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Vacances

Publié le par Perceval

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Vacances 1936

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Vacances 1968

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Les sœurs Nesle « favorites » du Roi Louis XV -2/2-

Publié le par Perceval

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Pauline Félicité de Mailly-Nesle, comtesse de Vintimille (1712-1741), maîtresse de Louis XV - elle épouse en 1739 Jean-Baptiste, comte de Vintimille (1720-1777)

Pauline rencontre Louis XV en 1739. Louis tombe alors fou amoureux de la jeune femme mais se refuse d’en faire sa maîtresse tant que celle-ci n’est pas mariée. Le 28 septembre 1739, Pauline épouse Jean Baptiste Félix de Vintimille, marquis de Luc,  à qui le roi verse une somme d’argent considérable pour qu’il se retire bien loin de sa nouvelle épouse (le mariage ne fut jamais consommé). Bien vite, il apparaît que la comtesse de Vintimille est enceinte du monarque, au grand regret de la reine. Alors qu’elle arrive au terme de sa grossesse, Pauline est soudain victime de fortes fièvres et l’on craint pour sa santé ainsi que pour la vie de l’enfant qu’elle porte. Elle accouche le 2 septembre 1741 d’un fils prénommé Charles-Emmanuel et titré comte de Vintimille (qui décède en 1814). Beaucoup le surnomment  "le demi-Louis" en raison de sa grande ressemblance avec son père le roi. L’enfant survit donc mais la mère est de plus en plus faible. Pauline de Vintimille rend l’âme le 9 septembre dans d’atroces souffrances. Le roi reste cloîtré dans sa chambre durant trois jours après la mort de Pauline, allant jusqu'à demander que l'on fasse un moulage du visage de sa bien aimée....

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Diane Adélaïde de Mailly, duchesse de Lauraguais

Diane Adélaïde, est la troisième sœur de la grande famille Nesle. Très intelligente, Diane côtoie d'abord le monde sous le nom de Mademoiselle de Montcarvrel.  Après la mort de la comtesse de Vintimille en septembre 1741, le roi réclame sa présence à la cour, avec peut-être la secrète intention  d'en faire sa maîtresse. Devant le "défilé" des soeurs Nesle, certains courtisans s'interrogent  sur le caractère de Louis XV et l'on se demande  si "choisir une famille entière, est-ce être infidèle ou constant ?"

A la fin de l’année 1741, Mademoiselle de Montcavrel arrive à Versailles alors que Louis XV s’est de nouveau rapproché de sa sœur aînée Louise. Le 19 janvier 1742, Diane épouse Louis de Brancas, duc de Lauraguais. Mais cette même année elle doit fuir la cour précipitamment car de mauvaises langues prétendent que Louis XV a déclaré coucher entre les deux sœurs. Pour éviter un scandale,  la duchesse de Lauraguais quitte la cour de Versailles. Si elle admet qu'elle fut la maîtresse de Louis XV, sa faveur est demeurée bien éphémère.

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Hortense de Flavacourt, impossible maîtresse de Louis XV

Et, ce n'est pas terminé … ! Hortense Félicité – qui a épousé François de Fouilleuse, marquise de Flavacourt, le 21 janvier 1739 - évite le lit du roi bien que ce dernier tente de la faire venir à Versailles après le départ de sa soeur  Diane. Le duc de Richelieu est mandaté à plusieurs reprises auprès de la jeune femme qui ne cède pas aux avances du monarque. Il faut dire que Louis XV ne trouve pas un mari très coopérant en la personne du marquis de Flavacourt qui aurait menacé Hortense de la tuer si elle devenait "putain comme ses soeurs".  De plus, à l'inverse de ses soeurs, la jeune femme est connue de tous pour sa  grande vertu et sa profonde pitié, qui l'ont peut-être aidé à résister aux avances du roi.  La duchesse de Flavacourt demeure ainsi la seule des cinq sœurs à ne pas recevoir la faveur du roi.

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Portrait de Nattier en 1740 'en point du jour' - Marie-Anne_de_Mailly-Nesle

Enfin, dernière des cinq sœurs Nesle, Marie-Anne a épousé en 1734 le marquis Jean Baptiste de La Tournelle alors qu’elle venait d’avoir dix-sept ans. En 1740 son époux meurt prématurément, et lui laisse une grande fortune en héritage. Bientôt, la marquise se tourne vers sa sœur aînée Louise qui vit à la cour. Celle-ci la fait entrer au service de la reine en 1742 en tant que dame du palais.

Marie-Anne quoique veuve, a un amant, Monsieur le comte puis duc d’Agenois, neveu du duc de Richelieu, qu’elle aime à la folie. Richelieu connaissant le goût de son maître pour les jeunes et belles femmes, veut faire à tout prix séparer Marie-Anne de son neveu. 

La jeune femme, d’une très grande beauté, se fait bien vite remarquer par Louis XV mais affirme ne pas chercher à devenir sa maîtresse. Pourtant, lorsque le roi la courtise en novembre 1742, Marie-Anne accepte de devenir sa favorite s'il consent à renvoyer, sa soeur Louise de Mailly, et à la faire duchesse.

Sources : http://www.histoire-et-secrets.com/ le site d'Anaïs Geeraert, historienne.

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Les sœurs Nesle « favorites » du Roi Louis XV -1/2-

Publié le par Perceval

L'histoire des cinq soeurs de Nesle, n'est pas ordinaire... Tour à tour ( sauf une ...), entre 1733 et 1744, ces descendantes du cardinal Mazarin devinrent les premières maîtresses de Louis XV.

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Carle Vanloo  Les grâces, Salon de 1765

Mme de Pompadour avait-elle été prévenue de l'identification des 3 Grâces de Vanloo aux trois 

maîtresses qui régnèrent officiellement sur le cœur du roi entre 1732 et 1745, c'est-à-dire Louise Julie de Nesle, Comtesse de Mailly (1732-1739),Pauline 
Félicité de Nesle, Comtesse de Vintimille (1739-1742), Marie Anne de Nesle, Marquise de la Tournelle, Duchesse de Chateauroux (1742-1745)... Lorsqu’elle lâcha son « Çà ! Des grâces ! » ? 

Louise Julie de Mailly-Nesle (1710-1751), comtesse de Mailly,

Pauline Félicité de Mailly-Nesle (1712-1741), comtesse de Vintimille,

Diane Adélaïde de Mailly-Nesle (1713-1760), duchesse de Lauraguais 

Hortense-Félicité de Mailly (1715-1799), marquise de Flavacourt,

Marie-Anne de Mailly-Nesle (1717-1744), marquise de La Tournelle, duchesse de Châteauroux.

 

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Le 8 août 1744, le roi – parti en guerre contre l'Autriche - tombe malade à Metz. On le croit à l'article de la mort. Pressé par le clergé qui l'entoure, et lui assure l'enfer s'il ne reçoit pas l'absolution , il promet de renoncer à sa maîtresse Marie Anne et de faire construire une église (le futur Panthéon) si Dieu lui prête vie.

Deux années auparavant, en novembre 1742, Marie-Anne accepte de devenir sa favorite s' il consent à renvoyer Louise de Mailly – sa sœur ainée - et elle, à la faire duchesse. Marie-Anne est ainsi, titrée duchesse de Châteauroux.

On pense que le roi va mourir , il reçoit les derniers sacrements et l'extrême-onction .

Il se rétablit ... et Marie- Anne est rappelée auprès du roi .

Depuis l'arrivée de sa dernière soeur Marie-Anne, Louise perd son amant royal.  Cette jeune veuve, dotée d'un physique avantageux apparaît en effet comme la petite peste de la famille.

Louise quitte Versailles, et se réfugie dans un couvent où elle meurt à 41 ans, la nouvelle maîtresse ne cesse de se mêler de politique et impose au roi ses ministres. Elle devient rapidement très impopulaire et fait rare, elle suit même le roi au front.

Louis XV échappe à la mort, on le surnomme "le Bien-Aimé", mais en dépit des promesses il renoue avec sa chère et tendre Marie-Anne. Cependant elle ne profite pas de ce retour car elle meurt peu de temps après, le 8 décembre 1744, à l'âge de 27 ans , sa mort est suspecte et on pense qu'elle à été empoisonnée...

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Halte de chasse de Carle VANLOO 1737 

Ce tableau galant, au cadre inspiré des paysagistes flamands du XVIIe siècle, a été peint pour la salle à manger des petits appartements de Louis XV à Fontainebleau. La légende voudrait y reconnaître le roi, entouré des trois soeurs de Nesle, qui furent ses maîtresses

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Louise Julie de Nesle, Comtesse_de_Mailly par Alexis_Grimou

 

Veuf de sa favorite, le roi cherche aussitôt à la remplacer. Justement, il y a une cinquième soeur Mailly, la plus belle de toutes : Hortense-Félicité. Ce serait trop bête de rater le grand chelem. Louis XV lui fait des avances, persuadé qu'on ne repousse pas un roi. C'est compter sans le mari, le marquis de Flavacourt. Habituellement, c'est un honneur pour un époux de partager sa couche avec le roi. C'est aussi la promesse de richesses. Mais le marquis est très amoureux de sa femme. L'imbécile. Il menace de la tuer si elle "devient putain" comme ses soeurs. Louis XV doit s'incliner. Il n'aura pas la cinquième soeur Mailly. Bientôt, il se consolera dans les bras de Jeanne Le Normant d'Étiolles, née Poisson. La marquise de Pompadour !

 

En 1729, Louise de Mailly a 19 ans, Mariée depuis trois ans, quand elle entre au service de la reine Marie Leszczynska comme dame d’honneur.

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Le roi Louis XV, jeune 

La reine est de sept ans l'aînée du roi. Sans être une "belle femme", selon les canons esthétiques de l'époque, elle séduit rapidement le jeune roi ( il a 15 ans) qui en tombe amoureux, au point que celui-ci prétendit "l'honorer" à sept reprises lors de la nuit de noce. Marie donne dix enfants au royaume de France. Mais ses grossesses à répétition la fatiguent énormément et l'amènent peu à peu à refuser au roi l'accès à sa couche (1738). Petit à petit, Louis XV délaisse cette reine qui vieillit mal et dont la légendaire gourmandise la rend replète et victime d'indigestions récurrentes.

Le roi s'affiche alors publiquement avec Louise, sa maîtresse, cette liaison est née en 1733, avec la complicité du Cardinal de Fleury, qui souhaitait sortir le roi de son ennui..

La comtesse de Mailly introduit bientôt à Versailles sa sœur Pauline, qui vient de finir son éducation au couvent. Pauline est aussi vive, insolente et charmante que sa sœur aînée est réservée, timide et sans grande beauté.  

 

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St-Georges, le dragon et la femme. -2/2-

Publié le par Perceval

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saint-george-and-the-dragon de Luca Signorelli-1505 (détail)

Le cas de saint Georges est unique, d’abord par sa popularité, par le succès de son culte, qui en a inquiété plus d’un, parce qu’il faisait de l’ombre au culte des apôtres eux-mêmes : au Moyen Âge, il n’était pas de pèlerin qui, ayant visité le Saint-Sépulcre, n’allât se recueillir aussitôt sur la tombe présumée de saint Georges.

Des siècles après sa mort, la réputation de ce saint guerrier était telle qu'il devint le protecteur de l'Angleterre, de la Catalogne, de l'Aragon, de l'Italie et e la Grèce, et qu'on le révérait dans des pays aussi différents que la Lituanie, le Portugal et Constantinople. Sa fête, fixée au 23 avril, était partout célébrée par de magnifiques processions et des réjouissances. L'ordre de la Jarretière, la plus haute distinction britannique, se recommandait de lui.

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Edward Burne-Jones, La légende de St George et le dragon Détail

Pour tout dire, le dragon entre tardivement en scène... Vers le Xe siècle, et dans les légendiers vers le XIIIe s.( Jean de Mailly, 1240 ; Jacques de Voragine, avec la Légende dorée, vers 1290).

Dans les versions épiques et chevaleresques, l’enjeu est toujours la princesse – ce qui, est loin d’apparaître comme l’enjeu manifeste du combat de saint Georges, dans les versions plus anciennes ( sans dragon)...

Ensuite avec l'épisode du dragon, on retrouve, comme dans de nombreux récits chevaleresques : d’un côté le saint ( vierge) chevalier solitaire, et de l'autre une thématique nuptiale…

Saint Georges ( de par son origine agricole) , fêté le 23 avril est associé à l’ouverture des lieux, après la fonte des neiges, les sentiers sont à nouveau praticables, surtout pour les cavaliers... Le dragon, lui est associé à l’ouverture mortelle des corps sous les dents du dragon, et donc – avec une jeune fille - à l’ouverture vivante et féconde, l’ouverture sexuelle...

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Pieter balten (1525-1598): la_kermesse_de_la_saint_georges

Avec la Saint-Georges débute en effet, depuis le Moyen Âge, tout un cycle de fêtes d’initiations, fêtes pendant lesquelles – en particulier - l’image monstrueuse et coupable de la sexualité (l’image, donc, du dragon) est transgressée.

Les fêtes populaires convertissent ces tensions... Cette « ouverture » festive, et les légendes ( caution de l'imaginaire ) permettent de convertir en transgression l’interdit même qu’elle met en scène...

Le combat du prude chevalier contre le répugnant dragon – dont l’exigence sexuelle à s’offrir toutes les vierges d’un royaume constitue un aspect fondamental de sa valeur négative, partout explicite, sauf bien sûr dans ses versions ecclésiastiques – se transforme, se convertit en un jeu libre mais protégé, comme sanctifié par l’image tutélaire du saint. Voilà peut-être pourquoi on ne sait jamais exactement, dans les images de saint Georges, si le dragon est anéanti ou bien apprivoisé (notamment par la princesse).

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St Louis, St George, et la princesse - Jacopo Tintoretto (1518-1594)

" Sur une toile du Tintoret, on y voit saint Georges, le dragon, la princesse et Louis de Toulouse. Trois siècles plus tard, préparant Les pierres de Venise John Ruskin s’est arrêté devant cette toile. Il remarque que «  le sujet est traité d’une nouvelle et curieuse façon. Le personnage principal est la princesse, à califourchon sur le cou du dragon qu’elle tient par une bride de ruban ( ) Il n’y a aucune expression, aucune vie dans ce dragon ( ) la princesse semble avoir été placée par saint Georges sur le dragon, son principal ennemi, dans une attitude victorieuse. Elle porte une riche robe rouge, mais elle manque de grâce ». L’attitude est «  nouvelle et curieuse »; en clair, pour une princesse, elle est franchement inconvenante. Le dragon entre ses jambes est dit « sans vie »  "

Sources: « Saint Georges ou l’imaginaire de la liberté » de Richard Miller


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St-Georges, le dragon et la femme. -1/2-

Publié le par Perceval

La légende dorée de Jacques de Voragine (1228 env.-1298) évoque l’histoire héroïque du chevalier Georges qui délivre une ville assiégée par un dragon.

Il est intéressant de se rendre compte de l'histoire de la légende qui d'un agriculteur, fait un soldat, puis un tueur de dragon. Son culte connaît un grand succès populaire, il est invoqué contre toutes sortes de peur ( en particulier autour de la féminité)... Il devient , pas très catholique, du fait – entre autres raisons - de sa romance chevaleresque ( XIIe et XIIIe s.)... ? Le pape Paul III (pape de 1534 à 1549) fait retirer du bréviaire les leçons du second nocturne, relatives à Saint Georges.


Voici l'histoire:
Un reptile monstrueux habite une mare près de Silène (province de Libye). Plusieurs fois le peuple est venu avec des armes pour le tuer; mais il lui suffit de s'approcher d'une foule pour les détruire de son souffle.
Les habitants de la ville doivent mettre journellement deux brebis à sa disposition, pour satisfaire sa voracité. Quand il n’y a plus de brebis, il faut lui offrir des humains : les filles lui sont offertes... Le tour de la fille du roi vient et le peuple la réclame. Le père affligé, offre tous ses trésors en échange de la vie de sa fille, mais en vain.
Le peuple lui répond avec fureur : « Maintenant que tous nos enfants sont morts, tu veux sauver ta fille ? Si tu ne fais pas pour ta fille ce que tu as ordonné pour les autres, nous te brûlerons avec ta maison.» Alors le roi, voyant qu'il ne pourrait sauver sa fille, la fait revêtir d'une robe de mariée et l’embrasse en larmes.
Il la laisse partir en lui disant : « O ma fille, que ne suis-je mort avant toi pour te perdre ainsi ! ». Elle se jette aux pieds de son père pour lui demander sa bénédiction, et le père l’ayant bénie, elle se dirige vers le lac.
A ce moment là passe le chevalier Georges, et la voyant pleurer, il lui demande ce qu'elle a.
« Bon jeune homme, lui répond-elle, vite, monte sur ton cheval ; fuis, si tu ne veux mourir avec moi. » N'aie pas peur, lui dit Georges, Je ne m’en irai pas avant que tu ne m’aies expliqué ce que tu as. » Or, après elle l'instruit totalement, Georges lui dit :
« Ma fille, ne crains point, car au nom de J.-C., je t'aiderai. »
Elle lui dit : « Bon soldat ! mais hâte-toi de te sauver, ne péris pas avec moi ! C'est assez de mourir seule; car tu ne pourrais me délivrer et nous péririons ensemble. » Alors qu'ils parlent ainsi, voici que le dragon s'approche en levant la tête au-dessus du lac. La jeune fille toute tremblante dit : « Fuis, mon seigneur, fuis vite.
« A l’instant Georges monte sur son cheval, et se fortifiant du signe de la croix, il attaque avec audace le dragon qui avance sur lui : il brandit sa lance avec vigueur, se recommande à Dieu, frappe le monstre avec force et l’abat par terre

 
Il dit ensuite à la jeune fille d’attacher avec sa ceinture (symbole de chasteté), la bête blessée. Le dragon la suit comme un gentil chiot. Quand elle arrive à la porte de la ville, les gens prennent peur et s’enfuient. Saint Georges essaye de les retenir et de les tranquilliser : « Ne craignez rien, le Seigneur m’a envoyé auprès de vous afin de vous délivrer des malheurs que vous causent ce dragon : seulement croyez en J.-C., et que chacun de vous reçoive le baptême, et je tuerai le montre.
Alors le roi avec tout le peuple reçoit le baptême, et saint Georges, ayant dégainé son épée, tue le dragon et ordonne de le porter hors de la ville. Selon d’autres versions, la princesse était enfermée dans un château et tous mouraient de soif car la source était au pied de la montagne où se trouvait la tanière du dragon.


Dante Gabriel Rossetti - Le mariage de St Georges et de la princesse Sabra 1857

Saint-Georges, le héros au cœur pur, tua un dragon pour sauver une princesse de Libye. En récompense, il obtint la main de la jeune fille.

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Univers Steampunk -4/4-

Publié le par Perceval

Galerie Steampunk: Mode

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M Un appartement Steampunk à New-York

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Univers steampunk -3/4-

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Univers steampunk -3/4- - Galerie steampunk: Tiffanie Uldry - la clef d'argent…
Univers steampunk -1/3-

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Univers steampunk -1/3- - Peut-être ne connaissez-vous pas le « steampunk »… ? …
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Univers steampunk -2/3- - Pour parler du steampunk, il faut d'abord parler un peu de ses origines, il trouve ses racines au début des années 80 et est à la base un…

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Derrière Le "Poilu", Cherchez La Femme ... -3- La mère

Publié le par Perceval

Le 1er août 1914, le gouvernement français décrète la mobilisation générale.

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Deux jours après avoir déclaré la guerre à la Russie, l'Allemagne déclare la guerre à la France. Le 4 août, la Grande-Bretagne entre en guerre aux côtés de la France et de la Russie en réaction à l'invasion de la Belgique par l'armée allemande.

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La guerre est une épreuve pour les femmes comme pour les hommes. Aux mères et aux épouses, puis aux jeunes filles condamnées au célibat, elle apporte d’abord la souffrance de la séparation et de la disparition d’êtres chers : un million trois cent mille soldats français sont morts, soit 10 % de la population active masculine, un million huit cent mille en Allemagne, sept cent cinquante mille en Grande-Bretagne ...

Les premiers jours du conflit : l'image est à 'la fleur au fusil', la tête emplie de rêves de gloire et d'aventure que la plupart des belligérants prennent le chemin de la guerre.

Malheur aux défaitistes, malheur aux pacifistes, mort à Jaurès... Mais certains, plus lucides, flairaient déjà dans l'air, comme une odeur de drame.

"Et tard dans la nuit, en pensant à tous ces garçons qui bouclaient leur valise, à toutes ces mamans qui faisaient cuire des oeufs durs, je m'endormis, les yeux pleins de larmes, comme Lucien qui devait se réveiller philosophe". "L'Humaniste à la Guerre" (août 1914 à Autun) - Paul Cazin : Humaniste et érudit, éduqué dans une école Cléricale du Diocèse d'Autun, Paul Cazin a déjà 35 ans lorsque la guerre éclate. Il rejoint le 29e R.I. et participe avec lui de mars 1915 à juillet 1915 aux combats de Lorraine et du Saillant de St Mihiel, avant d'être évacué pour maladie. Surnommé "Grand Père" par ses jeunes soldats, ce sergent écrivit de nombreuses lettres enflammées à son épouse, dans lesquelles il raconte très fidèlement ses actes et pensées, dans un joli style émaillé de citations latines ou grecques. Son "Humaniste à la Guerre" mélange ces lettres avec des notes de son carnet.
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"On a dit aux allemands : 'En avant, pour la guerre fraîche et joyeuse ! Nach Paris et Dieu avec nous., pour la plus grande Allemagne' Et les lourds allemands paisibles, qui prennent tout au sérieux, se sont ébranlés pour la conquête, se sont mués en bêtes féroces.

On a dit aux français 'On nous attaque. C'est la guerre du Droit et de la Revanche. A Berlin !' Et les français pacifistes, les français qui ne prennent rien au sérieux, ont interrompu leurs rèveries de petits rentiers pour aller se battre.

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(...) Vingt millions, tous de bonne foi, tous d'accord avec Dieu et leur Prince... Vingt millions d'imbéciles... Comme moi !"

"La Peur" (août 14) - Gabriel Chevallier 'La Peur' fut écrit bien après la guerre (en 1930) par Gabriel Chevallier qui se rendit ensuite célèbre par son oeuvre littéraire, dont le principal succès fut 'Clochemerle'. Mobilisé à 19 ans en 1914, il est blessé en 1915. Revenu au front en 1916, il terminera la guerre dans l'infanterie. La Peur est donc un roman autobiographique à la première personne, intégrant les souvenirs de guerre de l'auteur, bien qu'il ait nommé son héros 'Jean Dartemont'.

 

«  Ils appelaient leur mères: Un des souvenirs les plus poignant des anciens combattants était le cri des blessés laissés entre les deux lignes, dans le no man's land, qui appelaient leur mères, suppliaient qu'on les achève. 

Mais le cri le plus affreux que l'on puisse entendre et qui n'a pas besoin de s'armer d'une machine pour vous percer le coeur, c'est l'appel tout nu d'un petit enfant au berceau: "Maman! maman!..." que poussent les hommes blessés à mort qui tombent et que l'on abandonne entre les lignes aprés une attaque qui a échoué et que l'on reflue en désordre. "Maman! maman!..." crient ils... 

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Et cela dure des nuits et des nuits car dans la journée ils se taisent ou interpellent leurs copains par leur nom, ce qui est pathétique mais beaucoup moins effrayant que cette plainte enfantine dans la nuit: "Maman! maman!..." Et cela va en s'atténuant car chaque nuit ils sont moins nombreux... et cela va en s'affaiblissant car chaque nuit leurs forces diminuent, les blessés se vident... jusqu'à ce qu'il n'en reste qu'un seul qui gémit sur le champs de bataille, à bout de souffle: "Maman! maman!...", car le blessé à mort ne veut pas encore mourir, et surtout pas là, ni comme ça abandonné de tous... et ce petit cri instinctif qui sort du plus profond de la chair angoissée et que l'on guette pour voir s'il va encore une dernière fois se renouveler est si épouvantable à entendre que l'on tire des feux de salve sur cette voix pour la faire taire, pour la faire taire pour toujours... par pitié... par rage... par désespoir... par impuissance... par dégoût... par amour, Ô ma maman! »

- Blaise Cendrars, « La Main coupée et autres récits de guerre »


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La Picarde maudissant la guerre (de Péronne) qui tend un poing vengeur Monument morts - la mère-patrie pleurant ses fils morts au champ d′honneur

La plupart des femmes, comme les hommes, sont en 1914, nationalistes, patriotes et soutiennent la guerre. Cependant, quelques féministes affirment leur opposition :

 « J’en appelle à vous toutes, ô femmes-mères ! épouses ! amantes ! sœurs ! que la guerre a meurtries hier et qu’elle meurtrira encore demain… C’est à nous les femmes qu’il appartient d’être rédemptrices. Car nous sommes les mères, les créatrices de vie » Voir in F. Thébaud, La femme au temps de la guerre de 14, op. cit.

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Des passants circulent devant le café du Croissant, à Paris, le 1er août 1914, au lendemain de l'assassinat de Jean Jaurès dans cet établissement. Lecture_des_affiches ce 2 août 1914

L’institutrice Hélène Brion, secrétaire générale du syndicat des instituteurs et institutrices, traduite en conseil de guerre pour défaitisme en mars 1918 : « Je suis ennemi de la guerre parce que féministe. La guerre est le triomphe de la force brutale, le féminisme ne peut triompher que par la force morale et la valeur intellectuelle. » Position minoritaire qui échoue devant la force des nationalismes, comme échoue la minorité des femmes socialistes pacifistes qui se réunissent à Berne en mars 1915, à l’appel de Clara Zetkin.

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Charge à la bayonnette Les chevaux ont été réquisitionnés...

Cependant , comme les hommes et les femmes socialistes, renient aussi leur internationalisme d’avant-guerre (« tant que durera la guerre, les femmes de l’ennemi seront aussi l’ennemi » écrit Jane Misme dans La Française du 19 décembre 1914) et se veulent le ferment moral des nations. Par exemple, les féministes françaises de l’Union française pour le suffrage des femmes (UFSF) et du Conseil national des femmes françaises (CNFF) considèrent la guerre comme « une cause sainte » contre la barbarie et le militarisme prussien ; elles appellent les Françaises à être des « semeuses de courage » et à ne pas ébranler le sens du devoir chez les hommes (notamment lors des permissions)  

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Univers Steampunk -3/4-

Publié le par Perceval

      Galerie steampunk:

Tiffanie-Uldry-la-clef-d-argent.jpg Tiffanie-Uldry-affiche.jpg
Tiffanie Uldry - la clef d'argent -  
Tiffanie-Uldry-le-petit-vaporiste.jpg Tiffanie-Uldry-00.jpg
Tiffanie Uldry - le petit vaporiste - Tiffanie Uldry

 

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 S Empire City by gamefan84  S machinarium11
 S Locomotives-Roundhouse2  S paysage urbain Steampunk city of ember

S_Steam_Punk_Harem.jpg

 S paysage urbain Steampunk 2  S paysage urbain Steampunk nyc city hall station 04 01
 S The Tin tin maker 2d sci fi robots steampunk  steampunk-1.png

A lire:

Homunculus de James Blaylock, La Machine à différences de William Gibson & Bruce Sterling, La Trilogie Steampunk de Paul Di Filippo, L'Équilibre des paradoxes de Michel Pagel, Machines infernales de K.W.Jeter, Confessions d'un automate mangeur d'opium de Fabrice Colin et Mathieu Gaborit, La Lune seule le sait de Johan Heliot, L'Instinct de l'équarisseur de Thomas Day, Futurs antérieurs par Daniel Riche,...  

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St Massive steam train St Steampunk Tendencies Shibina Nadegda
St The Time Machine by Dmitriy Filippov david-goliath-steampunk-art.jpeg

Cinéma:

Brazil de Terry Gilliam, Le Château dans le ciel de Hayao Miyazaki, Retour vers le futur 3 de Robert Zemeckis, Delicatessen (1991) de Jean-Pierre Jeunet, Wild Wild West de Barry Sonnenfeld, Metropolis de Rintarō, La Ligue des gentlemen extraordinaires de Stephen Norrington, Arsène Lupin de Jean-Paul Salomé, Casshern de Kazuaki Kiriya, Le Prestige de Christopher Nolan, Hellboy 2 (2008) de Guillermo del Toro, Vingt mille lieues sous les mers de Richard Fleischer,...  

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La Cité des enfants perdus:

Synopsis :
Krank, un vieil homme vit sur une île artificielle entouré de clones, tous identiques. Krank, hanté par de perpétuels cauchemars, fait enlever des enfants perdus pour leur prendre leurs rêves. Quand Denrée, un petit garçon boulimique, est enlevé, son « grand frère », One, se met en tête de le retrouver avec l'aide de Miette, une fillette débrouillarde, chef des enfants perdus.

 

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Abney Park - End of Days - Steampunk Music

   

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Abney Park - Sleep Isabella remastered version - steampunk music

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Univers Steampunk -2/3-

Publié le par Perceval

 

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Pour parler du Steampunk, il faut d'abord parler un peu de ses origines, il trouve ses racines au début des années 80 et est à la base un héritages d'oeuvres littéraires diverses écrites par des amateurs de science fiction, on peut remonter cependant un peu plus loin dans le temps, Jules Verne célèbre écrivain né en 1828, a notamment écrit de nombreux romans de science fiction et d'anticipation qui sont devenus des grands classiques, tels que Vingt milles lieux sous les mers ou encore Voyage au centre de la terre, mais à ce moment là le terme n'existe pas encore.

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Le steampunk traduit littéralement par punk à vapeur, est un croisement entre la science fiction et l'ambiance rétro de l'époque victorienne, c'est assez rapidement résumé, on peut aussi parler de rétrofuturisme qui convient assez bien au mouvement. 

Sous genre de la SF, il se différencie toutefois de celui ci car il fait souvent référence à des éléments anachroniques comme les ordinateurs ou les manipulations génétiques.

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Les thèmes abordés dans les romans Steampunk sont assez variés, cela va de l'aventure au policier, il fait d'ailleurs parfois référence à la SF en reprenant les voyages dans le temps. 

Le genre ne se limitera plus à la littérature mais envahira aussi un grand nombre d'autres média, tels que la musique, le cinéma, la bande dessinée, et même les jeux vidéo.

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L'Art Steampunk évoque une réalité alternative où la vapeur est la source principale d'alimentation. Technologie, bien que très avancé, a pris un aspect très différent et se sentir, et la mode est fortement influencé par les styles victoriens. Dans cet épisode, nous explorons l'esthétique Steampunk et le mouvement de l'art. Nous parlons d'un artiste Steampunk, un compositeur qui a créé une pièce entière de musique inspirée par Steampunk, et un collectif d'arts de la scène dont le travail s'inscrit naturellement dans ce monde fascinant.

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Univers Steampunk -1/3-

Publié le par Perceval

Peut-être ne connaissez-vous pas le « Steampunk »... ?

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From the cover of Steam Punk Magazine (2011) Cover of The Bookman Histories (Angry Robot, 2012) by Lavie Tidhar

- Il s'agit -sans doute – d'une ramification de l’Uchronie -, un genre qui prend de la consistance en puisant dans les marges des « mauvais genres » … Il y a sans aucun doute une volonté de dérision...

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C'est une sorte de « fantaisie victorienne ».

K. W. Jeter écrit Morlock Night qui relève de cette démarche de fantaisie victorienne. Il s’agissait, selon Jeter, d’écrire un titre s’inscrivant dans une série consacrée au retour du roi Arthur. Diverses époques devaient servir de cadre aux aventures du souverain breton. Le récit se déroule finalement en Angleterre à l’époque victorienne et propose une suite à La Machine à explorer le temps de H.G. Wells. 



Dans des limites restreintes, le steampunk n’est qu’une imitation de l’anticipation du XIXème siècle et une mise en scène de gadgets technologiques anachroniques. Dans un cadre large, il lorgne vers la Fantasy urbaine, le Fantastique, l’Uchronie biaisée, voire un exercice de style très référencé mêlant des personnages historiques réels et des héros de roman populaire. 

L'une des spécificités du steampunk est d’être une extrapolation du potentiel technique d’une époque précise : le XIXème siècle. Une anticipation à rebours...

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Le steampunk préfère éviter une réflexion sur l'avenir, où plutôt « Ils préfèrent se demander ce qui se serait passé si le futur était arrivé plus tôt plutôt que de s’interroger sur NOTRE avenir. C’est une manière d’écrire une SF qui ne risque pas d’être démentie, ni de se démoder sur le plan technoscientifique - d’autant que le recours à des éléments surnaturels, comme chez Tim Powers, rapproche certaines œuvres de la fantasy. » Roland C. Wagner

Le Steampunk est un genre visuel puisqu’il introduit dans le récit une esthétique singulière, celle des machines à vapeur, du rétro-futurisme, de la confusion des époques et des technologies. Certains dessinateurs y ont vu le moyen développer des univers graphiques propices à de trépidantes aventures.

La Ligue des Gentlemen extraordinaires de Alan Moore et Kevin O’Neill, est La bande dessinée à lire pour illustrer le steampunk...

 

 

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