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Derrière le "Poilu", cherchez la femme ... -2- L'infirmière

Publié le par Perceval

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Les personnels de santé ont rarement vu une telle accumulation d’horribles blessures et de corps fracassés que durant la Grande Guerre (1 697 800 morts militaires et civils et 4 266 000 blessés pour la seule France). Du côté français, au début du conflit, les structures militaires de santé sont légères. Comme on pense que la guerre sera brève, aucun hôpital n’a été prévu près de la frontière à l’est et au nord. Les régiments ne peuvent compter que sur les médecins et les unités d’infirmiers qui leur sont attachésMillicent-Sutherland-detail.jpg

Les autorités corrigent rapidement la situation. Les hôpitaux de campagne se multiplient le long de la ligne de front à partir du début de 1915. À l’intérieur du pays, beaucoup d’hôpitaux se créent. Un grand nombre d’infirmières sont engagées après une formation accélérée. Les candidates abondent. Parmi les premières à se porter volontaire: 1 000 religieuses, qui avaient été chassées des services hospitaliers après 1905 et qui sont rappelées. La Croix Rouge française forme 7 000 bénévoles. Ces effectifs sont renforcés par des infirmières venues d’Angleterre, des États Unis et du Canada.

Le transports des blessés jusqu’aux hôpitaux, étant longs et périlleux, les infirmières acceptent leur rapatriement au front.

Leurs tentes sont installées à une distance minime du champ de bataille malgré le danger. Le travail des infirmières consiste à administrer aux soldats blessés des analgésies, les aider dans leur toilette, seconder les chirurgiens qui les opérent mais également à soutenir les combattants tout au long de leur processus de guérison.

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La plupart de ces femmes travaillent bénévolement, même si les risques qu’elles encourent sont importants, elles ne sont pas rémunérées. A cette époque, les infirmières bénévoles sont regroupées sous 3 sociétés d’assistance enregistrées par le ministère de la guerre : la Société de Secours aux Blessés (SSBM : infirmières hospitalières), l’Association des Dames Françaises (ADF : infirmières hospitalières) et l’Union des Femmes de France (UFF : infirmières ambulancières). En général, elles sont vêtues d’une blouse blanche et portaient une coiffe. Elles ont pour insigne une croix rouge (symbole de la Croix Rouge Française) qui indiquait leur qualification. Leurs outils de travail sont sommaires et les médicaments sont souvent remplacés par des produits moins coûteux et ainsi moins efficaces.

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1915 - Edith Cavell est exécutée par l'armée allemande pour avoir aidé des centaines de soldats alliés à s'échapper des Pays-Bas

 

A partir de 1916, les ambulances sont toutes conduites par des femmes. 

.  Outre les soins donnés dans des conditions pénibles, les infirmières apportent, comme des Poilus l’ont raconté dans leurs témoignages, la douceur qui console des hommes torturés par d’extrêmes douleurs. En reconnaissance, plusieurs d’entre elles sont décorées de la Croix de guerre et de la Légion d’honneur.

Sources: "La Croix" du 12/07

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