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Zinaida Gippius et Dmitri Merezhkovsky -1/4-

Publié le par Perceval

Zinaida Gippius est l'une des femmes parmi les plus étonnantes et intelligentes de son époque en Russie.

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Zinaida Gippius by Otto Renar (1904)

Elle est écrivaine, éditrice, critique littéraire, et ( avec Valery Brioussov  ) une théoricienne du symbolisme dans la littérature russe.

Elle est née Zinaida Nikolaïevna Gippius le 20 novembre 1869, dans la ville de Belev ( province de Toula ), en Russie. Elle est l'aînée de quatre filles. Son père, Nicolas Romanovitch Gippius, est un célèbre avocat et procureur du Sénat russe. Sa mère, Anastasia Vasilevna (née Stepanova), est la fille du chef de la police d'Ekaterinbourg.

Jeune, Zinaida Gippius est éduquée à la maison en mettant l'accent sur ​​la littérature, l'histoire, les arts et la musique, puis elle étudie à l'Institut de Kiev pour les femmes. En 1881, après la mort de son père, elle déménage à Yalta, puis à Tbilissi, et vit chez son oncle à Borjomi. Là, en 1888, elle rencontre Dmitri Merezhkovsky, écrivain il vient de faire paraître son premier livre de poésie... Ils se marient le 9 Janvier 1889, à Borjomi. Elle a dix-neuf ans.

Gippius ( ou orthographe latine-alphabet "Hippius") et Merezhkovsky vivent dans une magnifique maison à Saint-Pétersbourg - un cadeau de mariage de la mère de Merejkovsky. Leur domicile devient un lieu de rencontre apprécié par le milieu culturel de Saint-Pétersbourg milieu culturel.

Zinaida Gippius attire d'abord l'attention avec son comportement peu conventionnel, en cultivant une image androgyne, et plus tard comme critique virulent et perspicace.

Elle tient à affirmer, avec son mari, une égalité dans le couple. Ils ont chacun leur chambre ( une pièce propre, à laquelle tenait beaucoup aussi Virginia Woolf...).

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Gippius Caricature by Mitrich (1907)

Zinaïda Gippius ou Hippius a une réputation ( appelée « décadente ») de femme fatale, qui piège ses victimes telle une araignée... Une caricature la montre en figure masculinisée avec une lorgnette et la cigarette aux lèvres. Chacun reconnaît l'odeur de son tabac parfumé à la cannelle … Contrairement à son mari, elle vit beaucoup la nuit, et se couche vers trois ou quatre heures du matin, pour se lever autour de deux heures de l'après-midi. Andrey Bely (*) décrit Gippius allongée sur le canapé dans le salon au papier peint rouge composée de fauteuils rouges, et engagés dans longue discussion intellectuelle avec un invité plutôt masculin, assis devant la cheminée... Bely souligne sa belle chevelure rousse clair. Il parle de ses yeux verts et de son sourire ambigu de Mona Lisa. Il la compare à une guêpe de taille humaine, à une séductrice dessinée par Aubrey Beardsley...

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A suivre ...

 

(*) Andreï Biély ou André Bély (1880 - 1934) est un poète et important écrivain russe. Avec son ami, Alexandre Blok, il fut un des chefs de file de la seconde génération symboliste en Russie  

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George Sand : Les bas bleus...

Publié le par Perceval

Daumier réalise en 1844, une série de caricatures sur Les Bas-bleus - nom donné au XIXe siècle aux femmes qui ont des prétentions littéraires - il insiste notamment sur la mauvaise tenue de leur foyer.

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Honoré Daumier, " Adieu, mon cher, je vais chez mes éditeurs...", série Les Bas-bleus, lithographie, parue dans Le Charivari, 8 février 1844 Honoré Daumier, La mère est dans le feu de la composition, l’enfant est dans l’eau de la baignoire ! série Les Bas-bleus, lithographie, parue dans Le Charivari, 26 février 184

Nous retrouvons ces stéréotypes, dans les femmes auteurs de La Comédie humaine, par exemple : Camille Maupin dans Béatrix ou de Dinah de la Baudraye dans La Muse du département.

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1er_Bas_bleu_-_Profitons_de_l-occasion.jpg Daumier-Les_bas-bleus-6.jpg


L'admiration que Balzac – le conservateur - semble porter à George Sand, est à rapprocher des critiques qu'il fait d'elle - à Mme Hanska - dans ses lettres.

Il reproche à George Sand de ne pas éduquer ses enfants comme il le faudrait. Elle est certes "excellente mère, adorée de ses enfants", "mais elle met sa fille Solange en petit garçon et ce n’est pas bien" et elle "a laissé son fils Maurice goûter de trop bonne heure aux dissipations de Paris" (lettre à Mme Hanska, 2 mars 1838)

Il juge aussi avec sévérité la "femme auteur" de Lucrezia Floriani dont le talent "arrive comme sa personne à l’âge critique" (lettre à Mme Hanska, Paris, 26 juin 1847).

Mme de la Baudraye est présentée comme "la future rivale de George Sand" et elle est associée à ce que Balzac appelle le "sandisme", "cette lèpre sentimentale [qui] a gâté beaucoup de femmes qui, sans leurs prétentions au génie, eussent été charmantes".

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Caricature de G. Sand - 1839-  Henri Gérard-Fontallard, Congrès masculino-fœmino-littéraire, lithographie publiée dans Aujourd’hui,Journal des ridicules, 15 octobre 1839

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« Je lui jetais presque son livre au nez. Je me souviens que, comme je le traitais de gros indécent, il me traita de prude et sortit en me criant sur l’escalier : "Vous n’êtes qu’une bête!" » (George Sand qui parle de Balzac ... dans  Histoire de ma vie)

 *****

Le jugement de quelques contemporains, sur G Sand


    caricature de George Sand dans le Monde Illustré"Pour mieux faire l’homme, (Sand) a éteint en elle le christianisme, renversé l’autel du mariage et de la mort et imprimé à son talent cette horrible grimace philosophique qui le défigure et qui a fini par le rendre affreux." BARBEY d’AUREVILLY

 

"Madame Dudevant commet des infamies et elle écrit des sublimités. Elle se flatte qu’on ne croira jamais ce qui est, et que la phrase, en définitive, prévaudra. Elle se juge assez vaisseau de haut bord pour avoir la sentine profonde. Une Christine de Suède à l’estaminet". SAINTE-BEUVE

 


"J’ai lu les premières Lettres d’un voyageur : comme tout ce qui tire son origine de Rousseau, cela est faux, factice, bourgeois, boursouflé, exagéré. Je ne puis supporter ce style de tapisserie, tout aussi peu que l’ambition populacière qui aspire aux sentiments généreux" NIETZSCHE

 

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"La femme Sand est le Prud’homme de l’immoralité. Elle a toujours été moraliste. Seulement, elle faisait autrefois de la contre-morale. Aussi elle n’a jamais été artiste. Elle a le fameux style coulant cher aux bourgeois. Elle est bête, elle est lourde, elle est bavarde ; elle a dans les idées morales la même profondeur de jugement et la même délicatesse de sentiment que les concierges et les filles entretenues (…) Que quelques hommes aient pu s’amouracher de cette latrine c’est bien la preuve de l’abaissement des hommes de ce siècle" BAUDELAIRE

 

"Les femmes n’ont jamais fait quelque chose de remarquable qu’en couchant avec beaucoup d’hommes, en suçant leur moelle morale : Madame Sand, Madame de Staël. Je crois qu’on ne trouverait pas une femme vertueuse qui vaille deux sous par l’intelligence". Les GONCOURT

 

Enumération présentée dans l’ABCdaire de George Sand, Flammarion, 1999

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Georges Sand, inspire Balzac.

Publié le par Perceval

George Sand (1804-1876) est mère célibataire. Elle est obligée d'écrire pour survivre. La "rage d'écrire" qui l'habitait déjà jeune devient un gagne-pain au journal "Le figaro", journal d'opposition républicain à l'époque.

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Indiana (1831) est le premier roman, que George Sand fait paraître, seule. Comme d'autres, un critique de l'hebdomadaire satirique illustré La Caricature, un certain Honoré de Balzac (1799-1850), s'enthousiasme à son propos :

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Le dandy Balzac aux Tuileries (Cassal, 1839)

« Ce livre-là est une réaction de la vérité contre le fantastique, du temps présent contre le moyen-âge, du drame intime contre la tyrannie du genre historique… Je ne connais rien de plus simplement écrit, de plus délicieusement conçu ».

Balzac admire véritablement George Sand, même si tout les sépare. Il vient la visiter à Nohant - sa propriété qu'elle a réussi à récupérer après sa séparation officielle - quelques jours, en 1838, et s'en retourne avec l'idée de se lancer, grâce à elle, dans la rédaction de Béatrix, prenant exemple sur l'histoire de Mme d'Agoult et de Liszt, qui faisaient partie de son entourage.

L'ouvrage sortira à la fin de l'année suivante , mettant en scène deux figures féminines. La première est celle de la blonde marquise de Rochefide, dont le roman porte le prénom, tandis que George Sand va fortement inspirer la seconde, la libre et indépendante Félicité de Touches.

En 1837, Balzac avait eu l'idée de raconter l'histoire de parisiens en province et d'une provinciale montant à Paris qui deviendra , en 1843, La Muse du département. La figure de George Sand détermine celle, posée en négatif, de la comtesse Dinah de La Baudraye, passionnée de littérature et auteur de poésie à ses heures. Balzac écrit au début de son livre, lui rendant un mordant hommage :

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George Sand par Musset

«  Si ce mot ne devait pas, pour beaucoup de gens, comporter une espèce de blâme, on pourrait dire que George Sand a créé le sandisme, tant il est vrai que, moralement parlant, le bien est presque toujours doublé d’un mal. Cette lèpre sentimentale a gâté beaucoup de femmes qui, sans leurs prétentions au génie, eussent été charmantes. Le sandisme a cependant cela de bon que la femme qui en est attaquée faisant porter ses prétendues supériorités sur les sentiments méconnus, elle est en quelque sorte le bas-bleu du cœur : il en résulte alors moins d’ennui, l’amour neutralisant un peu la littérature. Or l’illustration de George Sand a eu pour principal effet de faire reconnaître que la France possède un nombre exorbitant de femmes supérieures assez généreuses pour laisser jusqu’à présent le champ libre à la petite-fille du maréchal de Saxe.» (Balzac, La Muse du département, Pléiade, p. 51 . L’intrigue est de 1836… On appréciera le constat plutôt aigre de la réussite de Sand auprès du public féminin, et des motivations " féministes " et pleurnichardes que Balzac y déchiffre )

« Quand, après la révolution de 1830, la gloire de George Sand rayonna sur le Berry, beaucoup de villes envièrent à La Châtre le privilège d’avoir vu naître une rivale à madame de Staël, à Camille Maupin, et furent assez disposées à honorer les moindres talents féminins. Aussi vit-on, alors beaucoup de Dixièmes Muses en France, jeunes filles ou jeunes femmes détournées d’une vie paisible par un semblant de gloire ! » (La Muse du département Honoré de Balzac XII. Comment la révolution de Juillet en produisit une chez Dinah)

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De Aurore Dupin, à George Sand ...

Publié le par Perceval

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Madame Dupin de Francueil en compagnie de sa petite-fille (1815), Aurore, reçoivent le général Alphonse de Colbert (1776-1843),

Pendant son adolescence, Aurore Dupin – née à Paris le 1er juillet 1804 - ( la future George Sand), formait le projet de devenir religieuse... De quatorze à seize ans, elle fut pensionnaire au couvent des Dames augustines anglaises, ce même couvent où sa grand-mère, Marie-Aurore de Saxe, nièce du Maréchal de Saxe, frappée par la politique de la Terreur, fut arrêtée en décembre 1793, et incarcérée pendant huit mois... Marie-Aurore de Saxe avait épousé Claude-Louis Dupin de Francueil en seconde noce (elle était alors âgée de 29 ans et lui de 61 ans).

Leur fils, Maurice Dupin, père de George Sand, et Sophie-Victoire Delaborde, sa mère, se marièrent en 1804. Ce mariage constituait une mésalliance et fut conclu à l’insu de Mme Dupin de Francueil. À l’automne 1805, au début des grandes guerres napoléoniennes, Maurice Dupin repartit en campagne. Il avait été nommé aide de camp du prince Murat .. Maurice Dupin est mort accidentellement d'une chute de cheval à la sortie de La Châtre, le 16 septembre 1808. Aurore est prise en charge par sa grand-mère... Marie-Aurore de Saxe meurt le 26 décembre 1821 à Nohant.

Aurore Dupin (alias George Sand) jeune
Aurore Dupin (alias George Sand) jeune

Aurore Dupin épouse Casimir Dudevant en 1822, un sous-lieutenant qui abandonne sa carrière militaire pour se consacrer au droit. Ils s’installent dans dans la propriété familiale de Nohant ( Berry) appartenant à la mère d'Aurore.

Peu cultivé, Casimir passe tout son temps à la chasse. Aurore tente d’amener son mari à lire et à écouter de la musique, ses deux grandes passions, mais leurs divergences d’éducation minent leur relation. Leur désaccord grandit avec le train de vie de son mari, plutôt attiré par les soirées de beuverie … Cette union est un échec sentimental, malgré la naissance de deux enfants, Maurice venu au monde le 30 juin 1823 puis Solange, quelques années plus tard, le 13 septembre 1828.

Ainsi, délaissée par son mari, Aurore n’a aucun mal à succomber aux charmes cultivés d’Aurélien de Sèze. En 1825 à Cauterets, leur rencontre bouleverse l’équilibre fragile du couple... Aurore et Aurélien se lancent dans une longue relation, principalement épistolaire.  A Nohant, elle noue une liaison avec Stéphane Ajasson de Grandsagne, originaire de La Châtre, de 1827 à 1828. La rumeur publique rattrape les amants et compromet l'équilibre précaire des époux Dudevant. Casimir se met à boire, devient odieux et entretient des relations avec les servantes

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George Sand par de Musset - 1833

Le 30 juillet 1830, la jeune femme ( 26 ans) fait également la connaissance de Jules Sandeau, âgé à l'époque de dix-neuf ans, lors d’une réception chez des amis, les Duvernet, au château voisin de Coudray. Celui-ci devient rapidement son amant.

La séparation d'avec Casimir est inévitable (le divorce n'existe pas à cette époque), elle sera prononcée en sa faveur le 16 février 1836, le tribunal de La Châtre reconnaissant prouvés les « injures graves, sévices et mauvais traitements ». Face à la grande fermeté de son épouse, Casimir Dudevant s'incline et ne veut surtout pas perdre l'usufruit des possessions d'Aurore. Elle obtient de partager désormais son temps entre Nohant et Paris, Casimir accepte également de lui verser une rente de 1.500 Francs. Elle retrouve alors Jules Sandeau, et partage à Paris la vie littéraire qui lui faisait tant envie.

georges-sand-alias-aurore-dudevant-french-writer-dressed-as.jpg      Dans ce Paris de 1831, en pleine effervescence romantique après la révolution de Juillet où les jeunes artistes et poètes du quartier latin portaient des costumes extravagants, Aurore mène une vie de bohème avec ses compagnons, allant dans les théâtres, les musées et les bibliothèques. Ayant obtenu de la préfecture de police de l'Indre une permission de travestissement... elle adopte un costume masculin, plus pratique et moins coûteux: elle endosse une « redingote-guérite », se noue une grosse cravate en laine, se fait couper les cheveux jusqu'aux épaules et met un chapeau de feutre mou. Aurore affiche sa liaison avec Jules Sandeau. Journaliste au Figaro, il lui présente ses amis, dont Balzac. Ils écrivent en commun un roman, Rose et Blanche, publié sous le pseudonyme de J. Sand.

Mais lorsqu’elle décide de publier seule son prochain roman, Indiana, - un roman d'amour contant l'histoire d'une jeune fille mal mariée - sous le pseudonyme de George Sand, Sandeau reprend la seule paternité du premier roman, mettant ainsi fin à leur relation.

Malgré l'épidémie de choléra qui sévit à Paris et occupe les esprits, celui-ci connaît un vif succès. Au mois de novembre 1831, elle écrit Valentine, premier roman berrichon,et entame une collaboration avec La Revue des Deux-Mondes, pour laquelle elle s'engage à rédiger une chronique. Le 29 mai 1836, dans ces pages très courues, elle dénonce ainsi le silence qui règne sous les toits, les affres de la vie conjugale. L'écrivain se lie aussi avec des personnalités du monde des lettres et des arts : le critique Sainte-Beuve, l'actrice Marie Dorval...

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Le Codex Manesse

Publié le par Perceval

Un chevalier et sa dame

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Lovers-playing-chess.jpg Lover-kissing.jpg
Lovers-hunting.jpg knight---women-dancing.jpg
illumination-of-courtly-love.jpg A Knight at woman's bedside

 

Le Codex Manesse ,( ou Große Heidelberger Liederhandschrift )  Codex-Manesse.-Zurich-1304-5.jpgest un recueil de chants médiévaux compilés et illustrés vers 1310. Il contient, sur plus de 700 pages, les portraits des poètes et les textes de chansons d'amour courtois. Par exemple, Henri d'Ofterdingen (1), qui était un troubadour allemand du XIIIe siècle ( fictif) , dit avoir participé au concours des Minnesänger à la Wartburg en 1207. 

Note: (1) Henri d'Ofterdingen (en allemand Heinrich von Ofterdingen) est un roman du poète romantique allemand Novalis, qui sera publié après sa mort par son ami Ludwig Tieck.

Pour plus d'images: c'est ICI:

Medieval-love.-Codex-Manesse.-Zurich-1304-5.jpg

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Derrière Le "Poilu", Cherchez La Femme ... -4- Madelon

Publié le par Perceval

La-Madelon-Carte-postale.jpgLa Madelon, parfois dénommée Quand Madelon, a été écrite par Louis Bousquet sur une musique de Camille Robert. Divers comiques-troupiers l'interprètent, notamment Charles-Joseph Pasquier, connu sous son nom de scène, Bach.

C'est le 24 avril 1914 que La Madelon aurait été créé...

Cette chanson n'eut aucun succès à ses débuts, lorsqu'elle fut interprétée par le chanteur Bach devant une assistance civile. Mais c'est au théâtre aux armées que cette chanson doit son immense popularité. Interprétée par ce même Bach en fin de récital, un soir où il avait épuisé tout son répertoire, devant une parterre de poilus en permission, ce fut tout à coup un véritable triomphe qui ne s'est pas démenti depuis. La Madelon passe depuis pour avoir gagné la guerre, et d'autres chansons ont repris avec succès ce prénom symbolique: "La Madelon de la Victoire" (1919) et "Victoire, la fille de Madelon" (1939).

 

 

1. Pour le repos, le plaisir du militaire,
Il est là-bas à deux pas de la forêt
Une maison aux murs tout couverts de lierre,
«Aux Tourlouroux», c’est le nom du cabaret.
La servante est jeune et gentille,
Légère comme un papillon
Comme son vin, son œil pétille,
Nous l’appelons la Madelon.
Nous en rêvons la nuit, nous y pensons le jour
Ce n’est que Madelon, mais pour nous c’est l’amour.

Quand Madelon vient nous servir à boireQuand_Madelon.jpg
Sous la tonnelle on frôle son jupon,
Et chacun lui raconte une histoire,
Une histoire à sa façon
La Madelon pour nous n’est pas sévère
Quand on lui prend la taille ou le menton
Elle rit, c’est tout le mal qu’elle sait faire
Madelon ! Madelon ! Madelon !

2. Nous avons tous au pays une payse,
Qui nous attend et que l’on épousera,
Mais elle est loin, bien trop loin pour qu’on lui dise
Ce qu’on fera quand la classe rentrera.
En comptant les jours on soupire,
Et quand le temps nous semble long,
Tout ce qu’on ne peut pas lui dire
On va le dire à Madelon.
On l’embrass’ dans les coins. Ell’ dit : «Veux-tu finir…»
On s’figur’ que c’est l’autr’, ça nous fait bien plaisir.

Refrain.

3. Un caporal en képi de fantaisie
S’en fut trouver Madelon un beau matin
Et fou d’amour, lui dit qu’elle était jolie
Et qu’il venait pour lui demander sa main.
La Madelon, pas bête, en somme,
Lui répondit en souriant :
«Et pourquoi prendrai-je un seul homme
Quand j’aime tout un régiment.
Tes amis vont venir. Tu n’auras pas ma main,
J’en ai bien trop besoin pour leur verser du vin».

Refrain.


Peu de chansons de 1914-1918 occupent dans l’imaginaire collectif une place aussi importante que « Madelon ... ». Cet hymne des poilus, véritable talisman qu’ils connaissaient tous par cœur, les touchait car elle exprimait exactement leur ressenti.

madelon.jpg

On a de Quand Madelon l’idée d’une chanson grivoise, faite pour amuser les « poilus » au café-concert. C’est le contraire : ceux qui l’entendaient pleuraient et la redemandaient parce qu’elle exprimait exactement leur ressenti : le propre d’une grande chanson. Il est vrai qu’elle propose une vraie mise en abîme pour le soldat : elle se passe dans un « tourlourou » (1) , un cabaret où l’on vient chanter, à l’écart des combats, et où s’installe peu à peu une petite économie parallèle, axée autour du divertissement.

Précisément, cette femme, Madelon, est là pour faire penser à toutes les autres. Elle donne du vin, rien de plus. Si l’on est trop entreprenant, « elle rit, c’est tout le mal qu’elle sait faire » , généreuse comme une sœur, sans agressivité (l’inverse de l’horreur des combats), dont il ne faut pas tomber amoureux mais dont la présence et la gentillesse suffisent à assouvir le manque. Quand Madelon est donc tout l’inverse d’une chanson comique. « C’est l’hymne de cœur des poilus qu’il faut entendre avec sa mélancolie, comme un Lied de Schubert ! » , selon Olivier Hussenet, artiste permanent au Hall de la chanson. Cette chanson est un talisman. Certains affirment qu’on ne la chantait pas en allant se battre. C’eût été la galvauder. D’autres au contraire disent qu’ils se la répétaient en eux-mêmes pour ne pas s’effondrer. Comme une prière.

(1) L'origine du mot « tourlourou » reste sujet à interprétations. La plus vraisemblable semble celle d'un mot populaire voir argotique désignant un (éventuellement jeune) soldat d'infanterie. Il est aux Antilles le nom d'un crabe de terre ; les matelots comparant le fantassin à ce crustacé...
Il désignerait aussi ces comiques-troupiers qui ont, justement, assuré en partie la popularité de Madelon.


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Effie Gray, J.Ruskin et E.Millais -2/2-

Publié le par Perceval

Alors qu'elle est mariée à Ruskin, elle pose comme modèle pour une peinture de Millais L'Ordre de libération, dans laquelle elle est représentée comme l'épouse fidèle d'un rebelle écossais qui a obtenu que son mari fût libéré de prison.

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The Order of Release, Sir John Everett Millais

Elle devient par la suite son amie, il accompagne le couple à l'occasion d'un voyage en Écosse, et Millais fait le portrait de Ruskin conformément aux principes artistiques de ce dernier.

Pendant le temps, qu'ils passèrent à Brig o' Turk dans les Trossachs (en Ecosse) , ils tombent amoureux l'un de l'autre.

Elle abandonne Ruskin et, avec le soutien de sa famille et d'un certain nombre d'amis influents, elle demande l'annulation de son mariage, ce qui provoque un énorme scandale, et leur union est annulée en 1854. En 1855, elle épouse John Millais à qui elle donnera huit enfants... Elle posera également pour un certain nombre de ses œuvres, notamment Peace Concluded (1856), qui l'idéalise comme une icône de la beauté et de la fécondité.

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Un commentaire de cette « aventure », pourrait s'articuler sur la nuit de noces des Ruskins, et reconnaître chez cet homme, un symptôme du problème universel de la différence entre une image idéalisée et la réalité. Aujourd'hui encore, l'homme n'est-il pas impressionné par les multiples images de ce qui est censé être la femme idéale, et qui fait abstraction de la vraie vie, faite de rides, de poils et d'odeurs … ?

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Effie with foxgloves 1853 Effie Gray par John Everett Millais dans les années 1860

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effie-Gray-poster.jpg ruskin.jpg
   

Un long métrage tiré de cette histoire vraie, sortira bientôt dans les salles. Le film d'Emma Thompson « Effie Gray » raconte la mystérieuse relation entre l’artiste John Ruskin et sa nouvelle femme Effie Gray. Dakota Fanning tient le rôle-titre et le mari d’Emma Thompson, Greg Wise joue quant-à lui le rôle du peintre.




 

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Effie Gray, J.Ruskin et E.Millais -1/2-

Publié le par Perceval

Euphemia Gray ( Effie ) connaît John Ruskin depuis l'enfance. Ruskin (1819-1900) épouse Effie (1828-1897) en 1846.

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Effie Ruskin en 1851, par G F Watts

Après leur mariage, ils font un voyage à Venise, où Ruskin fait des recherches pour son livre The Stones of Venice. Toutefois, leurs tempéraments différents causent bien vite des problèmes : elle est naturellement extravertie et aime plaire, et s'adapte mal à personnalité « trop sérieuse » de son mari.

Ruskin, est connu comme critique d'art. Sa notoriété française doit beaucoup à Marcel Proust, qui forme son esthétique à l'école des livres de Ruskin.

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Ce portrait de John Ruskin par Sir John Everett Millais (1853) est réalisé dans un style qui remplit les idéaux de Ruskin. Ruskin pose élégamment et naturellement sur le bord rocheux d'une cascade... La représentation est précise, non anonyme, dans un décor naturel. Avec réalisme, le peintre capture un moment précis, peut-être un moment de réflexion silencieuse ou de méditation...

 

Le premier ouvrage de Ruskin est consacré aux "Peintres modernes" dans lequel il se livre à une défense passionnée de William Turner. En 1845, amoureux de l'Italie, il y retourne seul, séjourne à Florence et à Pise, puis à Venise, découvrant les primitifs qui vont à jamais changer sa conception de l'art. Au retour, il s'attarde en France afin d'étudier les principaux monuments et, de ce voyage, tirera une étude "Les sept lampes de l'architecte" ( 1849 ) où, à l'opposé d'un Viollet-le-Duc, il développe une conception antirestaurationniste et affirme sa conviction que l'art et l'architecture d'un peuple sont indissociables de sa religion, de sa morale, de ses moeurs et de ses sentiments nationaux.

Ruskin vole au secours des pré-raphaélistes, à l'époque éreintés par la critique, et s'emploie à les défendre dans un pamphlet intitulé "Pré-Raphaeltism" ( 1851 ).

Conjuguant le social et l'esthétisme, Ruskin et Morris plaident pour le renouveau d'un artisanat de haute qualité, en mesure de libérer l'homme de la laideur et du machinisme productif...

Le mariage avec Effie Gray, après cinq années, est annulé pour « non-consommation ». Il continue à alimenter de nos jours des légendes nombreuses et variées, des suppositions. Effie épouse très vite le peintre John Everett Millais, un membre du mouvement préraphaélite dont Ruskin fut le mécène et le soutien... A la suite de ses déboires conjugaux, Ruskin sera sujet à plusieurs reprises de dépressions...

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Effie Ruskin 1851 - Thomas Richmond

Quand Effie rencontre Millais, Ruskin n'a eu de cesse de repousser la consommation de leur mariage. Ses raisons ne sont pas claires :

« Il faisait valoir diverses raisons, sa haine pour les enfants, des motifs religieux, le désir de préserver ma beauté, et c'est cette année qu'il m'a dit au bout du compte sa véritable raison... c'est qu'il avait imaginé les femmes tout à fait différentes de ce qu'il a vu que j'étais, et s'il n'a pas fait de moi sa femme, c'est qu'il s'est senti dégoûté de ma personne le premier soir, le 10 avril. » ( lettre de Effie à son père )

Ruskin déclare à son avocat au cours de la procédure en annulation.

« On peut trouver étrange que j'aie pu m'abstenir d'une femme qui pour la plupart des gens était tellement attirante. Mais si son visage était beau, sa personne n'était pas formée pour exciter la passion. Au contraire, il y avait dans sa personne certaines choses, qui l'ont bien montré. »

 

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Sue Lewin, la muse de Maxfield Parrish.

Publié le par Perceval

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Maxfield Parrish (1870-1966) était un peintre et illustrateur américain connu pour ses œuvres utopiques et éthérées. Né 'Frederick Parrish', il prend le prénom Maxfield, de sa grand-mère quaker. 

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 Dinky_Bird -Maxfield_Parrish -1904  Maxfield Parrish - Fountain of Pirene -
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 Cinderella -  Maxfield Parrish  -  Sleeping Beauty, 1912  - Maxfield Parrish -

Maxfield Parrish, à 33 ans, est un illustrateur connu, il vit dans une très grande propriété, avec sa femme Lydia. Il rencontre Sue Lewin (1889-1978), alors qu'elle n'a que 16 ans, et qu'elle est employée par sa femme pour l'aider aux soins de leurs deux jeunes enfants. Lydia ne posant plus pour lui, il fait poser la jeune nounou dans des costumes de conte de fées.

Lewin est vite devenue sa muse, le modèle pour ses illustrations les plus célèbres. Finalement Parrish emménage un atelier afin que lui et Lewin puissent travailler en étroite collaboration. ….

 

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Les villageois de cette petite ville agricole sont scandalisés par ce mode de vie et même envoient une délégation pour rencontre l'artiste !. Mais Parrish et Lewin assurent que leur relation est purement platonique.... Ils seront ensemble pendant 55 années... Puis,alors que Parrish a 90 ans et Lewin 71 ans, la femme de Parrish meurt, le laissant libre de se marier avec Lewin... Cependant, il refuse! ... Alors, elle fait ses valises, quitte le domaine et retourne à son village où elle épouse quelqu'un d'autre. 

Parrish, peintre de génie à l'imagination débordante meurt, seul, quelques années plus tard.  

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Étonnantes peintures murales (1910-1916)  de Maxfield Parrish peintes pour  la Salle à manger des « girls » à la Curtis Publishing Company de Philadelphie. 

Un observateur attentif remarque facilement le modèle préféré de Parrish, sa maîtresse Susan Lewin ; elle apparaît 166 fois dans ces peintures murales. Parrish lui-même se représente 10 fois.

Sue Lewin est représenté comme fille ou garçon, mais avec des positions, des coiffures et des costumes différentes. 

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Il a été une figure unique dans l'art américain, Parrish était célèbre pour les couleurs lumineuses qui ont marqué une grande partie de son œuvre. La teinte "Parrish bleu" a été inventée en reconnaissance pour sa couleur. Il a obtenu ce résultat dans ses tableaux en utilisant une technique spéciale impliquant plusieurs couches d'huile et de vernis.  

Parrish n'a fait partie d'aucun mouvement traditionnel ou d'aucune école, et a développé un style vraiment original.

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Emma Florence Harrison

Publié le par Perceval

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Emma Florence Harrison (1877-1955) était une peintre et une illustratrice anglaise. ( Il y a un problème d'identification avec Florence Susan Harrison...? ( mystère ...?) )

Emma Florence Harrison, est née à Brisbane, en Australie, en 1877, à bord du clipper "Windsor Castle". Son père Norwood Harrison, était capitaine du navire qui transportait des émigrés en Australie et retournait au Royaume-Uni avec des cargaisons. Elle a passé une grande partie de son enfance, en mer.

Comme beaucoup de femmes de la génération de la Première Guerre mondiale, elle n'a jamais été mariée. Une profonde amitié avec l'écrivaine catholique irlandaise Enid Maud Dinnis, dont elle illustré quelques récits. Elle a eu une influence formatrice sur sa vie et son travail...

Son travail est axé vers la poésie et il met en évidence ses influences, que sont l'Art nouveau et l'art préraphaélite . 

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Emma Florence Harrison - Three Maidens - illustration from  Early Poems  by William Morris Florence Susan Harrison Guinevere and Other Poems by Alfred Lord Tennyson, 1912
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Florence Susan Harrison Three Angels Bear the Grail - Guinevere and Other Poems by Alfred Lord Tennyson, 1912 Florence Susan Harrison She Made Her Face a Darkness from the King - Guinevere and Other Poems by Alfred Lord Tennyson, 1912

Plusieurs de ses livres ont été publiés par Blackie and Sons. Entre autres ...

  • Goblin Market et autres poèmes "par Christina Rossetti
  • "Guenièvre et autres poèmes" Alfred Tennyson
  • "Early Poems" de William Morris
  • "Poèmes" de S. Ferguson ...
  • “Elfin Song”
  • “In the Fairy Ring”
  • “The Rhyme of a Run”
  • “Light of Love”
  • “Tennyson’s Dream Of Fair Women and other poems” de Alfred Tennyson
  • etc ...
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No one walks there now; Except in the white moonlight The white ghosts walk in a row - Early poems of William Morris, 1914 So Like a Shatter'd Column Lay the King - Guinevere and Other Poems by Alfred Lord Tennyson, 1912
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Sleep at Sea - The Poems of Christina Rossetti, 1910 Early poems of William Morris, 1914

 

L'imagination créative, permet plus qu'une simple invention. Elle participe au pouvoir de création, à partir d'abstractions ... Elle travaille au cœur de l'invisible, et permet - à ce qui est si mystérieusement caché du commun des mortels - de le révéler à la claire lumière de leur compréhension, ou du moins de leur compréhension partielle.

Ainsi, il y a dans les contes de fées, une vérité émotionnelle qui est si profonde qu'il y a peu de choses qui rivalisent avec eux ... Leur illustration, peut-être ...

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