Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Jeanne Loviton : La femme amoureuse et multiple -1-

Publié le par Perceval

Celia-bertin-jean-Voilier.jpgCélia Bertin, Portrait d’une femme romanesque, Jean Voilier, Ed. de Fallois, 2008. Ce livre dresse le portrait d’une femme mystérieuse, femme d’affaires remarquable, femme du monde aux amours multiples.

 

Jeanne Loviton (1903-1996).  est parfois présentée comme un 'Don-Juan' féminin. Connue comme écrivain sous le pseudonyme de Jean Voilier, je me suis intéressé à sa biographie, curieux de ses amours pour de grands écrivains. Certains, disent d’elle, qu’elle serait l'une des plus grandes séductrices du XXe siècle et dont la vie a été romanesque en diable… Je ne la trouve pas particulièrement « jolie », pourtant si l'on en croit les souvenirs de celles et ceux qui l'approchèrent ; il retiennent sa sensualité du regard, la grâce du sourire, le savoir-faire du corps. Elle savait choisir ses amants: Jean Giraudoux, Saint-John Perse, Curzio Malaparte, Robert Denoël, Paul Valéry, Emile Henriot... Son dernier et probablement le plus grand amour fut Paul Valéry.


Tout au long du livre ( 1) nous lisons d'admirables lettres du poète à sa muse :


 “Je te caresse dans la tiédeur de la lumière doucement riche, je cause avec toi (voluptueusement, intelligemment), il n’y a pas de mot qui combine les deux termes en un seul adverbe extraordinaire. Il faudrait avoir une langue à nous-(quelquefois cette idée se matérialisa et il n’y eut bien qu’une bouche et une langue). Tiens, tu me fais crayonner des bêtises. Mais songe que ce moment est le seul de cette immense journée où je vive un peu avec et pour toi.”

Extrait d'une lettre de Paul Valéry à Jean Voilier

 

Valery-Paul-Jeanne-Loviton-2.jpg

 

 

 

Elle illuminera les dernières années de Valéry, qui se met à écrire des poèmes transis d'amour et de sensualité avec la fougue d'un adolescent débordé.

 


 

« Jeanne, ton corps me suit.

Ô mains pleines de Jeanne 

Ô pensée où revient ton silence et ta voix. »

 

 

« Le vieux battant de fer à peine clos
derrière moi qui me hâte et qui songe,
seul et non seul je vais courbant le dos,
suivant détresse, ennui, peine ou mensonge,
car tout m’est noir à peine le fer clos. »

Paul Valéry

 

A suivre: ...

Commenter cet article

sirene 08/08/2012 15:41

Beau partage merci