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Marina Tsvetaeva

Publié le par Perceval

Marina est née en 1892, elle vit à Moscou entre sa mère dévouée à la musique et son père à son projet de musée des beaux-arts.Marina Tsvetaeva

Elle voyage beaucoup dès l'enfance, suivant sa mère tuberculeuse, dont la santé réclame l'air de l'Italie, de l'Allemagne ou de la Suisse.

En 1910, elle publie son premier livre de poèmes, "Album du soir".

marina-tsvetaeva 5-tEn 1913, elle se marie avec un étudiant Serguei Iakovlevitch Efron, pour l’idéal de noblesse et de chevalerie qu'il représente … ! Serge part au front, Marina écrit..

 

Marina rencontre Sofia Parnok en octobre 1914 à Moscou. C'est aussitôt le coup de foudre la séparation en février 1916 sera douloureuse. Elle consacre un cycle de 17 poèmes à cette passion.

Serge ( son mari ), part à la guerre, et, quand éclate la révolution russe, s'engage dans l'armée « blanche » contre-révolutionnaire.

 

1919. Elle est amoureuse d’un acteur : Youri Zavadski (héros principal d'une des six pièces qu'elle écrit alors : La Tempête). Amitié passionnée pour la jeune actrice Sonia Holliday. Suicide de l'acteur Stakhovitch, une passion de Marina Tsvetaeva.

1921. Amitié passionnée pour le vieux prince André Volkonski.Marina Tsvetaeva 0

1922 est l’année où elle entame sa correspondance passionnée avec Pasternak – « le seul de mes contemporains pour lequel ma cage thoracique s’est avérée trop petite ». Elle entame également une aventure épistolaire avec le très jeune critique tchèque Bakhrach (avalanche de lettres et de sentiments qu’il ne partage pas ).

 

1923.Amour fou pour Rodzévitch, le héros du Poème de la montagne et du Poème de la fin . Elle a un engouement vite déçu pour le jeune éditeur Vichniak.

 

1926. Grâce à l'entremise de Pasternak, Tsvetaeva reçoit de Rilke Les Élégies de Duino et Les Sonnets à Orphée. Début d'une correspondance avec Rilke. 29 décembre : mort de Rilke. C’est la Correspondance à trois de l’été 1926, où Marina est l’agent et le pôle d’attraction.

 

En 1922, avec son mari, ils fuient l'Union soviétique . Elle le suit, en Allemagne, en Tchécoslovaquie… Comme Nina Berberova et de nombreux autres qui suivent un parcours identique à cette époque, Marina s’installe à Prague. En 1925, ses écrits fâchent le régime soviétique, qui la met au banc. Ils partent vers Paris, en banlieue précisément, où elle séjournera jusqu'en 1939.

 

Immigrée russe, souvent seule avec son jeune fils, elle vivote de petites traducti ons, de contributions dans des revues qui paient chichement ou de lectures dans des soirées. Les années 20 voient les poèmes de Marina rencontrer la faveur du public (cela avait commencé avant son départ d’URSS).Marina-Tsvetaeva 1933 par Boris Chaliapine

 

1934. C’est à cette époque que l’ordinaire quotidien s’améliore… Serge ayant été recruté par la police secrète soviétique pour participer à des attentats contre des opposants anti-staliniens.

En juin 1939, ils rentrent en Union soviétique. La même errance reprend, cette fois avec moins d’illusions car marina comprend vite que la guerre et le régime lui interdisent d’espérer

Ils sont à Moscou d'abord, puis, en raison de l'avancée des troupes allemandes, en Tatarie.

Epuisée, elle se donne la mort le 31 août 1941. Deux mois plus tard, son mari est exécuté par le régime stalinien ; et son fils, parti volontaire au front, sera tué en 1944, comme plus de vingt millions de ses compatriotes.

 

« Je peux avoir dix relations en même temps ( quelles relations!) et affirmer au plus profond de moi-même que chacune d’elle est unique ».

Marina vit pour les rencontres et les amours … Des poètes, des musiciens, des peintres, des acteurs, homme ou femme. Des célébrités comme Rilke et Pasternak, Mandelstam ou Nicolas Gronski. Parfois simplement des rencontres, des « idylles cérébrales » (la jeune actrice Sonia Holliday, l'acteur Stakhovitch, le vieux prince André Volkonsk, Nicolaï Gronski).  qui inspirent une œuvre épistolaire passionnée. L'amour c'est une encre, une façon d'avancer « sur le chemin du soupir ». « La passion sexuelle est avant tout un incendie de l'âme », note-t-elle en 1917. « Je ne suis pas une héroïne galante, je ne m'abandonne jamais à l'amant, mais toujours – à l'Amour », assure-t-elle encore dans ses Carnets en 1918.

vampire-love-and-pain-munchpeinture: Edvard munch

 « En moi tout est incendie. »

« Écoutez-moi ! Il faut m'aimer encore, du fait que je mourrai ». Vivre, c'était aimer, prendre tous les risques, être toujours en quête du Miracle de l'Autre.

Son tempérament indépendant, tumultueux et absolutiste ne la prédisposait ni à s'associer à l'aventure du communisme en URSS, ni à rejoindre clairement ses opposants, et elle fut cruellement mise à l'écart de tous les milieux littéraires de l'époque. 

« il est rare de rencontrer un auteur qui donne à ce point l'impression d'avoir vécu et écrit en contact permanent avec l'absolu ». Tzvetan Todorov

Marina Tsvetaeva voulait qu'on inscrivît sur sa tombe : « Sténographe de la Vie. Vie avec majuscule, impérativement. »Marina Tsvetaeva 1892 1941

 «  Trop a toujours été la mesure de mon monde intérieur », disait-elle.

C’est aujourd’hui le poète le plus lu, le plus estimé du XXe siècle en Russie.

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Missycornish 29/03/2012 11:09

Je ne connais aucun de ces personnages meme de noms alors j'ai hate de commencer la lecture pour t'en parler. J'attend la fin du mois pour le commander. Bientot

Perceval 30/03/2012 07:36



Ok ...



Missycornish 29/03/2012 09:29

En tout cas pour ma part, j'ai de fortes lacunes en litterature russe. J'ai essaye de convaincre des copines pour me joindre dans la lecture de romans russes.(je n'en ai jamais lu). Nous ne sommes
que trois et j'ai la nette impression que ca va se terminer avec juste moi mais bon. On devait lire l'Idiot de Dostoievski, enfin je le lirai pendant les vacances puisque j'ai pris la decision. Il
est temps que je decouvre cette litterature. J'ai aussi Tourgueniev, Premier amour et le chasseur je crois dans ma bibliotheque et Anna Karenine.

Perceval 29/03/2012 10:39



J'ai vraiment une préférence pour Dostoievsky. Oui, l'Idiot avec la fameuse " Nastassia Filippovna " Il y a dans ses livres des peronnages féminins fascinants ...!


Celui que je préfère: " les frères Karamazov" .... Tiens d'ailleurs le personnage Aliocha pourrait ressembler au prince Mychkine...



missycornish 28/03/2012 12:35

Au passage je suis heureuse d'avoir découverte cette figure féminine inconnue pour moi. C'est sans doute la première fois que je lis son nom.

Perceval 28/03/2012 17:32



Et pourtant très très connue et populaire en Russie..! Je pense que ne nous sommes pas assez ouverts ( déjà les programmes scolaires ...! ) sur l'étranger ...



Anis 27/03/2012 19:27

Article génial. je suis une addicte de ce blog. Vie passionnante de cette poétesse qui souffrit beaucoup aussi de ces sentiments toujours exacerbés !

Perceval 28/03/2012 11:33



Il est étonnant de suivre ainsi quelqu'un comme Marina, aller au bout de ses passions... et avec fidélité ..!



Missycornish 27/03/2012 12:57

Bonjour Perceval votre blog dedie a la femme est passionnant, je l'ai decouvert grace a Anis. Aujourd'hui je viens de poster un billet sur la Magazine litteraire Muze qui s'adresse uniquement a la
gente feminine et qui propose pour une fois non pas des pubs pour bimbos mais des articles fouilles sur le cinema, les voyages, l'ecriture et bien sur la litterature.
A bientot

Perceval 28/03/2012 11:37



Bonjour, et merci ... C'est motivant de savoir que les articles sont lus ...! :-)