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Alain Fournier et Yvonne de Quiévrecourt

Publié le par Perceval

Le 1er juin 1905 , Alain-Fournier, jeune lycéen de 18 ans alain fournier 2descend un escalier de pierre à Paris, son regard croise celui d’une grande jeune fille blonde , élégante, élancée, portant un ''grand manteau marron ''.

 Le 1er juin 1905 , Alain-Fournier, jeune lycéen de 18 ans descend un escalier de pierre à Paris, son regard croise celui d’une grande jeune fille blonde , élégante, élancée, portant un ''grand manteau marron ''.

Le lendemain, l’amoureux revient en uniforme de collégien. Il l’accoste avant qu’elle ne prenne le tramway, et lui murmure : “Vous êtes belle.” ... Yvonne sait que cet amour est impossible car elle est déjà fiancée...

 “si belle, écrira-t-il, que la regarder touche à la souffrance

Il la suit .. . Il revient plusieurs fois sous ses fenêtres.

Le 10 juin, il a pu apercevoir derrière la vitre le visage de la jeune fille. Surprise , mais souriante. Le lendemain, il est encore là, tôt le matin et la jeune fille sort de cette maison, un livre de prières à la main. Il la suit jusqu’à l’ église Saint- Germain des Près.

A la fin de la messe, il l’aborde à nouveau et c’est '' la grande, belle, étrange et mystérieuse conversation '' entre deux êtres qui, jusqu’au pont des Invalides vont laisser vivre leur rêve. Au coin du Pont de la Concorde , elle lui demande son nom, il lui dit. Elle hésite une seconde , puis ''regardant bien droit, pleine de noblesse et de confiance elle a dit fièrement : Mon nom ? je suis mademoiselle Yvonne de Quièvrecourt...''

 

Huit ans après, son ami Jacques Rivière, l’informe qu’il a retrouvé la famille d’Yvonne de Quièvrecourt à Rochefort. Alain Fournier s’y déplace à la fin juillet 1913... Alain Fournier rencontre une dernière fois Yvonne. Yvonne de Vaugrigneuse est désormais mère de deux enfants.

« Je viens de rentrer à Paris. Je ne vous ai pas envoyé, puisque vous me l’avez fait défendre, une longue lettre que j’avais écrite en réponse à votre lettre du 15 septembre.

Je suis affreusement triste et découragé.

Voulez-vous embrasser tendrement pour moi vos eux charmants bébés » ( Sept 1913)

Il la revoit le temps de quelques conversations dans un parc, lui avouant son amour malheureux. Elle semble émue, lui confie qu’il lui est arrive de penser à lui, mais à quoi bon remuer le passé...

Un an plus tard, Alain-Fournier tombe sous les balles allemandes à Saint-Rémy, non loin de Verdun.

Le 17 octobre 1906, Yvonne de Quiévrecourt (1885-1964) épouse un médecin de marine Amédée Brochet de Vaugrigneuse; un mariage de raison souhaité par son père.

Alain Fournier eut plusieurs relations amoureuses, ainsi - avec une jeune femme de chambre, Jeanne Bruneau (1885-1971) – qui apparaît dans le roman comme Valentine Blondeau, la fiancée d’Augustin Meaulnes – et pendant les années 1910-1912 et 1913-1914 - avec une célèbre actrice, Madame Simone (1877-1985), la femme de l’homme politique Claude Casimir Perier, et que Fournier voulait épouser une fois la guerre terminée.

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