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Les femmes de Stéphane Mallarmé. -1-

Publié le par Perceval

Stéphane Mallarmé (1842-1898), recherchait la présence des femmes.mallarme-04.jpg

Elles sont : muses, collaboratrices (Berthe Morisot), amies (Misia Natanson, égérie des Nabis) et complices (sa fille Geneviève, sa pupille Julie Manet, les « petites Gobillard », Paule et Jeannie, future épouse de Paul Valéry). La femme hante le quotidien du poète, comme en témoignent La Dernière Mode l’éphémère revue de mode qu’il a créée en 1874, et les éventails ornés de vers qu’il se plaisait à offrir aux dames de sa famille ou à ses amies. La présence féminine affirme également sa force dans son univers poétique, entre la fatale Hérodiade au clair regard de diamant, la Sainte pâle et Musicienne de silence (Sainte Cécile) ou la troublante silhouette entraperçue du Nénuphar Blanc...

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Un éventail-poème de Mallarmé pour Misia La dernière mode : Mallarmé 1874

Dans la famille, c'est d'abord Fanny Desmolins, la grand-mère, mère de substitution (Mallarmé perdit sa mère alors qu'il n'avait que cinq ans), l'entourant de soin, jusqu'à s'endetter. C'est sa soeur, Maria, qui mourut à 13 ans et dont le souvenir l'obséda : « Depuis que Maria m'a quitté pour aller dans une autre étoile [...] j'ai toujours chéri la solitude. [...] depuis que la blanche créature n'est plus, [...] j'ai aimé tout ce qui se résumait en ce mot : chute. ». C'est Anna, la seconde épouse de son père, qui fait des copies de tableaux.

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Genevieve et Marie Mallarme Geneviève Mallarmé par Nadar

C'est Marie (1835-1910), qu'il épouse à Londres. C'est surtout Geneviève (1864-1919), sa fille qui devient très tôt sa complice et collaboratrice, recopiant les poèmes destinés à la publication, partageant avec lui le goût du jardinage. Ce sont aussi toutes ces tantes et cousines qu'il avait l'habitude de visiter, et Fanny Dubois-Davesne, « presque une parente », qui lui apprit à lire, l'initia à l'art et reçut les premiers vers du poète.

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Genevieve Mallarme au jardin

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Situé près du pont de Valvins, en bord de Seine et face à la forêt de Fontainebleau, un musée est installé dans la maison où Mallarmé séjourna très régulièrement à partir de 1874, puis quasi définitivement après sa retraite. Il y mourut en 1898. maison-malarme.jpg

femmes-de-mallarme-Couv.jpgSources : article de Grégory Haleux, au sujet d'un catalogue, des  éditions Lienart , avec en couverture la belle photographie d'Edouard Vuillard représentant Misia Natanson. ( Suite à une exposition sur Mallarmé) 

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lucas 21/11/2013 11:22

Oui, Julie Manet rapporte dans son journal qu'on reprochait à Mallarmé de ne pas faire suffisamment cas des femmes, et la réponse du poète :
- Les femmes ? Mais on ne s'occupe que d'elles ! C'est notre seul souci, les femmes !
Le poete est loin d’être abscons et la part souriante de la vie existe chez Mallarmé! Et si on le dit à voix haute l’énigme fait place au charme.

http://www.youtube.com/watch?v=5gu3ygPmdws

http://www.youtube.com/watch?v=l1McoHXpbD0

Perceval 21/11/2013 17:10



C'est vrai ... A voix haute, auprès d'un feu de cheminée ...


Merci pour ces liens.