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Femmes peintres: autoportrait -1-

Publié le par Perceval

 Main de femme, peinture rupestre, grotte de Pech Merle Self-portrait – Caterina van Hemessen (1528-après 1587) 
 Main de femme, peinture rupestre, grotte de Pech Merle  Caterina van Hemessen (1528-après 1587)

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Autoportrait – Sofonisba Anguissola (1532-1625) Autoportrait Artemisia Gentileschi (1593-1652)
 Sofonisba Anguissola (1532-1625)  Artemisia Gentileschi (1593-1652)

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Autoportrait – Elisabetta Sirani (1638-1665) Autoportrait– Anna Waser (1675-1714)
 Elisabetta Sirani (1638-1665)  Anna Waser (1675-1714)

 

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Manet, Zuloaga , et leur modèle

Publié le par Perceval

Il est possible  de faire des rapprochements entre des peintres et leurs modèles, et déceler peut-être quelque influence:
Ici:  L'un des peintre français majeur du XIXème siècle: Édouard Manet ( 1832 -1883)  et l'une des figures principales de la peinture espagnole entre 1880 et 1920:  Ignacio Zuloaga y Zabaleta ( 1870 -1945 ):
Voici, pour l'un et l'autre, deux toiles d'un même modèle: Victorine Meurent pour Manet , et Madame Souty pour Zuloaga.
Edouard_Manet_-_Mlle_Victorine_Meurent_in_the_Costume_of_an.JPG zuloaga-y-zabaleta-ignacio-mademoiselle-souty-habillee-en-.jpg

Edouard Manet:

Mlle Victorine Meurent en costume de torero.

Zuloaga :

mademoiselle Souty habillée en torero

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Olympia--d-Edouard-Manet.jpg
Olympia de Manet peint en 1863, qui fit scandale: Outre sa nudité, on considère que le le modèle (Victorine Meurent) affiche une insolence et une provocation que l'on dénonce ...
Ignacio-Zuloaga-Madame-Souty-Reclinada-en-un-Sofa-1921-2.jpg
ZULOAGA ZABALETA, Ignacio (1870-1945). Mademoiselle Souty. 1921.
La peinture de Zuloaga a été considérée et critiquée comme crue, voire décadente ...
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Et, je ne résiste pas, à montrer dans le cadre des rapprochements à faire , le Portrait de la comtesse Anna de Noailles, peint en 1913 par Ignacio Zuloaga
Au moment où Zuloaga la portraiture elle est une des femmes les plus connues de la haute société parisienne car elle tient un salon où se pressent toutes les célébrités artistiques et littéraires de l'époque, Gide, Barrès, Valéry, Proust, Cocteau, Loti, Montesquiou.  Elle est aussi considérée comme un des plus grands poètes français avec des recueils comme Le cœur innombrable (1901) ou Les éblouissements (1907). 

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Lady Esther Stanhope: la reine du désert. -2-

Publié le par Perceval

Damas--1843--pris-de-la-terrasse-Baudin--Joseph-Girault-de-.jpgDamas, 1843, pris de la terrasse Baudin, Joseph Girault de Prangey

En mai 1812, Lady Stanhope quitte le Caire pour la Palestine attirée par le désert et ses monastères habités par des moines solitaires. Elle voyage toujours avec Bruce qui pourvoit généreusement à ses fastueuses dépenses. Ils se dirigent vers à Jérusalem.

Elle est reçue par L’émir Bachir, le chef des Druzes, qui lui propose de visiter Sidon (Saïda) au sud du Liban. Elle apprécie particulièrement les montagnes du Liban, ses sources, ses chemins escarpés... Le prince de la montagne lui offre un superbe cheval arabe.

Lady-Hester-Stanhope--the-Desert-Queen-1.jpg lady-hester-stanhope-4.jpg
Lady Hester Stanhope, la reine du désert. Lady Hester Stanhope


Elle poursuit son expédition jusqu’à Damas la ville, à l’époque, la plus belle du monde musulman. Non voilée et chevauchant son pur-sang arabe, elle est prise pour un homme, et est reçue par le Pacha... Acceptée dans son style de vie, elle visite le luxe raffiné des appartements, les soixante chambres immenses qu’occupent le harem, les cours pavées de marbre, les porcelaines, les fontaines, etc ..

lady-hester-stanhope-5.jpg Doussault-Charles--1814-1880---La-Porte-dOrient-a-Damas.jpg
Lady Hester Stanhope Doussault Charles (1814-1880), La Porte dOrient à Damas


Le pacha met à sa disposition un palais. Elle sait qu'elle ne retournera plus à Londres. Ensuite, elle est attirée par la mythique Palmyre... En avril 1813, escortée de centaines d’hommes commandés par le chef Bédouin, dont Palmyre et - les routes qui y mènent - dépendent, elle entame son expédition accompagnée de sa secrétaire Mrs Fry, Bruce qui est revenu d’Alep et le docteur Meryon. Elle y est couronnée « reine du désert »

Palmyra_02.jpg

Le retour vers le pays druze sera plus compliqué. Bruce, dont le père a coupé les vivres, la quitte... On lui prête une liaison avec le Colonel Vincent Yves Boutin (1772-1815.) en mission pour Napoléon. Il sera tué par des brigands... 

Elle contracte la peste en novembre 1813.  Une fois remise sur pied, elle visite Baalbek, supervise des fouilles pour retrouver un trésor à Ascalon, puis venge l’assassinat du colonel Boutin dans les montagnes Ansarieh. Le docteur Meryon décide en 1817 de rentrer en Angleterre. Il lui rendra visite à trois reprises.

Elles s'installe à Djoûm, entre 1817 et 1825,  près d’un monastère abandonné situé près de l’actuelle Saïda. Alphonse de Lamartine, la rencontrera... Le gouvernement britannique lui supprimera la pension de 1200 livres qu’il lui versait. Sa fortune dépensée, elle va se renfermer dans sa maison et meurt le 23 juin 1839.

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Alexandre Gabriel Decamps: jeune-orientale-assise-sur-un-divan-fumant-dans-un-interieur-avec-un-ecureuil Lady Hester Stanhope

Source principale: http://www.mmediene.fr/, et le travail de Catherine Traverso ( thèse )

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Lady Esther Stanhope: la reine du désert. -1-

Publié le par Perceval

lady-hester-stanhope-3.jpgLady Esther Stanhope (1776-1839) a 34ans. Elle vient de quitter l'Angleterre, poussée par une déception amoureuse, et surtout pour une incompatibilité d'humeur avec la mentalité anglaise. Elle connait bien cette société, dans laquelle son rôle de secrétaire et conseillère de son oncle, le Premier Ministre William Pitt, pendant une dizaine d'années, lui a permis de s'affronter avec la dictature du paraître... Nous sommes alors en 1800, elle est redoutée et respectée... Puis en 1806, Pitt meurt. Lady Stanhope se retrouve subitement sans protection, cible de la vengeance haineuse des gens de cour et de l’ingratitude de la plupart de ses obligés.

Le gouvernement lui octroie une pension de 1200 livres.

Elle s'embarque avec son frère pour un lointain territoire anglais, Gibraltar, ce bout d’Europe d’où l’on peut voir l’Afrique. Son entourage est composé de son médecin, Charles Meryon, et de sa servante, Anne Fry.

- En 1810, elle embarque pour l’île de Malte où elle rencontre le fils d’un riche négociant londonien, Michael Bruce alors âgé d’un peu plus de 20 ans. Le jeune homme était en train d’effectuer le tour du monde. Il modifie ses projets et suit dès lors ceux de l’énergique et convaincante Lady Stanhope. Au bout d’une semaine ils deviennent amants.

Jean-Francois-Portaels--Belgian--1818-1895----An-Oriental-B.jpg Friedrich-von-Amerling--Austrian---1803-1887----Oriental-.jpg
 Jean Francois Portaels (Belgian, 1818-1895) - An Oriental Beauty  Friedrich von Amerling (Austrian , 1803-1887) – Oriental Woman


A Athènes, elle rencontrent le poète Lord Byron. En Turquie, la « nièce du grand William Pitt », est reçue avec honneur par le Le Sultan Mahmout II qui régnera de 1808 à 1839, et qui est – dit-on - le fils de la fameuse captive devenue reine, Aimée Dubucq.

Elle quitte la Turquie pour l’Egypte à la fin de l’année 1811, sur un navire marchand, qui fait naufrage et y perd son argent, ses vêtements et son mobilier de voyage. Elle décide de ne plus s’habiller qu’en homme, mais à la mode turque. Elle parvient enfin à Alexandrie au mois de janvier 1812. Elle ne s’attarde pas dans ce port trop occidentalisé et se rend au Caire. Mohammed-Ali, le vice-roi d’Egypte, séduit par cette femme particulière tombe sous son charme tapageur...

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 Esther Stanhope  Charles Edward Marshall (British, 1872-1922) – A portrait of a woman in oriental dress holding a cigarette

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Lady Hester Stanhope (1776-1839) est représentée dans ce frontispice fumant le narguilé et conversant avec son confident et médecin, Charles Meryon (1783-1877), dont les Mémoires de  Lady Hester Stanhope ont joué un rôle dans la préservation de sa mémoire. 

Source principale: http://www.mmediene.fr/, et le travail de Catherine Traverso ( thèse )

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Vintage, le siècle dernier ...

Publié le par Perceval

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Montage-La-rue-Vintage-1.jpg

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1906: la mode dans la rue. Linley Sambourne

Publié le par Perceval

Linley Sambourne ( 1844-1910) – né à Londres - est en 1906, le dessinateur en chef de « Punch ». Il est aussi un photographe amateur passionné. Il a pris la photographie comme une aide à son art. Il est un dessinateur habile, scrupuleux du détail correct, et il préfère travailler avec un modèle. Il a pris des milliers de photos de son vivant la plupart d'entre elles, pour sa documentation … Dans la rue, il travaille en « caméra cachée », et la plupart de ses modèles n'ont aucune idée qu'ils sont photographiés.

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Street-style-1906-NetBl-2.jpg

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Existe t-il une " nature " féminine ?

Publié le par Perceval

Les-Huldres--fees-reputees-d-origine-humaine.-Huldra-s-N.jpg Johann_Heinrich_Fussli-Prince-Arthur-and-the-Fairy-Queen.jpg
 Les Huldres, fées réputées d'origine humaine. Huldra's Nymphs par Bernard Evans Ward  De Johann_Heinrich_Füssli, le Prince Arthur and la reine des fées

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Effectivement, je me rends bien compte - à la lumière du XIXème s. - la tentation d'utiliser les inégalités sociales, culturelles ( à l'époque!) … pour justifier avec un discours sexiste, un état de fait qui conforte le masculin dans son éventuelle supériorité.

Rendre compte d'une « nature féminine », consisterait-il à opposer féminin et masculin ? Oui, si nous imaginions qu'une nature masculine, s'apparenterait - elle - à une « nature universelle » … ! ( Le divin serait masculin..! )

La complémentarité ne consiste pas à se partager les professions ( par exemple), et prétendre que l'une ne peut pas faire ce qui serait de la "nature" de l'un. Mais bien que chacun prétende à tout, en se gratifiant ensemble des « différences intrinsèques» de chacun...

 Mais, que signifie ce concept de « nature » ?

« Par nature », le féminin, a une spécificité physiologique ; et pourtant cela ne suffit à affirmer une nature qui transcenderait l'objet corps. Bien sûr, la « nature » ( par définition) ne peut être un pur produit historique ou social …

- Ce qui est curieux, c'est que la nature comme « monde sauvage » s'oppose à nature comme « essence ». Ce qui revient à exprimer l'opposition entre le sensible et le mental ( difficile de trouver les bons mots …)... Aussi la question est de savoir si notre « nature » est de l'ordre du sensible ( matériel ) ou d'un « idéal » ( pour ne pas dire d'une transcendance …)... ?

Aussi à mon avis, la dualité nature-culture, me semble bien plus complexe que ce que le débat habituel qui conclue à : " puisque tout est culture, il n'y a pas de nature féminine, mais seulement une condition féminine …"

- D'autant que, si le terme de nature n'est peut-être pas si matérialiste que cela, le terme de culture n'est pas lui non plus si simple... Lorsque l'on dit que « masculin et féminin cohabitent en chaque individualité psychique, comme une dualité intérieure de la psyché... ». On pourrait penser que la nature féminine ou masculine serait une virtualité qui serait appelée à se réaliser pour devenir soi … La culture deviendrait la boite à outils d'une liberté qui cherche son épanouissement. Pour l'homme au travers de sa masculinité, et pour la femme, par sa féminité ...

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Le chevalier et sa dame. La belle Dame Sans-Merci

 

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La féminité au XIXème siècle

Publié le par Perceval

Après la Révolution et à l'issue de la Restauration, une représentation de la «  féminité » s'installe et s'impose jusqu'à aujourd'hui.

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« C’est comme chrétiennes », explique Jeanne Deroin (1805-1894), « comme citoyennes et comme mères que les femmes doivent réclamer le rang qui leur appartient dans le temple, dans l’Etat et dans la famille. (...) Mais c’est surtout cette sainte fonction de mère, que l’on oppose comme incompatible avec l’exercice des droits de citoyennes qui impose à la femme le devoir de veiller sur ses enfants et lui donne le droit d’intervenir dans tous les actes de la vie civile, mais aussi dans tous les actes de la vie politique. »
  • D'une part : « La figure stéréotypée de la Femme incarne la voie de la rédemption dans les nouvelles religions et théories politiques qui veulent régénérer la société. » ( le saint-Simonisme, par exemple)... « Les représentations chrétiennes de la féminité - notamment la disposition à aimer, intercéder, convertir et sauver - sont placées au centre de nouvelles théories sociales et politiques plus ou moins empreintes de religiosité », jusqu'aux «  républicains de 1848 qui dotent les femmes d’une puissance symbolique et morale, et les excluent de l’universalité. »

  • Permettre l’épanouissement du principe féminin, reviendrait-il à reconnaitre une dimension spirituelle et féminine, en reconnaissant chez la Femme, douée pour le sentiment, la faculté de compléter ce que la raison a d’insuffisant, et la doter d’une aura spécifique, et d’une puissance transcendante... ?

  • Affirmer la conviction d’une complémentarité entre les sexes nécessaire à l’harmonie de la famille et de la société ; avec pour les hommes la raison et la rationalité, et pour les femmes l’émotion et la prédisposition aux croyances... Ne revient-il pas à affirmer la supériorité de la masculinité sur la féminité, puisque la Raison ne peut que supplanter la Foi … ?

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    Dans la logique des Églises officielles, la Femme reçoit un rôle de modèle dévoué, d’inspiratrice aimante et de compagne obéissante


  • Et paradoxalement, c’est ce système de représentation - dotant la Femme d’un fort pouvoir symbolique et moral - qui légitime leur exclusion de la sphère publique... Toutes sont renvoyées à la spécificité du féminin éternel, qui les écarte du politique et de l’histoire.

  • Dans le même temps, la féminité demeure synonyme de fragilité émotive, ce qui rend les femmes toujours suspectes de se laisser manipuler par les ecclésiastiques... Les hommes, même les plus libéraux entendent affirmer leur contrôle sur la sphère privée, face aux institutions religieuses et à l’État. Libérer les femmes de la tutelle des confesseurs revient en effet à réclamer pour l’homme le droit d’exercer sa liberté individuelle dans sa famille, dont il reste implicitement le chef.
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Sources: Différents articles de Sophie Delvallez et Alice Primi

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