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D'où vient Mata Hari ? -1/2-

Publié le par Perceval

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La jeune Margaretha en 1900

Aventurière affabulatrice et mythomane, Margaretha s'inventa des passés prestigieux et une vie rêvée.

Née en 1876, fille d'un marchand de chapeaux de Leeuwarden aux Pays-Bas et d'une mère javanaise, Margaretha Geertruida Zelle a un teint basané qui la fait passer pour une Eurasienne.

Le père a un magasin de chapeaux, et possède également un moulin et une ferme. La famille peut se permettre un bon niveau de vie, leur lieu de résidence est un ancien palais Kerkstrasse Grote, dans le centre-ville. Margaretha peut fréquenter une école de qualité.

En 1899, les affaires vont mal, le père est forcé de vendre son entreprise. En 1890, ses parents se séparent, et sa mère meurt l'année suivante... Margaretha est ensuite pris en charge par son parrain à Sneek, et elle entreprend des études pour devenir institutrice de maternelle dans une école secondaire à Leiden. Elle est contrainte de quitter l'école à la suite d'une liaison avec le directeur... Margaretha, à 18 ans, se marie par annonce matrimoniale avec un officier de marine qui a le double de son âge : Rudolph MacLeod (1856-1928). Peu après le mariage, le couple s’installe à Java, prospère colonie néerlandaise où la jeune femme s’initie à la culture traditionnelle: elle apprend quelques rudiments de danse et de langue. En 1899, Margaretha perd son jeune fils, assassiné par la maîtresse de son époux. Rentrée en Europe, avec leur fille, son mari boit et la violente... Elle obtient le divorce.

Margaretha_and_Rudolph_Mac_Leod.jpg Margaret-et-Rudolf-MacLeod-sur-la-facon-de-les-Indes-neer.jpg
Photos de mariage avec John MacLeod,  le 11 Juillet 1895 Margaret et Rudolf MacLeod en partance vers les Indes néerlandaises (1897)

 

En 1903, à 26 ans, elle s’installe à Paris et se fait entretenir par des hommes. En 1905, elle se fait embaucher comme écuyère dans le « Nouveau cirque » d’Ernest Molier où elle met sur pieds un numéro de danseuse orientale.

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En 1905, Mata Hari se produit lors d’une réception chez Madame Kiréevsky ; Emile Guimet, collectionneur et érudit passionné par l’Extrême-Orient, admire sa danse sensuelle. Charmé par cette femme qui se prétend javanaise, et connaître les danses cultuelles javanaises, il lui propose de se produire dans le musée qu’il a fondé. Elle adopte alors le nom de Mata Hari ("oeil du jour").

Mata-Hari-executant-des-danses-brahmaniques-au-Musee-Guim.jpg

Quelques semaines plus tard, la bibliothèque du musée est transformée en éphémère sanctuaire de Shiva. Mata Hari interprète trois danses "brahmaniques". Si la chorégraphie n’a rien de religieux, elle est éminemment érotique: "en l’honneur du dieu", la courtisane se dénude langoureusement.

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A suivre ....

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