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Bernadette Lafont: la maman et la putain.

Publié le par Perceval

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Bernadette Lafont,  le 27 avril 1970

 

 

 

 

Passer son temps à lire dans les cafés... Puis, retrouver sa maîtresse : une « vieille » de trente ans, qui travaille et l'héberge... ,alors que la fille qu'il aime va bientôt se marier avec « quelqu'un de bien »...

Cela devait être, pour moi, jeune homme de vingt ans: la parfaite et jouissive « attitude ».

Et en plus … ! S'identifier à Jean-Pierre Léaud, le double de Truffaut, de Baisers volés (1968), Domicile conjugal (1970) ...

Elle, c'est Marie : mais pour moi, c'est avant tout Bernadette Lafont : la Femme, L'initiatrice...

 

 

 

 

 

 

 

 

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Il s'appelle Alexandre, et tend la main, plus qu'il ne la poursuit, une fille accueillante : « Elle s'appelle Veronika ( jouée par Françoise Lebrun ) et est une pâle infirmière aux allures d'héroïne de Tourgueniev. »

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Et, pour couronner le tout... Il y a la référence explicite au roman de Proust. Présent à l'image, et rappelé par cette «  Gilberte », premier amour d'Alexandre. C'est un film long ( 3h40), nécessaire pour figurer une Recherche... de la vérité : par des lectures, par des discussions … Et, tout ce temps, que l'on perd …

Alexandre vit bien dans ce temps, de l'après 68 - déjà dégagé des utopies - ( les références par l'actualité sont bien présentes...) mais il en échappe, parce qu'il le perd … Et, finalement temps retrouvé par la fatale réalité qui s'impose ( scène du vomissement à la fin...).

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«  La maman et la putain », ce film d'Eustache ( 1973), adopte une forme théâtrale et réaliste. Théatrale, par le ton récitatif ( unique .. ! ) de J.P. Léaud, par la voix de B. Lafont. Et, approche réaliste, par le récit de faits anodins, et la volonté de filmer certaines séquences en durée réelle.

A voir : Le long monologue de Veronika, immense moment de cinéma, en un seul plan, à la fin du film.



 

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