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George Sand : Les bas bleus...

Publié le par Perceval

Daumier réalise en 1844, une série de caricatures sur Les Bas-bleus - nom donné au XIXe siècle aux femmes qui ont des prétentions littéraires - il insiste notamment sur la mauvaise tenue de leur foyer.

Honore-Daumier--Adieu--mon-cher--je-vais-chez-mes-editeur.jpg Honore-Daumier--La-mere-est-dans-le-feu-de-la-composition.jpg
Honoré Daumier, " Adieu, mon cher, je vais chez mes éditeurs...", série Les Bas-bleus, lithographie, parue dans Le Charivari, 8 février 1844 Honoré Daumier, La mère est dans le feu de la composition, l’enfant est dans l’eau de la baignoire ! série Les Bas-bleus, lithographie, parue dans Le Charivari, 26 février 184

Nous retrouvons ces stéréotypes, dans les femmes auteurs de La Comédie humaine, par exemple : Camille Maupin dans Béatrix ou de Dinah de la Baudraye dans La Muse du département.

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1er_Bas_bleu_-_Profitons_de_l-occasion.jpg Daumier-Les_bas-bleus-6.jpg


L'admiration que Balzac – le conservateur - semble porter à George Sand, est à rapprocher des critiques qu'il fait d'elle - à Mme Hanska - dans ses lettres.

Il reproche à George Sand de ne pas éduquer ses enfants comme il le faudrait. Elle est certes "excellente mère, adorée de ses enfants", "mais elle met sa fille Solange en petit garçon et ce n’est pas bien" et elle "a laissé son fils Maurice goûter de trop bonne heure aux dissipations de Paris" (lettre à Mme Hanska, 2 mars 1838)

Il juge aussi avec sévérité la "femme auteur" de Lucrezia Floriani dont le talent "arrive comme sa personne à l’âge critique" (lettre à Mme Hanska, Paris, 26 juin 1847).

Mme de la Baudraye est présentée comme "la future rivale de George Sand" et elle est associée à ce que Balzac appelle le "sandisme", "cette lèpre sentimentale [qui] a gâté beaucoup de femmes qui, sans leurs prétentions au génie, eussent été charmantes".

caricature-G-sand-1839-Henri-Gerard-Fontallard--Congres-m.jpg

Caricature de G. Sand - 1839-  Henri Gérard-Fontallard, Congrès masculino-fœmino-littéraire, lithographie publiée dans Aujourd’hui,Journal des ridicules, 15 octobre 1839

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« Je lui jetais presque son livre au nez. Je me souviens que, comme je le traitais de gros indécent, il me traita de prude et sortit en me criant sur l’escalier : "Vous n’êtes qu’une bête!" » (George Sand qui parle de Balzac ... dans  Histoire de ma vie)

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Le jugement de quelques contemporains, sur G Sand


    caricature de George Sand dans le Monde Illustré"Pour mieux faire l’homme, (Sand) a éteint en elle le christianisme, renversé l’autel du mariage et de la mort et imprimé à son talent cette horrible grimace philosophique qui le défigure et qui a fini par le rendre affreux." BARBEY d’AUREVILLY

 

"Madame Dudevant commet des infamies et elle écrit des sublimités. Elle se flatte qu’on ne croira jamais ce qui est, et que la phrase, en définitive, prévaudra. Elle se juge assez vaisseau de haut bord pour avoir la sentine profonde. Une Christine de Suède à l’estaminet". SAINTE-BEUVE

 


"J’ai lu les premières Lettres d’un voyageur : comme tout ce qui tire son origine de Rousseau, cela est faux, factice, bourgeois, boursouflé, exagéré. Je ne puis supporter ce style de tapisserie, tout aussi peu que l’ambition populacière qui aspire aux sentiments généreux" NIETZSCHE

 

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"La femme Sand est le Prud’homme de l’immoralité. Elle a toujours été moraliste. Seulement, elle faisait autrefois de la contre-morale. Aussi elle n’a jamais été artiste. Elle a le fameux style coulant cher aux bourgeois. Elle est bête, elle est lourde, elle est bavarde ; elle a dans les idées morales la même profondeur de jugement et la même délicatesse de sentiment que les concierges et les filles entretenues (…) Que quelques hommes aient pu s’amouracher de cette latrine c’est bien la preuve de l’abaissement des hommes de ce siècle" BAUDELAIRE

 

"Les femmes n’ont jamais fait quelque chose de remarquable qu’en couchant avec beaucoup d’hommes, en suçant leur moelle morale : Madame Sand, Madame de Staël. Je crois qu’on ne trouverait pas une femme vertueuse qui vaille deux sous par l’intelligence". Les GONCOURT

 

Enumération présentée dans l’ABCdaire de George Sand, Flammarion, 1999

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