Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Le XIXème, la mode et le roman

Publié le par Perceval

Le XIXème siècle, c'est: de la Révolution, à la troisième République... C'est donc aussi de l'Ancien Régime ( les hommes et femmes de l'Empire et de la Restauration, sont nés pendant la monarchie absolue), à la République bourgeoise ( qui nous conduira vers les idéologies du XXe et les deux guerres mondiales …).

Le XIXeme siècle, c'est le siècle pendant lesquelles les relations entre les femmes et les hommes, vont subir une transformation, qui ne sera pas au bénéfice de ' la femme ', même dans les milieux aisés qui feront la mode...

Et c'est intéressant de remarquer l'évolution de la mode féminine, au cours de ce XIXème siècle, en relation avec les contraintes apportées au corps féminin, et à son enfermement familial...

Mode 1800 jacques-louis-david

Mode 1810
Mode 1820
 Mode 1830

            La mode 1810

  • 1816 : Adolphe, Constant

 

            La mode 1820

  • 1829-1848 : La Comédie humaine, Balzac

 

            La mode 1830

  • 1839 : La Chartreuse de Parme, Stendhal

 

 Mode-1850.jpg  Mode-1860.jpg  Mode-1870.jpg

            La mode 1850

  • 1849 : La Petite Fadette, Sand

 

            La mode 1860

  • 1857 : Madame Bovary, Flaubert

 

            La mode 1870

  • 1862 : Les Misérables, Hugo

 

 Mode-1880.jpg  Mode-1890-copie-1.jpg  Mode-1900.jpg

            La mode 1880

  • 1871-1893 : Les Rougon-Macquart, Zola

 

La mode 1890

  • 1883 : Une vie, Maupassant

            La mode 1900

  • 1900: Le Journal d’une femme de chambre d'Octave Mirbeau

Le Roman, qui lui-même, n'est pas encore un genre bien défin,  est noté par Madame de Staël (1766-1817), comme un genre « psychologique », plutôt écrit par des femmes...

Après « Les Liaisons Dangereuses » de Pierre Choderlos de Laclos et publié en 1782, le genre a du succès avec le roman historique ( voire chevaleresque ( Walter Scott)). Et c'est avec Balzac, dès 1830, que le roman, va s'ouvrir à l'étude de moeurs …

Et puis, ce sera Proust, l'écrivain du Moi, parlant, souffrant, vivant. En effet, dès le début du XIXème siècle c'est l'expression du sentiment personnel qui domine; que le courant romantique exploite, et maintient, sans doute jusqu'à aujourd’hui.

*****

« De quoi parliez-vous donc ? dit Albertine étonnée du ton solennel de père de famille que venait d’usurper M. de Charlus. – De Balzac, se hâta de répondre le baron, et vous avez justement ce soir la toilette de la princesse de Cadignan, pas la première, celle du dîner, mais la seconde. »

Lecture.jpg(…)

Le plus souvent les robes qu’il préférait offraient aux regards une harmonieuse combinaison de couleurs grises, comme celle de Diane de Cadignan.

 (...)

« D’ailleurs vous n’avez pas les mêmes raisons que Mme de Cadignan de vouloir paraître détachée de la vie, car c’était l’idée qu’elle voulait inculquer à d’Arthez par cette toilette grise. »

Albertine, qu’intéressait ce muet langage des robes, questionna M. de Charlus sur la princesse de Cadignan. « Oh ! c’est une nouvelle exquise, dit le baron d’un ton rêveur. »

Marcel Proust, extrait de Sodome et Gomorrhe, chapitre III

 

Diane-de-Maufrigneuse-1832-Balzac.jpg
Diane de Maufrigneuse ( princesse de Cadignan ):  1832 Balzac

 

 

Dans la nouvelle de Balzac, on trouve les mots que Proust a repris :

"Elle offrit au regard une harmonieuse combinaison de couleurs grises, une sorte de demi-deuil, une grâce pleine d’abandon, le vêtement d’une femme qui ne tenait plus à la vie que par quelques liens naturels, son enfant peut-être, et qui s’y ennuyait."

BalzacLes secrets de la princesse de Cadignan

 



Commenter cet article

Anis 03/08/2013 18:50

Oui ce XIXe fut difficile pour les femmes mais peut-être fut-il le creuset du féminisme comme jamais avant.

Perceval 07/08/2013 12:23



Certainement ...