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La mode, 1910-1914, -1-

Publié le par Perceval

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La mode féminine de cette période se caractérise par une silhouette très féminine, privilégiant les formes souples, les courbes, les dentelles, dans l’esprit direct de l’Art Nouveau. La silhouette s’élance, s’affine. 

Les vêtements perdent progressivement de leur ampleur, en abandonnant la crinoline pour la tournure puis en donnant du volume aux jupes à l’aide de simples jupons. Ainsi, dans un premier temps, grâce à de nouveaux corsets, les fesses sont projetées vers l’arrière, les reins sont très cambrés et les femmes affichent une silhouette dite en S. Puis, avec un renforcement de la lutte pour la libération de la femme et le développement des tenues de sport, le corset est abandonné au profit de culottes bouffantes (les bloomers) et de jupons. 
Les décolletés deviennent pigeonnants et les dessous sont mis à l’honneur avec des dentelles, rubans et autres frous-frous qui embellissent les sous-vêtements. Les lignes se simplifiant, les accessoires principaux sont le chapeau, s’affublant des décorations diverses (fruits, plumes, fleurs ...), l’ombrelle et l’éventail

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Les débuts du couturier sont fracassants, faisant déjà scandale de 1901 à 1904 chez Worth (maison encore attachée à des traditions périmées) en proposant des robes simples. 
En 1908, il impose des jupes tombant à 5 ou 6 centimètres du sol en un drapé souple, telle une colonne. La taille est placée sous la poitrine, rendant inutile l’usage du corset au profit de hautes ceintures renforcées de baleines. Poiret plaide ainsi en faveur de ce qu’il juge être la beauté naturelle, montrant davantage un corps féminin naturellement svelte. 
En 1909, avec la première session parisienne des Ballets russes, puis en 1910, avec le succès du spectacle Schéhérazade qui provoquent une vague d’orientalisme, Poiret fait évoluer ses inspirations et rénove notablement son univers décoratif. Ses couleurs deviennent flamboyantes (avec des dominances de mauves, lilas, violets, oranges foncés, rouges, verts bouteille) et s’opposent aux palettes en demi-teintes de l’époque. Ses tenues s’agrémentent également de paillettes, perles, fil d’or et d’argent. Empruntant à tous les exotismes, Poiret développera des robes tuniques, des pantalons bouffants, des manteaux à la coupe kimono ... 

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Et, La Belle Epoque à Paris: images animées de la tour Eiffel, des inondations 1910, de l' exposition universelle de 1900, la crue de 1910, la constuction du nouveau métro ...

 

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