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Maternité - Nativité

Publié le par Perceval

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Dans un petit village, une jeune fille vivait les dernières années de son adolescence. Pour qu'elle échappe aux conditions de vie difficiles qu'avait toujours connues sa famille, ses parents espéraient qu'elle pourrait faire un bon mariage. Tout était prévu mais un jour, son destin bascula : Gabriel vint lui annoncer qu'elle aurait un enfant comme aucune autre femme n'en avait porté.
Le petit village s'appelait Nazareth, Gabriel était un archange, la jeune fille se prénommait Marie et son enfant allait changer l'histoire de l'humanité...

 

L ‘ORIGINE

« D’où suis-je venu ? Où m’as-tu pris ? »
demandait Bébé à sa mère.

Elle répondait, moitié pleurant, moitié riant, et le serrant sur sa poitrine :
« Tu étais caché dans mon ooeur, mon chéri, tu étais mon désir.
Tu étais dans les poupées de mes jeux d’enfant,
et quand chaque matin je modelais l’image de mon dieu dans l’argile,
je te faisais, je te défaisais.
Tu étais inclus dans la divinité de notre foyer, et l’adorant, je t’adorais.
Dans tous mes espoirs, mes amours, dans ma vie, dans la vie de ma mère tu as vécu.
Dans le sein de l’Esprit immortel qui règne sur notre foyer, tu as été dorloté, au long des âges.
Quand mon coeur d’adolescente s’ouvrait à la vie, tu l’environnais tel un parfum.
Ta tendre douceur fleurissait en mes jeunes membres.
comme dans le ciel la lueur ardente qui précède le lever du soleil.
Toi le préféré du Ciel, le jumeau de la lumière du matin,
tu as descendu le fleuve de la vie et tu es venu t’échouer sur mon coeur.
Contemplant ton visage, le mystère me submerge; toi, qui appartiens à tous, te voici mien.
Craignant de te perdre, je te serre très fort sur mon coeur.
Par quel miracle le trésor du monde est-il devenu prisonnier de mes bras frêles ? »

(Rabindranath Tagore)

SCHONGAUER-Martin-Nativite-v.1480-Panneau-de-bois-37-5x28cm.jpg

Maurice-DENIS--1870-1943----La-nativite.jpgMaurice DENIS (1870-1943) - La nativité

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