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Qui fut Meret Oppenheim (Berlin 1913-Bâle 1985) ?

Publié le par Perceval

Issue d’une famille juive cultivée où elle croise aussi bien l’écrivain Hermann Hesse que Carl Jung qui l’encourage à noter tous ses rêves.

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Meret Oppenheim se cache , le nez dans un carnet de croquis ( lui-même à l'intérieur de son livre de cantiques pendant les services religieux de longues et fastidieuses...). Elle décide qu'elle ne se marierait jamais !

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 Meret Oppenheim-07  Meret Oppenheim (Berlin 1913-Bâle 1985) 0

Arrivée à Paris en mai 1932, elle présente son cahier à André Breton... Elle passe ses journées dans des galeries et cafés, à écrit ses premiers poèmes dans le Café du Dôme où elle rencontre Giacometti en 1933. Grâce à lui, elle a rencontre Sophie Taeuber et Hans Arp, Kurt Seligmann et Max Ernst. Giacometti et Arp sont ses premiers mentors artistiques; Ernst et Man Ray ses compagnons intimes.

Ma gouvernante- mein Kindermädchen, 1936


Ses œuvres témoignent d’une quête d’identité profonde. L’artiste y détourne les attributs traditionnels de la féminité comme le bijou ou le maquillage pour s’ouvrir à d’autres rôles ...

 

Ma gouvernante- mein Kindermädchen, 1936  -->

 

Son mot d’ordre ? « La liberté n’est donnée à personne, il faut la prendre. »

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            Man Ray: Meret Oppenheim  1959 - de M. Oppenheim,  le-festin

Pour échapper peut-être au machisme dominateur de la bande à Breton et trouver sa voie singulière, elle repart à Bâle en 1937.

En 1933, Man Ray réalise ses photos de nus de Meret Oppenh Meret Oppenheim, Le déjeuner en fourrure 2

En 1933, Man Ray réalise

ses photos de nus de Meret Oppenheim

Meret Oppenheim, Le déjeuner en fourrure, 1936


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 La femme pierre  Die Steinfran  

de Meret Oppenheim (1938)

Sa Femme-pierre (1938), peinte allongée sur une plage, sans bras, impuissante, semble annoncer la dépression profonde qu’elle connaîtra durant la Seconde Guerre mondiale et jusqu’en 1954.« C’était comme si la discrimination séculaire envers la femme pesait sur mes épaules (…), comme un sentiment persistant d’infériorité », confiera-t-elle plus tard.

En 1945, elle rencontre Wolfgang La Roche. Ils se marient quatre ans plus tard à Berne où ils s'installent. Mais en 1950, Meret Oppenheim revient à Paris, seule. En 1954, elle se remet à travailler après dix-huit ans d’inactivité artistique. Deux ans plus tard, elle dessine les costumes et les masques pour la pièce de Picasso « Le Désir attrapé par la queue » représentée à Berne. 

Si vous me dites ce qui est juste, je sais

vous chanter l'Eloge du corbeau avec les pieds

qui changent et qui scintillent.

Ce que je préfère, ce sont ces froides fleurs de rire

Et leurs clins d'œil, dont les ombres luisent dans

l'obscurité.

 

Qui prendra la folie aux arbres ?

A qui le ciel fait-il cadeau de violettes de vapeur ?

Comment une chute conseille-t-elle une suivante ?

 

On trouve comme ceci la solution de ces questions et

d'autres :

 

Qu'on sépare la senteur de son parcours et qu'on essaie

de faire un nœud à son oreille tout en courant un mille.

L'air peut alors raccourcir ses limites de deux degrés et

le résultat ne se fait pas attendre.

Poème de Meret Oppenheim

Meret-Oppenheim-Expo.jpg

Meret Oppenheim,1975Meret Oppenheim,1975



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