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J Vermeer peint la rencontre amoureuse, en musique -1-

Publié le par Perceval

Si Johannes Vermeer (1632-1675), peint des scènes de genre, il ne s'agit pas seulement de scènes réalistes …Vermeer_Girl_Interrupted_at_Her_Music.jpg

D'ailleurs, ces représentations ne transmettent-elles pas une impression d'inachevé à déceler... ? Dans ces gestes un peu cérémonieux, un peu conventionnels même. En fait, les personnages ne donnent pas l’impression d’agir, comme si ce devait être non pas le geste mais l'intention qu'il fallait deviner …. Cet étrange sentiment d’irréalité, provient sans doute qu'ici tout est feint, calculé.... Cette impression d'inachevé nous accompagne, d'autant s'il nous manque les clés ...

Johannes Vermeer est né à Delft le 31 octobre 1632 et mort le 16 décembre 1675. 

C’est un peintre baroque néerlandais parmi les plus célèbres du siècle d’or (période de l’histoire des Pays-Bas comprise entre 1584 et 1702). 

Il réalisa surtout, dans un style raffiné, des peintures de genre, principalement des intérieurs montrant des scènes de la vie domestique.

 

*****

" A l'époque de Vermeer, la musique est fréquemment associée au discours amoureux, voire aux plaisirs charnels, lorsqu’elle mêle hommes et femmes dans des duos complices, autour de violes aux courbes suggestives. Y compris chez Vermeer, en dépit de ses airs très chastes.

La joueuse de virginal peinte deux fois par Vermeer, dans de riches atours bleu et or, est peut-être davantage une allégorie morale qu’un portrait. Le nom de cet instrument de la famille du clavecin serait dû à sa sonorité suave et au fait qu’il était joué par des jeunes filles.

Jan_Vermeer-Une-dame-assise-au-Virginal.jpg
 

Or, chez Vermeer, elles nous regardent comme pour nous inviter à un duo. Duo d’amour vertueux ou coupable ? Tout est là. Derrière l’une des joueuses de virginal, qui se tient debout, bien droite, un tableau au mur représente Cupidon tenant une unique carte à jouer, symbole de la fidélité dans le mariage. Derrière l’autre joueuse, assise, elle, comme ayant déjà flanché, un tableau montre une prostituée jouant du luth entre un client et un entremetteur. D’ailleurs, devant cette musicienne, une viole de gambe est posée qui n’attend plus qu’un interprète mâle. L’archet glissé entre les cordes pourrait bien signifier une allusion grivoise. Par la fenêtre, on voit que la nuit est tombée. Alors que dans l’autre tableau, celui de la joueuse digne, les rayons du soleil illuminent sa nuque et tous les objets de la pièce, en minuscules gouttes d’or semées à la pointe du pinceau…"

 Lady-Standing-at-a-Virginal-1675-by-Jan--Vermeer.jpeg

      Sources : SABINE GIGNOUX de La Croix du lundi 29 juillet 2013

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