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Des femmes avant "La Révolution" -1-

Publié le par Perceval

Parler « des femmes » à la veille de la Révolution ne prend pas en compte la diversité des catégories sociales ...

Charpentier-JB-La-Famille-du-duc-de-Penthievre-en-1768.jpgL'aristocratie impose la dictature de l'apparence et une certaine frivolité. Après le couvent, la femme cherche, pour son mariage, le meilleur parti. La motivation du mariage n’est pas l’amour, mais l’intérêt de deux familles. Ces unions peuvent être totalement décalées, avec des différences d’âge... La mode est de vivre séparément. Cohabiter étant considéré comme « bourgeois », les deux époux mènent une vie parallèle, ce qui favorise les adultères...

« Elles sont généralement très ouvertes aux pensées nouvelles qu’elles tentent de mettre en pratique et c’est grâce à elles, souvent, que les idées, telles que celles des Lumières, s’implantent dans les mœurs. Par ailleurs, le XVIIIe siècle a vu l’apparition de salons, presque exclusivement tenus par des femmes de la noblesse et de la haute bourgeoisie, à Paris tout comme en province. »

Famille-de-Paysans-de-JPHA.png« Le travail des femmes « du peuple», est extrêmement fréquent dans la France d’Ancien Régime. Dans les campagnes, on sait que la vie des paysannes est éreintante. Soumise aux travaux pénibles des champs et d’entretien de la ferme, elles sont usées par le labeur. Leur quotidien est en majorité celui d’êtres soumis à une société patriarcale. »


« Néanmoins, et il est essentiel de le souligner, il existe des points communs à toutes ces femmes, peu importe leur catégorie sociale : leur statut législatif. Nobles ou roturières, ce dernier se définit par le mariage. En dehors de lui, elles ne sont rien, n’existent pas. Et quand elles sont mariées, elles n’ont toujours pas d’identité propre, elles se définissent perpétuellement par rapport à leur époux. Cet état de fait engendre diverses pertes de droits : 
- Incapacité à transmettre leur nom, qu’elles perdent d’ailleurs quand elles se marient. 
- Elles ne peuvent bénéficier du droit d’aînesse (sauf dans quelques régions du Sud-ouest, comme l’a bien démontré l’anthropologie historique), par conséquent elles n’héritent pas. 
- Leur dot, contrairement à ce que l’on pouvait constater par exemple à l’époque féodale, ne leur appartient pas : c’est leur mari qui la gère ou même parfois se l’approprie. 
- Celles qui n’ont pas de dot sont obligées de travailler pour s’en constituer une suffisamment attractive pour intéresser un parti. Et quand elles n’y arrivent pas (car sous-payées ou sans emploi), il n’est pas rare qu’elles doivent se prostituer. »


jean-baptiste_greuze_the_white_hat.jpg

 

Beaucoup des travaux de Jean-Baptiste Greuze (1725-1805), célèbre peintre et dessinateur français du Siècle des Lumières  ont consisté en images de jeunes filles, 
qui contiennent, légèrement voilées, des allusions sexuelles ...
Le sein gauche découvert et les fleurs coupées retenues dans son tablier sont des notations iconographiques connues du public du XVIIIe siècle comme des symboles de la virginité perdue, sujet souvent traité par Greuze dans La Laitière, L'oiseau mort ou Les Œufs cassés

Ces jeunes filles doivent affronter le regard ambivalent de la société

greuze-Oeufs-casses.jpg

Jean_Baptiste_Greuze_La_Cruche_cassee.jpg


Sources : Céline B. Agora Vox : http://www.agoravox.fr/auteur/celine-b

      A suivre: Les femmes dans "La Révolution" 2, 3 et 4

 

 

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