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Delphine ( Gay) de Girardin (1804-1855) -3-

Publié le par Perceval

Ceci est le troisième article au sujet de Sohie Gay et Delphine Gay ...

Hommes-d-aujourd-hui-girardin-1806-1881.jpg

Emile de Girardin (1806 - 1881), précurseur du journalisme moderne

Émile de Girardin fonde La Presse :
« Journal quotidien, politique, littéraire, agricole, industriel et commercial. »

Le premier numéro sort en kiosque le 16 juin 1836.

C’est le premier journal bon marché en France, Émile de Girardin ayant fait appel à des annonceurs divisant par deux le prix de l’abonnement.

Le quotidien innova également en publiant des romans feuilleton et en collaborant avec, entre autres, Victor Hugo, Alexandre Dumas, Balzac….

Le quotidien innova également en publiant des romans feuilleton et en collaborant avec, entre autres, Victor HugoAlexandre DumasBalzac….

Le succès fut immédiat !


Le 1er juin 1831, Delphine Gay épouse Emile de Girardin (1806-1882), journaliste, fondateur de La Presse et député de Bourganeuf (Creuse). Dès lors son salon éclipse celui de sa mère. En tête de liste des habitués, figurent Victor Hugo, Alfred de Musset, Théophile Gautier, Frédéric Soulié, la duchesse d'Abrantès, Marceline Desbordes-Valmore, Louis Ganderax, Alphonse de Lamartine, Jules Janin, Jules Sandeau, Franz Liszt, Alexandre Dumas (père), George Sand, Fortunée Hamelin.

Son mariage lui ouvre de nouveaux horizons littéraires.

Ensemble ils conquièrent la Société par l’entremise des journaux pour « l’ambition personnelle et l’utopie sociale ». A cette époque E. De Girardin a fondé «  Le voleur »,1828, et «La Mode »,1829. Tous les jeunes talents y écrivent  des articles: Dumas, Karr, Sue, Balzac, G. Sand … Il crée ensuite le « Journal » et l’ «Almanach de France ». Elle contribue au succès du journal « La Presse » lancé par son mari, elle y écrit ses « Lettres Parisiennes » signées Vicomte de Launay. parues de 1836 à 1847 en feuilleton.

Le Vicomte raconte l’érection de l’obélisque place de la Concorde, tient les lectrices au courant des tendances de la mode, chapeaux, manches bouffantes ou ajustées, dentelles, plis, volants. Va écouter l’Opéra, applaudir Rachel au théâtre français, frissonne à la Porte Saint Martin, rit aux Variétés. Contemple le défilé de Longchamp, mange des glaces chez Tortoni, assiste aux séances de l’Académie française. Visite le salon de peinture, les expositions de produits de l’industrie. Détaille les toilettes dans les bals. Delphine de Girardin exprime ainsi son sens comique.

Ces chroniques ont été rassemblées dans un seul ouvrage intitulé Lettres parisiennes l'année 1843.

delphine-de-girardin.jpgAmie de Balzac, admirant sincèrement son oeuvre, elle lui consacra en 1836 un petit livre flatteur : la Canne de Monsieur de Balzac.

 

Delphine Gay est aussi connue pour son salon au 41 rue Laffite, à Paris puis dans l’Hôtel  Marbeuf  sur Les Champs Elysées. Elle reçoit ses intimes tous les soirs mais sa soirée de réception où l’on fait de la poésie et de la musique  se tient le mercredi. Elle ne supporte la médiocrité, il faut se distinguer par la naissance, ou posséder un talent réel. Elle convie Gautier notamment, en lui disant que le but de la soirée est de prendre des glaces et de dessiner des girafes. Après l’Opéra ou avant d’aller dans le monde, entre onze heures et minuit viennent Lamartine, Hugo, Balzac, Musset… salon_litteraire-parisien-1850.gifMais aussi des politiques tel le ministre Guizot, le préfet de police Delessert, un homéopathe à la mode, le docteur Cabarrus. Le couple De Girardin réunit charme, talent, pouvoir, influence, intelligence et humour. La caricature ci-dessous montre Balzac à gauche et Hugo à droite à l'une de ces réceptions.

 

Cette même année, et forte de son influence, elle n’hésite pas à critiquer le résultat de l’élection à l’Académie, refusée au candidat Victor Hugo : « Si l’on pesait les voix, Hugo serait élu ; malheureusement on les compte. » 
Après l’exil du poète, elle poursuit une correspondance, très hostile à Bonaparte le Petit, qu’elle appelle Boustrapa. Elle écrit à Hugo le 6 avril 1853 : " Vous vous rappelez cette belle Eugénie, que vous avez vue chez moi et avec laquelle vous parliez espagnol si facilement. La voilà l’épouse de Boustrapa… C’est une femme charmante et qui mérite mieux. Une chose m’étonne : c’est que, quand elle a dit oui, elle avait lu votre livre [Napoléon le Petit] en cachette, avec mille précautions, mais enfin elle l’avait lu. Moi, cette lecture m’aurait un peu refroidie… " .
Le 6 septembre 1853, elle arrive à Jersey et entreprend le 11 septembre d’initier ses hôtes au spiritisme. Elle a pratiqué à Paris cette démarche qui consiste à évoquer les morts et à les faire parler, grâce a des " médiums ".. Mme de Girardin repart le 14, mais Hugo restera très influencé par cette forme de spiritisme …

Delphine meurt des suites d’un cancer, le 29 juin 1855.

 

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Ses poésies sont désormais inspirées par la politique : l'Epître à la Chambre, la Diatribe contre le général Cavaignac. On lui doit des romans : le Lorgnon (1831), le Marquis de Pontanges (1835), Contes d'une vieille fille à ses neveux (1832), Marguerite (1853), Il ne faut pas jouer avec la douleur (1855), la Croix de Berny (1846), en collaboration avec Méry, J.Sandeau et Théophile Gautier ; et des oeuvres dramatiques : l'Ecole des journalistes (1840), Judith (1843), Cléopâtre (1847), C'est la faute du mari (1851), Lady Tartufe (1853), La joie fait peur(1854), le Chapeau d'un horloger (1855).

Delphine de Girardin a écrit de nombreux romans et drames sous divers pseudonymes: Charles de Launay, Léo Lespès, Léa Sepsel.

Delphine de Girardin n'est pas seulement connue par ses oeuvres poétiques et ses chroniques. Elle tient aussi son renom de ses oeuvres de fiction telles que le Marquis de Pontanges, Contes d'une vieille fille à ses neveux, la Canne de Monsieur de Balzacet il ne faut pas jouer avec la douleur.
Elle s'est aussi exercée en drames et en comédie avec ses célèbres oeuvres dontl'école des journalistes, Cléopâtre, La joie fait peur, C'est la faut du mari et  la femme qui déteste son mari.

 

SOURCES : Wikipédia, LA VIE ELEGANTE par Anne MARTIN-FUGIER, Editions FAYARD, site sur Victot-Hugo ...etc

 

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