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Reading is Sexy -6-

Publié le par Perceval

« Celui qui médite vit dans l'obscurité ; 

celui qui ne médite pas vit dans l'aveuglement. 

Nous n'avons que le choix du noir. » 

Victor Hugo

 

Illustrations: Anna & Elena Balbusso, sont deux soeurs jumelles italiennes, elles vivent et travaillent à Milan.  

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Juste quelques images... 2/99

Publié le par Perceval

Quelques images coquines, de " L'homme en pièces ": une oeuvre de poésie visuelle par l'illustratrice  Marion Fayolle.

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Leonor Fini, oeuvres -2/2-

Publié le par Perceval

   

On a tissé autour de Leonor Fini, ce mythe de la sphinge, dévoreuse d'hommes ou de la dangereuse sorcière qu'elle est censée être. Pourtant, elle se contente d'exister vraiment comme femme, comme être humain, sans rien rogner de sa frémissante et superbe personnalité.

Pourtant, Leonor Fini est flattée d'être considérée comme une sorcière et femme dit à propos de La peine capitale que les femmes y étaient avisées dans leur refus de toute relation sexuelle avec les hommes : « le cou de l'oie est le phallus de l'homme. La femme au coteau coupe le cou et coupe court à la virilité. »

Le rôle social de la femme, son rôle sexuel en particulier, était le thème de bien d'autres tableaux...

L'Essayage 1 de 1966, représente une femme à qui l'on montre une grande variété de chapeaux chez une modiste ; mais en même temps son corps nu est étroitement lié avec une corde... dans l'Essayage II, de 1972, une femme presque nue est entourée d'assistants qui ajustent sa nouvelle robe... Immobilité, épingles, torture et aussi, travestissement, cérémonie et beauté...

Lointaine parente (1969) « La petite auréole ( du miroir) concentre à elle seule toute l'obscénité de la toile et donc toute sa force. Elle réalise la provocation enfantine, soude une alliance entre les deux fillettes et déclenche la réprobation extérieure, exhibant ce que le corps féminin a conservé d'inquiétant dans le regard des autres... cette scène parvient à exprimer avec délicatesse et discrétion toute la transgression contenue dans les limites d'un espace privé. » La critique Claude-Frédérique Sammer.

   

Connaissant la dévotion de Leonor envers les femmes et les chats, on peut penser que les jeunes filles des Mutantes troquent leur innocente enfantine contre l'excitation sexuelle que la métaphore féline symbolise. La leçon de paléontologie (1973) ainsi que la leçon de botanique et la Leçon de rhétorique ( 1974) sont d'interprétation aisée : chacun des tableaux représente une femme nue, ou quasi nue, instruisant une plus jeune fille. …. démontrant ainsi clairement aux jeunes filles en émoi les similitudes entre la beauté primitive de l'anatomie sexuelle de la femme et la structure de la fleur.

Rasch, rasch, rasch, meine Puppen warten ( 1975) montre cinq femmes nues, exhibant leurs charmes à une fillette, c'est elle-même – a t-elle expliqué – et le titre lui est venu quand elle eut fini le tableau, se remémorant soudain ces paroles qu'elle prononçait, enfant, pour se débarrasser de sa gouvernante allemande. Elle habillait ses poupées de tissus merveilleux... ici, les poupées sont devenues femmes, prêtes à mener le jeu du plaisir comme leur expression le laisse entendre …

Extraits de :Leonor Fini de Peter Webb, très beau et intéressant livre d'art

A lire aussi:

LÉONOR FINI -1/3-

LÉONOR FINI ET ANDRÉ PIEYRE DE MANDIARGUES-

2/3-

LÉONOR FINI ET ANDRÉ PIEYRE DE MANDIARGUES-3/3-

ÉONOR FINI ET ANDRÉ PIEYR DE MANDIARGUES-3/3-

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Leonor Fini - Oeuvres -1/2-

Publié le par Perceval

Léonor Fini

Une vie idéale ( autoportrait ) (1950)

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Autoportrait entourée de Sergio et Klot (1952)

sur un fond vert vif, symbole de la jalousie qui menaçait d'éclater entre ses deux admirateurs...

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Leonor Fini 

Dans la tour

Dora Maar -

Leonor Fini, Paris, 1936

''Dans la tour'' (1952) montre Leonor en longue robe noire avec une masse de cheveux noirs bouclés, conduisant Klot nu, en manteau rouge vif à travers une pièce délabrée de la tour vers la lumière éclatante de l'extérieur : image intense de domination et de sagesse féminine, exécutée avec un soin méticuleux.

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Toute une série de tableaux montre l'intérêt de Leonor Fini, pour la tradition hermétique.

« Si elle ne prononçait jamais le mot ''Dieu'', comme si la grandeur qu'il évoque eût empiété la sienne, ou qu'elles fussent incompatibles, elle ne dédaignait pas les divinités nocturnes de la mythologie et s’attribuait volontiers des affinités avec certaines déesses chthoniennes, avec une prédilection pour Hécate, mère de Circé et de Médée, divinité confuse, car double, présidant d'une part à la fertilité, aux victoires, aux accouchements et, d'autre part, aux terreurs infernales.... (..) Elle aimait la déesse ultérieure, la magicienne suprême, ma^tresse des sortilèges, que suivent des juments, des chiens et des louves dans la nuit qu'elle inspecte... » Hector Biancotti

  La gardienne à l'oeuf rouge (1955)

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Exploration de l'intimité entre des personnages, avec pour décor un compartiment de train...

 

 

 

 

Variations sur une peinture victorienne The Travelling Companions d'Augustus Egg (1859). Leonor Fini avait eu ce commentaire : « L'une est comme une jolie vache, très blanche et endormie, tandis que l'autre, bien plus vivante et alerte, tire le rideau. Elle ne sait pas ce qu'elle va faire ensuite, tuer l'autre ou faire l'amour avec elle ».

 

 Le critique George Melly, juge le tableau '' Le long du chemin '' (ci-dessus)(1967) comme le chef d'oeuvre érotique de Leonor.

En 1975, Léonor écrit : « Quoi de plus délimité qu'un compartiment de train où, en dehors de la position immobile, presque tout est défendu.(...) Les compartiments des trains sont ainsi, à la fois angoissants et protecteurs. Endroits de complicité passagères où l'on dort de faux sommeils, où l'on se laisse aller à des rêveries claustrophobes, extasiées ou criminelles. »

   

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SOLÈNE BALLESTA

Publié le par Perceval

SOLÈNE BALLESTA

Née en 1993 en région parisienne, Solène Ballesta travaille et vit à Paris. En novembre 2014, elle obtient la mention spéciale du Prix Picto de la jeune photographie de mode. En parallèle de son activité photographique, elle étudie le cinéma à la Sorbonne.

Conjuguant présent et passé, le travail de Solène Ballesta nous parle du féminin en ce qu’il contient à la fois de plus éphémère et de plus impérissable.

Ci-dessous : "Evanidis" (qui est voué à disparaître en latin), constitue un lien entre une série de femmes aux origines diverses et leurs objets de prédilection qui les caractérisent en tant que personne.

La photo enregistre le sujet qui déjà n’existe plus et capte par les objets des témoins qui resteront. De ces deux entités, Solène dresse un diptyque où les deux parties séparées se complètent.

SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA

Solène Ballesta est une jeune photographe qui oriente son travail vers la mode et le portrait à travers la mise en scène. Son but est d'instiller du fantastique dans un environnement familier et théâtralisé.
Diplômée du cycle supérieur de photographie des écoles de Condé Paris, ses collaborations avec des photographes de mode (Eric Nehr, Mathieu Paul Gabriel, Emmanuel Layani...) et studios parisiens (Le petit oiseau va sortir) ont confirmé sa recherche de mise en scène de personnages décalés et fantasmagoriques, aussi bien en studio qu'en décor extérieur. Toujours entre passé et présent, elle aime mélanger les codes esthétiques et les références de manière à créer un univers à la fois sombre et fantastique.

Passionnée d'histoire de l'art et de cinéma, et afin de peaufiner son travail en vidéo et de narration photographique, elle intègre la licence Pratique et esthétique du cinéma à la Sorbonne. La narration par l'image est pour elle primordiale, et chaque photographie se doit de raconter sa propre histoire.

SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA
SOLÈNE BALLESTA

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D'où vient Mata Hari ? -2/2-

Publié le par Perceval

Mata Hari (1906)
Mata Hari (1906)

Sa performance au Musée Guimet a eu lieu le 13 Mars. A partir de ce moment, elle enchaîne les performances, les spectacles dans des maisons privées, dans les clubs les plus célèbres de Paris: le Moulin Rouge, le Trocadéro, le Café des Nations . Sa réputation cause une énorme curiosité sur sa vie personnelle, qu'elle fait coïncider avec son caractère. Mata invente une biographie qui va de pair avec sa performance...

En troupe, elle se produit bientôt à Madrid, Monte Carlo, Berlin, La Haye, Vienne et même Le Caire. La jeune et troublante artiste collectionne les protecteurs haut placés… Massenet la veut dans son théâtre, et Giacomo Puccini se déclare lui-même être l'un de ses grands admirateurs...

À Paris, elle mène grand train au Grand Hôtel où les uniformes chamarrés abondent.

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De Monaco, où elle joue dans un ballet, elle se rend à Berlin, où elle s'attache à un fonctionnaire riche, Alfred Kiepert, qui l'accompagne à Vienne, Londres, puis en Egypte.

A la fin de 1911, sa renommée atteint son apogée.. En 1913, elle a joue dans une tournée toute italienne, apparaissant sous la forme inhabituelle d'une belle jeune gitane. "La raison, dit-elle, qu'elle connaisse si bien les danses espagnoles: c'est que très jeunes, elle a épousé un noble écossais, avec qui elle vivait dans un ancien château.. Après l'échec de son mariage, elle a voyagé longtemps et particulièrement en Espagne, où un matador, par amour pour elle, s'est tué dans l'arène, au désespoir de ne pas être aimé. "… !

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En 1914, Elle s'installe à Berlin pour préparer un nouveau spectacle où elle interpréterait des danses égyptiennes. Mais le spectacle n'aura jamais lieu... Avec l'assassinat du prince héritier d’Autriche, c'est la Première Guerre mondiale qui commence... !.

 

 

Même la Guerre, ne l’empêchera pas de voyager dans toute l’Europe et de fréquenter de très près des hommes proches du pouvoir… En 1916, elle tombe éperdument amoureuse d’un pilote de chasse russe, qui a 20 ans de moins qu’elle ! C’est alors que commence la descente aux enfers de la belle.

 

 

 

A lire, ensuite:

15 OCTOBRE 1917: MATA-HARI EST FUSILLÉE.

Le lundi 15 Octobre 1917, à six heures du matin: Margaretha Geertruida « Grietje » Zelle (1876 – 1917), plus connue sous le nom de Mata Hari, a été exécutée par la France pour espionnage. Elle était âgée de 41 ans.

MATA HARI, QUE S'EST-IL PASSÉ ? -1/2-

MATA HARI, QUE S'EST-IL PASSÉ ? -2/2-

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Eve Ventrue

Publié le par Perceval

Eve Ventrue
Eve Ventrue

 

Eve Ventrue, allemande, est née en 1986.

Elle est une artiste de peinture digitale, elle travaille principalement avec Photoshop sur des thèmes de science-fiction / fantastique, y compris le steampunk, space opera etc... 

Elle met l'accent sur l'étude de personnages. 

 

Eve Ventrue
Eve Ventrue
Eve Ventrue
Eve Ventrue
Eve Ventrue
Eve Ventrue
Eve Ventrue
Eve Ventrue

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D'où vient Mata Hari ? -1/2-

Publié le par Perceval

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La jeune Margaretha en 1900

Aventurière affabulatrice et mythomane, Margaretha s'inventa des passés prestigieux et une vie rêvée.

Née en 1876, fille d'un marchand de chapeaux de Leeuwarden aux Pays-Bas et d'une mère javanaise, Margaretha Geertruida Zelle a un teint basané qui la fait passer pour une Eurasienne.

Le père a un magasin de chapeaux, et possède également un moulin et une ferme. La famille peut se permettre un bon niveau de vie, leur lieu de résidence est un ancien palais Kerkstrasse Grote, dans le centre-ville. Margaretha peut fréquenter une école de qualité.

En 1899, les affaires vont mal, le père est forcé de vendre son entreprise. En 1890, ses parents se séparent, et sa mère meurt l'année suivante... Margaretha est ensuite pris en charge par son parrain à Sneek, et elle entreprend des études pour devenir institutrice de maternelle dans une école secondaire à Leiden. Elle est contrainte de quitter l'école à la suite d'une liaison avec le directeur... Margaretha, à 18 ans, se marie par annonce matrimoniale avec un officier de marine qui a le double de son âge : Rudolph MacLeod (1856-1928). Peu après le mariage, le couple s’installe à Java, prospère colonie néerlandaise où la jeune femme s’initie à la culture traditionnelle: elle apprend quelques rudiments de danse et de langue. En 1899, Margaretha perd son jeune fils, assassiné par la maîtresse de son époux. Rentrée en Europe, avec leur fille, son mari boit et la violente... Elle obtient le divorce.

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Photos de mariage avec John MacLeod,  le 11 Juillet 1895 Margaret et Rudolf MacLeod en partance vers les Indes néerlandaises (1897)

 

En 1903, à 26 ans, elle s’installe à Paris et se fait entretenir par des hommes. En 1905, elle se fait embaucher comme écuyère dans le « Nouveau cirque » d’Ernest Molier où elle met sur pieds un numéro de danseuse orientale.

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En 1905, Mata Hari se produit lors d’une réception chez Madame Kiréevsky ; Emile Guimet, collectionneur et érudit passionné par l’Extrême-Orient, admire sa danse sensuelle. Charmé par cette femme qui se prétend javanaise, et connaître les danses cultuelles javanaises, il lui propose de se produire dans le musée qu’il a fondé. Elle adopte alors le nom de Mata Hari ("oeil du jour").

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Quelques semaines plus tard, la bibliothèque du musée est transformée en éphémère sanctuaire de Shiva. Mata Hari interprète trois danses "brahmaniques". Si la chorégraphie n’a rien de religieux, elle est éminemment érotique: "en l’honneur du dieu", la courtisane se dénude langoureusement.

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A suivre ....

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Jean-Pierre Gibrat

Publié le par Perceval

Jean-Pierre Gibrat
Jean-Pierre Gibrat
Jean-Pierre Gibrat

Jean-Pierre Gibrat, né le 14 avril 1954 à Paris, est un dessinateur et scénariste de bande dessinée français.

Enfance banlieusarde sans histoires, élevé dans une ambiance cégétiste, brillant en histoire, il obtient son bac de philosophie en 1972, étudie le graphisme publicitaire de 1973 à 1974, l'art plastique de 1975 à 1977 et s'oriente finalement vers la bande dessinée. Fin 1977, il publie ses premiers récits complets dans Pilote.

En compagnie de Jackie Berroyer, il entreprend Le Petit Goudard en 1978, une série qu'il poursuit la même année dans Charlie Mensuel, puis dans Fluide glacial en 1980. Parallèlement, certains de ses dessins sont publiés dans la presse : l'Evénement du jeudi, le Nouvel Obs, Sciences et Avenir et il collabore également à Okapi et Je bouquine. Fin 1982, il dessine La Parisienne dans Pilote, toujours sur un scénario de Berroyer. D'un commun accord, les deux hommes décident de faire se rejoindre les destinées respectives de Goudard et de la Parisienne dès l'album suivant. Gibrat est un dessinateur sensible et son association avec Berroyer donne une dimension psychologique très fine aux différents récits qu'ils produisent.

En octobre 1997 paraît Le Sursis, suivi du tome 2 en septembre 1999 et enfin, toujours en solo, Le Vol du corbeau en 2002, le tout chez Dupuis. Gibrat écrit aussi la série Mattéo, le personnage principal est un personnage de fiction qui est un révolutionnaire socialiste : il confronte son héros aux événements importants du début du XXe siècle, que ce soit la révolution bolchevique de 1917, l'arrivée au pouvoir du Front populaire ou la guerre civile espagnole en 1936.

(Wiki)

aaaa

 

zzzz

eeee

rrrr

 

 

 

wwww

 

Jean-Pierre Gibrat
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Novella d'Andréa

Publié le par Perceval

Novella d'Andrea par Marie-Eléonore Godefroid (1778-1849) , peintre française

Novella d'Andrea par Marie-Eléonore Godefroid (1778-1849) , peintre française

Novella d'Andréa, (n. 1312 à Bologne – d. 1333), était une juriste italienne de l'Université de Bologne.

Fille de Giovanni d'Andréa, professeur canoniste émérite à l'Université de Bologne, qui lui enseigne en privé le droit. Elle effectue des lectures juridiques à sa place, durant les jours de maladie de son père. Selon la poétesse Christine de Pisan, dans son ouvrage Le livre de la cité des Dames, elle doit enseigner aux étudiants, cachée derrière un rideau, afin de ne pas les distraire par sa beauté. Elle aurait épousé selon certains commentateurs le juriste Giovanni Calderinus ou le professeur de droit Giovanni Di Legnano. Mais selon d'autres sources elle épousa plus vraisemblablement le juriste Filippo Formaglini en 1326. Elle meurt assez jeune. Son père aurait donné à ses décrétales du pape Gregory IX le nom de Novella en sa mémoire.

Sa sœur, Bettina d'Andréa, enseigne, jusqu'à sa mort en 1335, le droit et la philosophie à l'Université de Padoue, où son mari, Giovanni Da Sangiorgio, est également employé.

Rappelons qu'au XIIIe siècle, Bettisia Gozzadini (1209-1261) a également, enseigné le droit à l'Université de Bologne et on dit qu'elle avait dû prendre ses cours habillée en homme... Pourtant - un siècle avant - habillée en femme au point d'attirer les regards d'Abélard, Héloïse (1100-1164) a suivi ses cours à Paris.

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