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La princesse de Lieven et Guizot -2-

Publié le par Perceval

Le rôle de la Princesse de Lieven fut considérable dans les transactions politiques outre-Manche pendant le mandat de son époux nommé ambassadeur de Russie dans la capitale anglaise, de 1812 à 1834.La-comtesse-de-Lieven-vers-1805--d-apres-un-portrait-par-S.jpg

Elle a tenu - tout d'abord à Londres -, un salon réputé qui attirait les hommes les plus avisés, Clément von Metternich; Lord Castlereagh, Ferdinand Philippe, duc d'Orléans; Dorothée, princesse de Dino, lady Emily Mary Lamb Cowper, lady Grandville, Germaine de Staël et Arthur Wellesley, duc de Wellington et vainqueur de Waterloo.

Lorsque son mari est rappelé en Russie en 1834, elle s'installe à Paris, rue de Rivoli. A noter, Un séjour inoubliable à Valençay, en juin 1836, déplaît fort à la duchesse de Dino, sa rivale en influence politique.

Juste avant, qu'elle ne devienne l'égérie de Guizot.

A Paris, son salon, toujours à tendance diplomatique, gagnera en Guizot son animateur. On y rencontre les principaux personnages politiques de l'époque dont Metternich, son ancien amant et la comtesse de Boigne. La-princesse-de-Lieven-vers-1855--d-apres-un-portrait-par-.jpgUne brochette de ministres se pressaient à ce salon. Les membres de l'Académie des sciences morales (rétablie sous la proposition de Guizot), les politiques du régime, André Dupin et son frère; Charles, comte de Duchâtel, Charles de Rémusat, les hommes de l'ancien Globe, ou leurs amis, Victor Cousin, Paul de Noailles qu'elle fit entrer à l'Académie; Adolphe Thiers, Prosper Mérimée, le philosophe Jean-Philibert Damiron s'y côtoient.

Mentionnons aussi René, vicomte de Chateaubriand, François-Auguste Mignet et quelques vieux révolutionnaires comme Pierre-Louis Roederer, Dominique-Joseph Garat, Joseph Lakanal sans oublier Augustin Thierry, Pauline Metternich et le prince de Talleyrand, l'un des ses meilleurs amis.

A la mort de Talleyrand (1838), elle loue un entresol dans son hôtel de la rue Saint-Florentin à son nouveau propriétaire, le baron James de Rothschild, où elle tient son salon. Elle meurt en janvier 1857, dans la pièce même où Talleyrand s'est éteint.

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