Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Mademoiselle de Maupin -1/2-

Publié le par Perceval

Jean-Jules-Antoine Lecomte du Noüy (1842-1923) - Mademoiselle de Maupin

Jean-Jules-Antoine Lecomte du Noüy (1842-1923) - Mademoiselle de Maupin

Mademoiselle de Maupin est un roman épistolaire français écrit par Théophile Gautier et publié en 1835. Première grande œuvre de l'auteur, le roman raconte la vie de Madeleine de Maupin et ses aventures galantes.

Dans le roman, Madeleine de Maupin, avant de succomber aux avances des hommes, désire se travestir afin de surprendre leurs secrets. Elle parcourt donc le monde, sous le nom de Théodore, en quête d’aventures galantes. Albert, le héros de la première partie du livre, soupçonne la vérité, et tombe amoureux de Madeleine. Rosette, la précédente conquête de D’Albert, est trompée par le déguisement, elle aime Théodore/Madeleine qui doit par ailleurs se battre en duel pour avoir refusé d’épouser une jeune fille.

L'avis de Baudelaire : « Avec Mademoiselle de Maupin, apparaissait dans la littérature le Dilettantisme qui, par son caractère exquis et superlatif, est toujours la meilleure preuve des facultés indispensables en art. Ce roman, ce conte, ce tableau, cette rêverie continuée avec l’obstination d’un peintre, cette espèce d’hymne à la Beauté, avait surtout ce grand résultat d’établir définitivement la condition génératrice des œuvres d’art, c'est-à-dire l’amour exclusif du Beau, l’Idée fixe »

 

Reprenons...

Théophile Gautier. 
Mademoiselle de Maupin. 
Paris Conquet et Charpentier, 1883. 
George Barrie & Son, 1897
 compositions de Édouard Toudouze, 
gravées par Eugène André Champollion.

Albert, qui se voudrait être '' héros romantique '' bute contre ce qui lui paraît être une réalité lamentable, celle de ne pouvoir rencontrer ici-bas l’absolue Beauté... Une veuve libertine et sensuelle, qui répond au fâcheux prénom de Rosette, noie quelque temps ce désir inassouvi dans la griserie des sens.

« c'est un délicieux compagnon, un joli camarade avec lequel on couche, plutôt qu'une maîtresse... » (chap. III). Albert n'est cependant pas pleinement satisfait, bien que comblé sur le plan physique : « au lieu d'être tout à fait heureux, je ne le suis qu'à moitié ». Et le voilà qui cherche d'où cela peut venir... Tout au long du chapitre V, d'Albert essaie d'exprimer ses contradictions intimes, son regret de l'idéal abandonné, son amour exacerbé de la beauté, toutes les rêveries creuses qui le poursuivent dans la solitude où il vit.

 

- Rosette veut distraire son amant, et envoie des invitations à ses connaissances du voisinage.

 

Ainsi, surgit Théodore de Sérannes, jeune homme dont Rosette s’est autrefois passionnément éprise, mais qui pour des raisons mystérieuses n’a pu répondre à son amour.

« ... dans tout cet essaim provincial, ce qui me charme le plus est un jeune cavalier qui est arrivé depuis deux ou trois jours ; ... Le seul défaut qu'il ait, c'est d'être trop beau et d'avoir des traits trop délicats pour un homme. Il est muni d'une paire d'yeux les plus beaux et les plus noirs du monde, qui ont une expression indéfinissable... Il est vraiment parfait... Il avait derrière lui, monté sur un petit cheval, un page de quatorze à quinze ans, blond, rose, joli comme un séraphin... Tout redoutable cependant que soit(auprès de Rosette) un pareil rival (le jeune cavalier), je suis peu disposé à en être jaloux, et je me sens tellement entraîné vers lui, que je me désisterais assez volontiers de mon amour pour avoir son amitié. »

 

Et là, Albert panique lui aussi parce qu’il doit s’avouer qu’il succombe au charme de Théodore. “Naturellement”, Théodore n’est autre que Madeleine de Maupin, superbe jeune femme qui a conçu le projet fou de s’enfuir de son couvent dans les habits d’un homme. But du stratagème : s’introduire dans les groupes masculins afin de reconnaître, parmi les mâles d’autant plus misogynes qu’ils sont « entre eux », la perle rare.

En 1835, le thème du travestissement est à la mode : 1829 a vu naître la Fragoletta de Latouche, 1830 la Sarrasine de Balzac. Un article de Castil-Blaze paru dans l’Artiste en 1831 raconte les folles aventures de Madeleine d’Aubigny. Le Figaro du 12 avril 1833 enfin parle de femmes duellistes, de Sophie Arnould et de Madeleine de Maupin. En effet, mademoiselle de Maupin a vraiment existé … !

 

(Celle-ci vécut au XVIIe siècle, sous Louis XIV. Elle défraya la chronique par son comportement pour le moins atypique. Cette aventurière, douée à la fois pour le chant et l’épée, n’hésita pas à se travestir en homme et à séduire, dit-on, quelques jeunes femmes.)

Voir les commentaires

Umberto Brunelleschi ( 1879- 1949)

Publié le par Perceval

Umberto Brunelleschi ( 1879- 1949)
Umberto Brunelleschi ( 1879- 1949)
Umberto Brunelleschi ( 1879- 1949)
Umberto Brunelleschi ( 1879- 1949)
Umberto Brunelleschi ( 1879- 1949)

Umberto Brunelleschi ( 1879- 1949) est né à Montemurlo en Italie en 1879. Peintre postsymboliste , il utilise les scènes décoratives pour exprimer son talent.

Il étudie aux Beaux Arts de Florence puis s’installe à Paris en 1900, collabore en tant que caricaturiste à de nombreuses publications : Le Rire, L’Assiette au beurre, Les Feuillets d’Art, et expose ses œuvres dans les salons parisiens. Dans les premières années du XXe siècle, il se lie très rapidement avec le milieu des jeunes poètes fréquentant le Quartier latin et commence à exposer au Salon des indépendants.

Il est également le directeur artistique d'une revue éphémère (1919-1920), mais remarquée : La Guirlande de l'art et de la littérature. Ambitieux d'une œuvre plus rare, l'artiste ne dédaigne pourtant pas alors de composer des panneaux-réclames pour un grand magasin. Il devient portraitiste, colorant son modernisme d'influences florentines. Il contribue à des magazines de luxe tels que Fémina, La Gazette du bon ton... . Le dessin de Brunelleschi est toujours subtil et soigné, avec un tracé très linéaire et fin.

A partir des années 20, il devient une des figures de proue de l’art déco italien et crée des costumes pour le Bataclan de 1914 à 1922, les Folies Bergère de 1923 à 1936, le Casino de Paris ou encore la Scala de Milan. Il acquiert une renommée internationale, notamment pour ses costumes de Joséphine Baker.

La carrière de Brunelleschi est avant tout celle d'un illustrateur ayant entendu à la fois la leçon des maîtres galants du XVIIIe siècle et celle des bouffons de la Commedia dell'arte. On recense près de 30 ouvrages illustrés par Brunelleschi, pour des auteurs tels que Andersen, Gabriele D'Annunzio, Charles Perrault, Jean de La Fontaine, Boccace (le Décaméron), Diderot, Voltaire (Candide, L'Ingénu), Goethe, Musset ou encore l'abbé Prévost. Ses gouaches originales pour l'illustration de livres étaient régulièrement exposées dans les différents Salons à Paris et à la Biennale de Venise.

   
   

 

Voir les commentaires

Alain Fournier et Yvonne de Quiévrecourt

Publié le par Perceval

Le 1er juin 1905 , Alain-Fournier, jeune lycéen de 18 ans alain fournier 2descend un escalier de pierre à Paris, son regard croise celui d’une grande jeune fille blonde , élégante, élancée, portant un ''grand manteau marron ''.

 Le 1er juin 1905 , Alain-Fournier, jeune lycéen de 18 ans descend un escalier de pierre à Paris, son regard croise celui d’une grande jeune fille blonde , élégante, élancée, portant un ''grand manteau marron ''.

Le lendemain, l’amoureux revient en uniforme de collégien. Il l’accoste avant qu’elle ne prenne le tramway, et lui murmure : “Vous êtes belle.” ... Yvonne sait que cet amour est impossible car elle est déjà fiancée...

 “si belle, écrira-t-il, que la regarder touche à la souffrance

Il la suit .. . Il revient plusieurs fois sous ses fenêtres.

Le 10 juin, il a pu apercevoir derrière la vitre le visage de la jeune fille. Surprise , mais souriante. Le lendemain, il est encore là, tôt le matin et la jeune fille sort de cette maison, un livre de prières à la main. Il la suit jusqu’à l’ église Saint- Germain des Près.

A la fin de la messe, il l’aborde à nouveau et c’est '' la grande, belle, étrange et mystérieuse conversation '' entre deux êtres qui, jusqu’au pont des Invalides vont laisser vivre leur rêve. Au coin du Pont de la Concorde , elle lui demande son nom, il lui dit. Elle hésite une seconde , puis ''regardant bien droit, pleine de noblesse et de confiance elle a dit fièrement : Mon nom ? je suis mademoiselle Yvonne de Quièvrecourt...''

 

Huit ans après, son ami Jacques Rivière, l’informe qu’il a retrouvé la famille d’Yvonne de Quièvrecourt à Rochefort. Alain Fournier s’y déplace à la fin juillet 1913... Alain Fournier rencontre une dernière fois Yvonne. Yvonne de Vaugrigneuse est désormais mère de deux enfants.

« Je viens de rentrer à Paris. Je ne vous ai pas envoyé, puisque vous me l’avez fait défendre, une longue lettre que j’avais écrite en réponse à votre lettre du 15 septembre.

Je suis affreusement triste et découragé.

Voulez-vous embrasser tendrement pour moi vos eux charmants bébés » ( Sept 1913)

Il la revoit le temps de quelques conversations dans un parc, lui avouant son amour malheureux. Elle semble émue, lui confie qu’il lui est arrive de penser à lui, mais à quoi bon remuer le passé...

Un an plus tard, Alain-Fournier tombe sous les balles allemandes à Saint-Rémy, non loin de Verdun.

Le 17 octobre 1906, Yvonne de Quiévrecourt (1885-1964) épouse un médecin de marine Amédée Brochet de Vaugrigneuse; un mariage de raison souhaité par son père.

Alain Fournier eut plusieurs relations amoureuses, ainsi - avec une jeune femme de chambre, Jeanne Bruneau (1885-1971) – qui apparaît dans le roman comme Valentine Blondeau, la fiancée d’Augustin Meaulnes – et pendant les années 1910-1912 et 1913-1914 - avec une célèbre actrice, Madame Simone (1877-1985), la femme de l’homme politique Claude Casimir Perier, et que Fournier voulait épouser une fois la guerre terminée.

Voir les commentaires

Portrait de Mlle Ruby May par Leena McCall.

Publié le par Perceval

Le "Portrait de Mlle Ruby May, debout" par Leena McCall n'aura pas tenu deux jours sur les murs de la galerie londonienne Mall Galleries. ( début juillet 2014).

Jugé "trop pornographique et dégoûtant", le tableau a été retiré au profit d'un autre tableau "moins provocateur", rapporte le quotidien britannique The Guardian. Les responsables de la galerie justifient leur décision dans un mail publié sur le site de l'artiste: "Après un certain nombre de plaintes concernant la représentation du sujet et en prenant en compte le fait qu'il se trouve sur le chemin conduisant à notre centre d'apprentissage pour enfants, nous avons demandé que le portrait soit retiré."

La clientèle des 'Galeries Mall' ne craindrait pas de faire face à des nus, à la condition que le modèle soit passif et au regard moins provocateur. Cette femme semblerait être l'agent actif de sa propre sexualité, ceci est vue comme une menace ...

Interrogée l'artiste estime pour sa part que cette censure est simplement liée au fait que « Ruby vous fixe du regard. Ce n'est pas une femme timide ou effacée. »

Leena Mccall présente son fils Digby, âgé de 4 semaines, lors de son premier vernissage.

Leena McCall juge par ailleurs que la décision de la galerie témoigne des difficultés inhérentes à la représentation de la femme dans l'art contemporain.

« Tout l'intérêt de ce portrait réside dans ce que Ruby May dit de sa sexualité. Mon but est que les personnes en parlent », argumente la plasticienne, qui a représenté son modèle en train de fumer, le regard suggestif et le pantalon ouvert, révélant quelques poils pubiens. « Donc, en censurant mon travail, vous empêchez les gens de voir et de discuter de la question. »

Voir les commentaires

J. Cocteau, et une femme : Natalie Paley – Yseult -2/2-

Publié le par Perceval

Natalie Paley, « de sœur potentielle, la femme devint un être étranger, menaçant, tentaculaire – une Gorgone à la bouche haineuse et au ventre grouillant – […] »

Cocteau, Jean (1889-1963) 

La princesse Nathalie Paley en sphinx. 1932

Elle apparaît curieusement sous les traits du Sphinx de sa pièce, La Machine infernale, adaptation du mythe d’Œdipe. Durant l’élaboration de cette œuvre, Dans ses papiers personnels figure un dessin du Sphinx, tracé de sa main et sur lequel a été collée, à la place de la tête, une photographie de Georges Hoyningen-Huene représentant le profil de Natalie Paley. Audessus, le poète a écrit : « Silence. Ici, j’ordonne », une phrase que prononce le monstre au cours de l’acte II. Le Sphinx, « […] la Déesse des Déesses […], la grande entre les grandes », l’équivalent profane de la Vierge, représente la mort. Mais pour Cocteau, la mort n’est pas synonyme de destruction, il s’agit de l’équivalent du mystère, de l’irréel, de la zone du miroir qui représente l’invisible, objectif ultime du poète. […] la fonction des femmes est de révéler le héros à lui-même à travers la découverte de l’énigme de l’existence. […] le personnage s’impose plus que jamais comme le médiateur entre, le visible et l’invisible, entre le temporel et l’atemporel, et entre la vie et la mort ».

  Jean Cocteau et Jean Marais en 1937  

C’est par le mythe et par la poésie que le poète peut atteindre cette vérité, l’invisible, « invisible aux yeux habitués », comme dira Héron. Dans le film de Cocteau, L’Éternel Retour (1943), le personnage d’Yseult s’appellera curieusement aussi Natalie.

Cocteau disait que L’Éternel Retour dont le titre est emprunté à Nietzsche « veut dire que les mêmes légendes peuvent renaître sans que leurs héros s'en doutent-éternel retour de circonstances très simples qui composent la plus simple de toutes les grandes histoires de coeur »

Ce film reprend le mythe celtique et moyenâgeux de Tristan et Iseult en le transposant dans le monde contemporain ( la France occupée de 1943): les accents poétiques, les images, la beauté des plans et des comédiens font de ce film, avec Les Visiteurs du soir et La Belle et la Bête, l’un des joyaux du cinéma fantastique français.

Le personnage que joue Madeleine Sologne ( Nathalie) y dépasse sa condition de femme, « normale », ordinaire, elle incarne une idée de la Beauté et de l’amour sublime au sens platonicien.

Jean Marais dont ce fut la première apparition majeure trouve avec le rôle de Patrice ( Tristan) un tremplin vers la gloire. Il marque la mode des années sombres avec son "pull jacquard". Jean Marais et Madeleine Sologne formeront pour toute la jeunesse de l'époque une sorte d'idéal romantique.

 

Sources : Un article de Catalina GONZÁLEZ MELERO

Voir les commentaires

J. Cocteau, et une femme: Natalie Paley – Yseult -1/2-

Publié le par Perceval

Jean Cocteau aime s’entourer de personnes de la haute société et de femmes d’origines princières comme Marie-Laure de Noailles ou Natalie Paley, ce que les surréalistes ne lui pardonnent pas. Cherchant la protection des femmes, il fréquente les salons des « précieuses » de la Belle Époque dont Mme Lucien Muhlfed, la comtesse Greffuhle ou Mme Alphonse Daudet. Cocteau y brille.

 

Deux des figures féminines influentes dans la vie de Cocteau présentent une dualité très claire, se situant entre le sacré et le profane, entre le mystère et la réalité, entre la vie et la mort : sa mère, mais aussi Natalie Paley (1905-1981).

BALLETS RUSSES  - Arts vivants -  1924

Portrait de Jean Cocteau

peint entre 1910 et 1912.


Deux femmes mortelles sacralisées par le poète, inclues dans son imagerie féminine grâce à leurs doubles fictionnels, grâce à l’écriture. Elles formeront ensemble les deux côtés opposés, mais nécessaires de son idéal féminin, un idéal féminin, soit dit en passant, qui lui ressemble : Cocteau est la vive image de sa mère - Picasso lui dira « J’aime ta mère qui te ressemble ». Natalie Paley est l’absolu contraire d’Eugénie et cependant : […] ressemblant à Jean Cocteau sur bien des points, [elle] en est son parfait miroir. Natalie est une intuitive, une contemplative ; son charme et sa douceur sont infinis. Elle partage son attirance pour l’inexprimé, l’inexplicable, la magie, et, comme lui, elle s’apparente aux êtres qui, gardant le goût de l’enfance et du secret, ne vieillissent pas.

 

Un article d'Arthur King Peters résume très bien l'histoire de cette liaison de Cocteau : « Un jour Serge Lifar se rendit à une projection privée du «Sang d'un Poète» (1930), accompagné d'une très belle jeune femme. C'était Nathalie Paley Lelong que ses amis appelaient Natacha. Au premier regard, Cocteau décida qu'elle était faite pour lui donner le fils qu'il s'était mis à 41 ans à appeler de ses voeux ; Natacha (1905- 1981), princesse russe de la famille des Romanov, fille du grand-duc Paul Alexandrovich de Russie et de la Princesse Paley, née Karnovitch, fut totalement conquise par l'esprit et le charme du poète, et une liaison se développa vite entre eux. Les commérages du gratin parisien sur Cocteau et Natacha s'amplifiant, Lelong demanda le divorce.

Marie-Laure-de-Noailles

 La princesse remarquait que, bien que Cocteau parlât de mariage, son jeune compagnon Jean Desbordes, était toujours présent.

La plus proche amie de Natacha était Marie-Laure de Noailles, dont la juvénile affection pour Cocteau n'avait pas entièrement disparue, malgré son mariage avec le vicomte de Noailles. Quand Marie-Laure apprit, par Christian Bérard, que Natacha et Jean vivaient ensemble, la jalousie la mit en fureur. Elle dit à Natacha que Cocteau ne l'épouserait jamais et que, de toute manière, il ferait un mari minable. Son avis fut entendu.

Natacha partit brusquement pour une clinique suisse, et une rupture survint entre elle et Cocteau, qui en fut vivement blessé. Quand il apprit la traîtrise de Marie-Laure, il se mit à sa recherche et la gifla en présence de Natacha. Marie-Laure rentra chez elle en fureur et brûla tous les papiers que Cocteau lui avait donnés depuis des années, dont le manuscrit de La Machine Infernale...» 

 

Voir Articles: 

Voir les commentaires

Le visage d’Agnès Sorel

Publié le par Perceval


C'est en 1443 que Charles VII croise le regard de celle qui deviendra sa maîtresse et la « favorite » du roi... De la passion illégitime entre Agnès et Charles naissent quatre filles que le monarque ''reconnaît''. Agnès Sorel, 28 ans à peine, meurt quelques jours après avoir accouché de sa quatrième fille près de Rouen. Une récente autopsie de son cadavre a révélé une mort liée à un empoisonnement, son corps étant rempli de mercure ingéré.

Philippe Froesch, à qui l'on doit déjà la visualisation numérique des visages d'Henri IV, de Simon Bolivar ou encore de Maximilien Robespierre, a procédé à la reconstitution du visage de la Dame de Beauté. 

Pathologiste, Philippe Charlier détient le crâne d'Agnès Sorel, la maîtresse de roi français Charles VII

Philippe Froesch, a réalisé, avec le Dr Charlier, le visage numérique d'Agnès Sorel.

En 2005, le Dr Philippe Charlier médecin légiste des grands noms de l'histoire confirme scientifiquement l'empoisonnement au mercure de la maîtresse de Charles VII.

Agnes Sorel -  masques mortuaires

 

Le visage version 2014 semble s'accorder assez bien avec les précédentes représentations de la favorite.. « Ce portrait n'est pas éloigné du tableau de Jean Fouquet ( vers 1450). Il y a une ressemblance, avec cette petite bouche, ces grands yeux et ce grand front. »

« Nous avions gardé le scanner du crâne d'Agnès Sorel qui nous avait permis, avec Jean-Noël Vignal , de faire cette reconstitution. »

Et pour ce qui est du reste du corps de la belle Agnès... ? A ce jour, la seule représentation en trois dimensions est celle du gisant de la belle Agnès dans la collégiale Saint-Ours de Loches : « On avait comparé la morphologie du crâne d'Agnès Sorel avec celle du gisant : c'était parfaitement le même, bien que le bout de son nez ait été cassé à la Révolution française. C'est normal, le visage du gisant avait été fait à partir d'un masque mortuaire. On a le même exemple pour Henri II, Catherine de Médicis… »

En poursuivant ses recherches, le Dr Philippe Charlier a découvert la maladie dont souffrait Agnès Sorel. « En plus du mercure, on a appris qu'elle avait la malaria. Ce n'est pas extravagant car le paludisme remontait alors jusqu'en Scandinavie. Mais cela n'a pas de lien avec sa mort », précise-t-il.

La mode, c'est elle. Le décolleté, c'est elle. La beauté, c'est elle. L'influence politique féminine, c'est elle. « Tout a changé avec elle. Les favorites, qui vivaient cachées, ont eu leur place en politique », résume Christine Brosset, la guide du Logis royal de Loches.

Il est une grande question : Avant Charles VII, l'Église refusait que le roi impose sa favorite. Pourquoi, et comment, avec Agnès, y est-il arrivé ? Le contexte de l'époque, la guerre de Cent Ans, peut expliquer pourquoi la Cour et l'Église auraient fermé les yeux sur cette passion amoureuse pendant ces temps très durs. Pour la première fois, des enfants non issus entièrement de sang royal ne sont plus considérés comme bâtards mais reconnus par la Cour.

Agnès est la grand-mère de toute une dynastie royale et impériale en Europe.

Le charme de cet « idéal féminin » opère toujours.

Voir l'article : AGNÈS SOREL, MAÎTRESSE DE CHARLES VII

Voir les commentaires

Portrait mondain: la femme aux gants

Publié le par Perceval

Tableau de Charles-Alexandre Giron (Genève, 1850 – Gentod-Bellevue (Suisse) 1914).

Prête à sortir, elle boutonne ses gants de suède fauves; cette femme dont le portrait est appelé: La Parisienne - peut-être à cause de son joli profil mutin, que souligne la toque recouverte de plumes de marabout noires - porte une robe d’après-midi dont les broderies de jais et les applications de velours rehaussent le noir intense. Les drapés disposés sur les hanches s’inspirent de la robe à panier du 18e siècle dont l’art est alors remis au goût du jour par de grands collectionneurs parisiens. La présence d’une console en bois doré de style rocaille confirme le rappel du siècle de Louis XV, tandis que le décor mural d’entrelacs préfigure les sinuosités florales de l’Art nouveau.

Le peintre avait rencontré son modèle à Ville-d’Avray aux environs de Paris et le surnommait le Diamant noir. C’est ce portrait de femme qui boutonne ses longs gants, que Giron présente à l’exposition annuelle de la Société nationale des Beaux-Arts, en 1883.

- Pour admirer d'autres '' Portraits Mondains '': c'est ICI

Voir les commentaires

Féminité -2/99 -

Publié le par Perceval

Dans Nikita (1990), écrit par Luc Besson, Amande, jouée par Jeanne Moreau, donne une leçon de féminité: « Il y a deux choses qui sont sans limite, la féminité et les moyens d'en abuser. »

 

Photo de Constant Puyo Photo de Sylvie Guillaume 

 

Voir les commentaires

La ''journée'' de Susan Copich: ' Domestic bliss '.

Publié le par Perceval

La journée de la femme...
La journée de la femme...
La journée de la femme...
La journée de la femme...
La journée de la femme...
La journée de la femme...
La journée de la femme...
La journée de la femme...
La journée de la femme...
La journée de la femme...

La journée de la femme...

Susan Copich ( New-yorkaise, comédienne, et danseuse...) se dit être une femme au foyer comme les autres. Elle jongle quotidiennement avec ses rôles de femme, de mère et d’amante, et se fait ici, en ce jour ( de la femme) : photographe...

Elle se voyait d'abord comme mère de famille modèle... Puis, cette vie a commencé à battre de l’aile alors que son agent ne l’appelait plus, que son mari la délaissait et que ses deux filles l’ignoraient en grandissant... Elle s'est aperçue qu'elle n’apparaissait sur aucune photo.

Dans le second degré et l’humour, elle a travaillé sur cette série de photos nommée : ' Domestic Bliss ' une rétrospective comique et originale autour de la vie de famille.

Elle se met en scène, avec son mari et ses deux filles ; puise dans les pensées et les recoins sombres de son esprit... Au travers de ses mises en scènes et ses personnages, Susan Copich dit, ainsi, pouvoir se libérer de ses propres impératifs de mère, de femme et d’artiste autant que des impératifs sociaux, culturels et personnels qui lui sont imposés par autre qu’elle-même.

Ses personnages incarnent de nombreuses émotions disparates et ont toujours le regard droit vers l’objectif, comme s’ils nous provoquaient. Qu'en est-il de cette mère de famille dans son bain avec ses deux filles mais, qui a dans sa main un sèche cheveux branché... ! Ou encore de ces deux enfants qui tiennent en otage leurs parents... ?

 

La ''journée'' de Susan Copich: ' Domestic bliss '.
La ''journée'' de Susan Copich: ' Domestic bliss '.
La ''journée'' de Susan Copich: ' Domestic bliss '.
La ''journée'' de Susan Copich: ' Domestic bliss '.

Voir les commentaires