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Destin de femmes, et fascisme, en France

Publié le par Perceval

Pour ce qui est, en France, des femmes et de la collaboration ; nous retenons plutôt le comportement de quelques jeunes filles, concubines de soldats allemand, et « tondues » après la libération …

Mireille-Balin.jpgAinsi, Mireille Balin, considérée comme l'une des plus belles actrices françaises d'avant-guerre (elle était alors en couple avec Tino Rossi). Pendant l'Occupation, elle tombe amoureuse d'un jeune officier allemand. Et c'est en essayant de fuir en Italie avec lui en 1944, qu'elle est arrêté par des Résistants, battue et violée (son amant fut fusillé). Elle mourut malade et totalement oubliée en 1968...

La documentation semble rare concernant les femmes qui ont collaboré. Leur témoignage est exceptionnel, sont connues: les mémoires des actrices Corinne Luchaire , de Mary Marquet, ou de la jeune milicienne du sud de la France Fabienne Frayssinet.

 

Fabienne Frayssinet : « Les filles inscrites à la Milice avaient, pour la plupart, donné leur signature par obéissance à leur père ou à leur mari, ou par esprit de solidarité, tandis que mon adhésion a été volontaire et réfléchie.», écrit-elle validant le stéréotype de la milicienne dominée, soumise, en politique comme dans la vie, aux volontés de l’homme. Elle est d’une autre espèce : elle plaide coupable, refuse d’exprimer ses regrets à l’audience à la demande du Président, et développe une « défense de rupture» en se revendiquant ennemie déclarée d’un régime républicain qu’elle combat depuis 1936 dans les rangs du Parti social français. En 1944, elle a rejoint la section féminine de la Milice par « devoir de chrétienne » d’abord, et par anti-communisme : « Je suis anti-communiste […] parce que le communisme est athée et que je suis chrétienne.»

 

Corinne LuchaireCorinne Luchaire, est condamnée à dix ans d'indignité nationale, plutôt en raison du comportement de son père, jugé coupable de collaboration.

En 1939, au début de la Seconde Guerre mondiale, Corinne Luchaire, alors âgée de 18 ans, décroche le rôle principal du film «Prison sans barreaux» de Léonide Moguy. Le film est un succès et Corinne devient une vedette prometteuse. Elle enchaîne six tournages en deux ans. Mais la guerre met un terme à sa carrière.

Son père n'est autre que l'ambitieux Jean Luchaire, journaliste de gauche devenu patron de la presse collaborationniste. Pleine d'admiration pour son père, aveugle à la tempête qui déferle sur l'Europe. Légère, bien trop légère, Corinne Luchaire court les fêtes, fréquente l'ambassade d'Allemagne, s'éprend d'un officier autrichien avec lequel elle a une petite fille. Elle accompagne son père à Vichy. Elle le suit même jusqu'à Sigmaringen, où elle retrouve Pétain, Céline et quelques autres. Plus dure sera la chute. Jean Luchaire est fusillé à la Libération. Sa fille chérie passe elle aussi par la case prison. Frappée d'indignité nationale, tuberculeuse, démunie, oubliée, elle meurt en 1950. Elle n'a pas vingt-neuf ans.( source : Denis Cosnard )

 A noter, au passage … Le Duc et Wallis Simpson, future Duchesse de Windsor, admiraient Hitler et le soutinrent toute leur vie.Nazi_Windsors.jpg

 

 

1938: Hitler est désigné par le Time Magazine, "HOMME DE L 'ANNEE", sa copine la Duchesse Wallis l'avait été en 1936, Laval Aussi...comme quoi....

 

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