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Néfertiti, la Belle venue d'ailleurs... -3/3-

Publié le par Perceval

La fin de la vie de la Reine est une grande énigme. Elle disparaît de la scène publique vers l'an 12, après la célébration de la mort de sa deuxième fille Maketaton.

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Nefertiti And Daughters Akenhaten, his wife Nefertiti and their children

Soit, elle est morte à cette époque, soit elle se transforme en un autre personnage... !

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Akhenaten et Nefertiti

Une hypothèse, proposée par certains égyptologues, dont Christian E.Loeben, affirme que la disparition brutale de Néfertiti, ne serait en fait qu'un changement de statut de la Reine, accompagné d'un changement de nom. Elle serait devenue Corégente et, survivant à son époux, aurait pris les pleins pouvoirs et elle serait, pour eux, la "Femme Roi" qui lui succéda sous le nom de Ânkh(t)Khéperourê Néfernéferouaton. La mort d'Akhénaton est, elle aussi, mystérieuse. On ne sait pas exactement, ni quand ni comment, il décède. La seule précision, est une dernière inscription le mentionnant, que l'on date de l'an 16. Selon ces spécialistes Néfertiti aurait bien régné après le décès d'Amenhotep IV car dans son palais, on a retrouvé des jarres qui porteraient comme indication : L’an 1 de Néfertiti ?.

 

Une autre hypothèse, relève qu'à partir de l'an 14 et jusqu'à sa mort en l'an 17, Akhenaton partage la régence avec un « individu » appelé Néfernéférouaton. Le nom royal complet de Néfertiti tel qu'il se trouvait dans un cartouche était Néfernéféraouaton Néfertiti, Aimée d'akhenaton.

Il a été suggéré que ces deux monarques étaient en fait Néfertiti.

 

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Le buste de Néfertiti emblématique, découvert par Ludwig Borchardt, fait partie de la collection Ägyptisches, Musée de Berlin.

Le célèbre buste de Néfertiti

En 1912, dans Amarna, on fait l'excitante découverte de l'atelier du sculpteur Thoutmosis, identifié comme "le favori du roi et chef des travaux", qui contient encore un grand nombre de statues et de têtes inachevées. La pièce la plus étonnante est un buste polychrome, en calcaire et en plâtre stuqué, de la reine Néfertiti. L'objet est tombé d'une étagère qui s'est écroulée, rongée par les termites. Il atterrit à l'envers au milieu des débris, sur le sol du magasin. La pièce est par la suite nettoyée et elle s'avére être une étude magistrale due au chef des sculpteurs de la reine Néfertiti, destinée à être copiée par des sculpteurs de moindre talent (expliquant ainsi l'absence de l'oeil gauche).

Sa découverte n'est pas annoncée avant 1925 et l'apparition de l'objet à Berlin dans le Neues Museum crée la plus vive des sensations, à cause de la manière quasi intemporelle avec laquelle la grâce royale a été interprétée dans cette oeuvre.

 

 

La place faite à la femme dans l’Égypte antique (pré-hellénistique) peut paraître surprenante de « modernité » si on la compare à celle qu’elle occupa dans la Rome antique ...

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Corps de femme, sans doute Néfertiti, musée du Louvre

La souveraine devait s'avancer vers le dieu les yeux mi-clos et lever le bras droit en signe de respect.

La société égyptienne reconnaît à la femme, non seulement son égalité à l’homme, mais son indispensable complémentarité qui s’exprime notamment dans l’acte créateur. Ce respect s’exprime clairement dans la morale et la théologie égyptienne, mais il est certes assez difficile de déterminer son degré d’application dans la vie quotidienne des Égyptiens. On est loin de la société de la Grèce antique où la femme était considérée comme « une éternelle mineure ».

Le grand hymne à Isis (papyri d’Oxyrhynque, IIe siècle av. J.-C.) traduit cette égalité de la femme et de l’homme, s’adressant à la déesse « honneur du sexe féminin » :« c’est toi la maîtresse de la terre [...] tu as rendu le pouvoir des femmes égal à celui des hommes ! ».

Christiane Desroches Noblecourt, le confirme : «  La femme égyptienne, la mère que l’on respecte avant tout, la femme sujette à une stricte loi morale, mais dotée d’une grande liberté d’expression — sa capacité juridique entière, son étonnante indépendance financière, l’impact de sa personnalité dans la vie familiale et la gestion des biens communs et de ses biens propres. »

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Il n’est pas rare de voir dans l’Égypte antique des femmes prendre le trône, comme l’a fait Hatchepsout, qui prend la place de son neveu Thoutmôsis III, ou les Cléopâtre, dont la plus célèbre Cléopâtre VII (-69 à -30), célèbre pour sa beauté et ses amours avec César puis Antoine, les chefs dont dépend alors son trône.

 

La déesse est représentative du regard associé à l’époque sur la femme, car ce qu’il faut garder à l’esprit dans son image, c’est cette idée de vie éternelle et de maturité que reflète Isis, vénérée comme Mère céleste (ce qui, au fil du temps fera d’elle la déesse la plus importante de la mythologie égyptienne, et portant même son influence sur les religions de différentes civilisations, où elle sera identifiée sous divers noms et où son culte se répandra, notamment dans tout l’Empire romain).

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Pharaon et Hathor    La déesse Hathor


Les déesses les plus influentes sont :

  • Isis : déesse de la magie et des mystères,

  • Hathor : déesse nourricière et de l’amour,

  • Bastet : déesse protectrice du foyer,

  • Sekhmet : déesse féroce.

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 Isis déployant ses ailes face à la déesse Maât

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