceval

Henry Monnier, né le 7 juin 1799 à Paris où il est mort le 3 janvier 1877, est un, caricaturiste, illustrateur, dramaturge et acteur français.

Après des études au lycée Bonaparte, il entre en juillet 1816 au ministère de la Justice pour y occuper un médiocre emploi de gratte-papier qu'il abandonne en mai 1821, ne pouvant plus supporter les tracasseries de ses supérieurs hiérarchiques. Parallèlement à cette occupation administrative, il fréquente à partir de 1819 les ateliers d'Anne-Louis Girodet et d’Antoine-Jean Gros. Il publie ses premiers portraits d'acteurs en 1821.

En 1822, il effectue son premier séjour à Londres où les techniques de lithographie en couleurs connaissent un grand développement. Après plusieurs séjours anglais, il revient en France cinq ans plus tard.

Entre 1827 et 1832, il multiplie les albums de lithographies, croquant les mœurs et physionomies de ses contemporains, de la grisette à l’employé de bureau. Il est le créateur du caricatural Monsieur Prudhomme, personnage grassouillet, conformiste, solennel et imbécile, dont Balzac dira qu’il s’impose comme « l’illustre type des bourgeois de Paris » et dont Paul Verlaine s’inspirera, dans les Poèmes saturniens, pour un poème homonyme.

Le 21 mai 1834, Monnier épouse à Bruxelles Caroline Péguchet, dite Caroline Linsel, actrice du théâtre de la Monnaie.

À partir des années 1850, il se consacre essentiellement à l’écriture et au théâtre.

Henry Monnier a servi de modèle à Balzac pour le personnage de Jean-Jacques Bixiou dans son roman Les Employés ou la Femme supérieure (1838), fonctionnaire, caricaturiste, homme de bons mots, qui revient dans de nombreux romans de La Comédie humaine.

Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
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Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
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Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-

Henry Monnier, a donné libre cours à sa fantaisie débridée dans des pièces que l'on peut qualifier de pornographique : comme "La Grisette et l'Etudiant". Une sorte de Scènes de la vie de Bohème pour adultes avertis... une curiosité des années 1830 ...

Attention: pour ADULTES..!

Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
Scènes de vie bourgeoise -1828-
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Linda Adair, illustratrice

Publié le par Perceval

Linda Adair, illustratrice

Linda Adair est née au Canada. Après de nombreux voyages, elle rencontre son compagnon australien, au Mexique et s'installe à Sydney, en Australie. Elle a trois enfants.

 

Elle peint à l'huile traditionnelle, et se spécialise dans le réalisme imaginaire. Chaque tableau est différent, et beaucoup sont inspirés de légendes et du folklore...

Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
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Linda Adair, illustratrice
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Linda Adair, illustratriceLinda Adair, illustratrice
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Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice
Linda Adair, illustratrice

Ici, plusieurs tableaux illustrent un thème de Retro-roman SF.. Ces dessins et peintures illustrent une histoire, les aventures de '' Constant-Man'' ( METAL ETCHED MEMORIES ). Constant Man est un homme parfait, gentleman et érudit, aventurier et ''connaisseur''... Il pourrait s'approcher de Casanova, il parcourt la vie sur plus d'un siècle

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Le jardin des caresses

Publié le par Perceval

Le jardin des caresses

Le Jardin des Caresses de Franz Toussaint (1879-1955)

Frantz Toussaint est un écrivain et orientaliste français, auteur de nombreuses traductions de l'arabe et du persan, du sanskrit et du japonais. Il est l'un des représentants de la littérature orientaliste du début du XXème siècle.

Sa traduction la plus célèbre reste le Rubayat d'Omar Khayyam, mais il s'attaqua également à des oeuvres de Saadi, le grand poète perse du Xème siècle, comme Le Jardin des Roses ou Le Jardins des fruits, des contes indiens et chinois  

 

Le jardin des caresses
Le jardin des caresses
Le jardin des caresses
Le jardin des caresses
Le jardin des caresses
Le jardin des caresses

Le premier baiser

Elle était debout près de moi. Je l’ai regardée jusqu’à l’âme et j’ai saisi ses poignets.


En fermant ses yeux, elle m’a offert sa joue.


Le voyageur altéré se contente-t-il d’un fruit quand la fontaine est proche ?


Enfin nos lèvres s’unirent. Et tout son corps, contre le mien, ne fut plus qu’une bouche.

LA BATAILLE

 

Nous avions épuisé les paroles d’amour.

 

De même que le silence s’établit dans les rangs de deux armées qui vont se livrer bataille, le silence s’était fait entre nous.

 

J’ai livré la bataille d’amour. Le bruit des sabres était nos baisers, les soupirs des blessés étaient nos halètements, le fracas des chars était dans nos artères…

 

Et je t’ai gardée contre moi, comme un étendard déchiré.

LE FLAMBEAU

 

J’ai poli ton corps de tant de caresses, qu’il ressemble maintenant à la pierre sacrée d’El Djoûf, que tant de lèvres ont usée.

 

Le soleil peut s’éteindre et la lune tomber, il m’inondera de lumière.

Le sommeil des lévriers

 

A l’ombre aigüe des cyprès, mes trois lévriers dorment, comme des flèches dans un carquois. 

Referme doucement la porte, et viens les caresser. 

Ta main fera passer dans leurs rêves la fraîcheur d’un ruisseau du Liban.

 

TOI

Ta chevelure, qui est l’étendard de mon amour.

Ton front, tiède et bombé comme une cassolette.

Tes yeux, qui sont couchés sur ton visage.

Tes lèvres, cette porte du Jardin.

Tes dents, entre tes lèvres, comme de la neige sur de la pourpre.

Ta langue, qui a mûri pour ma bouche.

Ton cou, qui est une colonne d’ivoire.

Ton épaule, lisse comme une margelle de puits.

Tes bras, qui seront deux flammes autour de mon corps.

Tes seins, qui jaillissent pour se donner.

Ton ventre, ce parvis de marbre.

Tes jambes, réunies comme deux agneaux craintifs.

Tes pieds, qui ont franchi le seuil de ma demeure, et que je pose sur mon front.

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