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La femme et le sacré: Julia Kristeva

Publié le par Perceval

La notion du sacré fait référence au sacrifice ( latin : sacer ) rire sacrificiel grâce auquel s'établit une double relation, une relation verticale à l'au-delà et une relation horizontale qui est le pacte entre les communiants. L'autre dimension du sacré est davantage liée à la fécondité, à la force vitale... Les femmes ont un rapport spécifique avec ces deux versants...

Veillée funèbre au Kosovo 1990. Georges Merillon Veillée funèbre dans un village espagnol 1951. Eugene Smith

Le masochisme féminin : jouir de la mort et de la détresse des autres, jusqu'à la complaisance, la mélancolie, le suicide ...

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Les femmes donnent la vie en aimant des hommes, et ce désir de maternité reste prégnant malgré les techniques de contraception …
«  Quel que soit notre être social, je pense qu'il y a un sentiment d'appartenir à un flux de générations et quasiment à un être biologique indéracinable dans la vie féminine...( …) Je sais que je suis mortelle... je suis capable de dilater chaque instant... parce qu'il m'associe au genre humain... l'être est pour moi, femme, une pluralité … autonomes, elles sont des sujets qui partagent avec d 'autres, et avec l'univers. » J.Kristeva


« Marie est entrée dans notre culture moderne comme l'exemple du refoulement. Comment se fait-il qu'une femme qui n'a pas connu l'acte sexuel puisse être mère ? » J.K.
( rejet de la sexualité, hantise de vouloir freiner le plaisir féminin, pour le réduire à la procréation ... ..?)


Pietà (vers 1560-1570.), peinture sur bois de Luis de Morales "Pieta" de Kim Ki Duk-remporte le Lion-d'or à Venise en 2012


La pietà est un moment extrêmement fort pour l'imaginaire de tout être humain. Aujourd'hui, elle pointe encore l'écueil, de se dire: « je suis mère toute puissante qui a donné la vie, et qui a tous les droits sur la vie »...
Reconnaître sa faiblesse, nous permet de la sublimer et de l'élaborer …
Marie, 'Reine de l'Eglise' : reconnaissance du besoin de pouvoir chez la femme … titre donné par des hommes, en réalité secondaire qui draine les fantasmes de supériorité et de pouvoir, et maintient les femmes à la fois dans l'obéissance et dans une espèce de fierté, flattant la psyché féminine." J K.

Les artistes voient en Marie la mère apaisée, la femme non érotique, qui nourrit son enfant... L'homme artiste dépasse sa rivalité avec elle, et sa haine œdipienne envers le père.
Marie nous réconcilie avec le maternel, mais «  si le corps féminin est un corps sans organe sexuel visible, il provoque l'épouvante et induit chez l'homme l'angoisse de la castration ou la renforce." J K.

Sources : Arts sacrés N°24

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