Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Les nombreuses vies de Cristina Trivulzio Belgioioso -1-

Publié le par Perceval

Née à Milan en 1808, baptisée avec douze prénoms, Cristina Trivulzio était destinée à avoir, plusieurs vies différentes… 

Cristina-Trivulzio-di-Belgioioso-cristina-sorelle.pngLa petite Cristina grandit comme une enfant frêle et maladive. Son père meut jeune. Sa mère souhaite profiter de la vie le plus gaiement possible, et se remarie immédiatement avec Alexandre Visconti d'Aragona, et ils eurent trois filles et un fils. Cristina se lie d’amitié avec sa professeur de dessin, Ernesta Bisi, et s’entend mal avec son beau-père… A seize ans, elle décide de se marier avec un beau jeune libertin Emilio Belgiojoso Barbian. Beaucoup essaient de l'en dissuader, connaissant les mauvaises habitudes d’ Emilio, mais finalement le mariage se fait.( 1824 ). Cristina est l'une des plus riches héritières d'Italie ,  elle prend le titre de princesse. Officiellement, ils n’ont jamais divorcé, mais en réalité ils se sont séparés quelques années plus tard, en restant bons amis (avec quelques hauts et bas) jusqu'à la mort. Contraint à l’exil, il joint Paris puis, le lac de Côme avec la comtesse de Plaisance …

 

CRISTINA-TRIVULZIO-DI-BELGIOIOSO.jpgPar son amie, Ernesta Bisi, elle rencontre le monde de la «conspiration»… Les autrichiens la surveillent de près … menacée elle s’enfuit en France. Dans le sud de la France, ses conditions de vie sont difficiles … Cristina-Trivulzio-di-Belgioioso-cartolina-cdb.jpgElle y fait la connaissance de Peter Bolognini qui sera un ami proche …

 

Elle est à Gênes, Rome (Avril-Mai 1829), Naples et Florence (1830). En mai à Genève. Dans ces villes, elle fréquente des personnages très suspects à la police autrichienne…. Lors d'un séjour à Lugano (Juin-Juillet 1830), elle exprime sa sympathie ouverte pour le Parti républicain qui a remporté les élections dans cette ville ; c’est la goutte qui fait déborder le vase. Elle est condamnée à retourner à Milan. Cristina craint d'être enfermée dans un couvent, et se réfugie en France. Ce jour-là 19 Novembre 1830, une jeune et jolie princesse qui aime la conversation, et la danse, mais dont les biens sont confisqués.. arrive en France comme une héroïne révolutionnaire.

 

 

Elle rejoint Paris. Elle est d'une étrange beauté qui captive et intrigue. Les cheveux noirs entourant un visage pâle ovale dominé par deux grands yeux fixes …Cristina-Trivulzio-di-Belgiojoso.gif Elle écrit des articles dans le "Constitutionnel" et donne des leçons de dessin et de peinture. elle réussit à récupérer une partie de ses revenus, et ouvre un salon dans la célèbre rue d'Anjou.

Dans les années 1830, elle fréquente le poète allemand Heinrich Heine, le compositeur hongrois Franz Liszt, …

Alfred de Musset, habitué de son salon, courtise assiCristina-Trivulzio-di-Belgioioso-2.jpgdument la princesse dans son hôtel particulier de la rue d'Anjou tendu d'étoffes noires, que Théophile Gautier comparaît à un catafalque, mais elle l'éconduit avec délicatesse. Elle entretient également une correspondance avec le « héros des deux mondes » La Fayette, vieux général héros de la Révolution française. On lui attribue aussi de nombreux amants. Au cours de ces dix années, elle contribue à « la cause » en essayant d'influencer les puissants, écrivant des articles et devenant rédacteur en chef de journaux politiques.

François Mignet était un beau jeune homme, un grand orateur et éminent historien. Il a participé à la révolution orléaniste, puis accepté le poste de directeur de Archives des Affaires étrangères où il poursuit ses chères études.

Cet homme très timide et réservée, est le premier à devenir l'ami le plus fidèle et le secret amant de Cristina. De cette relation, après une grossesse semi-clandestin à Versailles, nait sa fille Marie, le 23 Décembre 1838.

Commenter cet article

Joëlle 14/06/2012 11:05

Sans rapport avec ce dernier billet, une idée de vie à creuser : celle de Flore TRISTAN (1803-1844), écrivain, militante de la cause des femmes, des ouvriers et des esclaves, et grand-mère de Paul
GAUGUIN.

Perceval 15/06/2012 07:30



Ah, oui ... C'est une bonne idée. Socialiste, féministe... et une vie peu banale. Contemporaine de George Sand... Effectivement plein de choses intéressantes ... et Grand-mère de Gauguin ..!... A
voir ...


Merci !