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Voir, et être vue: Bethsabée et le roi David

Publié le par Perceval

miniature_Bethsabee-nue-1500.jpgChapitre 11 du deuxième livre de Samuel ( traduction en français du chanoine Crampon disponible sur catholique.org.)

 

" 1 Au retour de l’année, au temps où les rois se mettent en campagne, David envoya Joab avec ses serviteurs et tout Israël, et ils ravagèrent le pays des fils d’Ammon et assiégèrent Rabba. Mais David resta à Jérusalem.
2 Un soir que David s’était levé de sa couche et se promenait sur le toit de la maison du roi, il aperçut de dessus le toit une femme qui se baignait, et cette femme était très belle d’aspect.

3 David fit rechercher qui était cette femme, et on lui dit: « C’est Bethsabée, fille d’Eliam, femme d’Urie le Héthéen. »
4 Et David envoya des gens pour la prendre; elle vint chez lui et il coucha avec elle. Puis elle se purifia de sa souillure et retourna dans sa maison.
5 Cette femme fut enceinte, et elle le fit annoncer à David, en disant: « Je suis enceinte. » "


A noter la variante «  admise » qui n’est pas sans intérêt dans la TOB et la Bible Segond : “4 David envoya des messagers la chercher. Elle se rendit auprès de lui, et il coucha avec elle alors qu’elle se consacrait pour se purifier de son impureté ; puis elle rentra chez elle”. Ce qui signifie qu’elle venait d’avoir ses règles ( il s’agissait donc d’un bain de purification.) …

Francesco Hayez Le bain de Bethsabée, 1834  Pierre Paul Rubens ( 1577 - Anvers 1640) Bethsabee au bain

 Francesco Hayez

Le bain de Bethsabée, 1834

 Pierre Paul Rubens ( 1577 - Anvers 1640) 

Bethsabee au bain

 

Là, Bethsabée semble complice… en effet elle est représentée nue au bain, à la vue évidente du Roi, qui alors, la désire, s’unit à elle.  David va user d’un macabre stratagème pour l’épouser. …hayez_Suzanne-au-bain.png

 

Nous retrouvons donc dans les tableaux l’ambigüité érotique ( et recherchée ) de la beauté qui se montre pour être désirée… L’occasion du bain, avec la symbolique complémentaire de l’eau, est un sujet largement utilisé ( à suivre : Le bain. )

 

Hayez ->

 

 

A rapprocher de cette photo de Simone de Beauvoir, qui avait fait la 'une' du Nouvel Obs..!

beauvoir_nobs2008.jpg 

   

 

Quand elle entend le déclic de l’appareil photo, Simone de Beauvoir ne se retourne pas. Elle vient de prendre son bain - un luxe dans le Chicago des années 1950 - chez un copain de son amant Nelson Algren. Art Shay, photographe, était dans l’appartement. Par la porte entrouverte, il voie cette femme nue, à la taille si fine, cambrée sur ses mules, occupée à nouer son chignon. Il sait qu’elle l’a vu dans le miroir. Il déclenche. Elle rit. : " "Naughty boy ! (vilain garçon)." ...

 

(Scène racontée dans "Tête à tête". de Hazel Rowley, Grasset, 2007.)

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Voir, et être vue: Suzanne et les vieillards

Publié le par Perceval

Parmi les sujets de nombreux peintres, nous trouvons deux « héroïnes », qui sont au cœur de la problématique de la représentation ( voir, et être vue …)…

Elles ne cessent de nous interroger depuis les temps bibliques et mythiques, Ce sont SUZANNE-ET-LES-VIEILLARDS--16eme.jpgSuzanne ( et les vieillards) et Bethsabée ( et David ). Ces histoires bibliques ne sont pas pour rien, le prétexte à peindre et voir des nus…

 

  • L'histoire de Suzanne, forme le chapitre 13 du Livre de Daniel :

Suzanne, une femme pieuse et très belle, est mariée au riche Joakim.

« Lorsque, vers midi, les gens s'étaient retirés, Suzanne descendait dans le parc de son mari pour s'y promener.
- 8 Les deux anciens, qui la voyaient chaque jour s'y rendre, furent pris de désir pour elle.
- 9 Ils en perdirent la tête, ils détournèrent leur attention du Dieu du ciel et cessèrent de respecter ses justes commandements.
- 10 Tous deux brûlaient de convoitise pour elle; pourtant ils ne se disaient pas ce qui les tourmentait,
- 11 car chacun avait honte d'avouer à l'autre son désir de s'unir à elle.Chasseriau-1819-1856-suzanne.jpg
- 12 Ainsi, jour après jour, l'un et l'autre guettaient avec ardeur une occasion de la voir.
- 13 Un jour à midi, ils sortirent de la maison et se quittèrent en se disant: "Rentrons chez nous, c'est l'heure d'aller manger!"
- 14 Mais, ensuite, chacun revint sur ses pas. Lorsqu'ils se retrouvèrent nez à nez au même endroit, ils s'en demandèrent mutuellement la raison et finirent par s'avouer leur convoitise pour Suzanne. Alors ils se mirent d'accord pour chercher une occasion de la rencontrer seule.

 

Chasseriau 1819-1856 ->

 

( …) accompagnée seulement de deux jeunes servantes; elle eut envie de se baigner, car il faisait chaud.
- 16 Il n'y avait là personne d'autre que les deux anciens, qui s'étaient cachés et qui l'épiaient.
- 17 Suzanne ordonna aux servantes d'aller lui chercher de l'huile et des parfums.. ( …)

les anciens sortirent de leur cachette; ils se précipitèrent vers Suzanne
SUZANNE-ET-LES-VIEILLARDS--ALLORI-ALESSANDRO-detail.jpg- 20 et lui dirent: "Les portes du parc sont fermées, et personne ne nous voit. Nous sommes remplis de désir pour toi. Accepte donc de coucher avec nous!
- 21 Si tu refuses, nous t'accuserons d'être restée seule avec un jeune homme, raison pour laquelle tu avais renvoyé tes servantes."
- 22 Suzanne poussa un gémissement et s'écria: "Me voilà dans une situation sans issue! Si j'accepte votre proposition, je serai condamnée à mort pour adultère; si je la refuse, je ne vous échapperai pas!
- 23 Toutefois je préfère tomber entre vos griffes sans avoir fait de mal, plutôt que de pécher contre le Seigneur."
- 24 Alors Suzanne poussa un grand cri. ( ...) "

 

  <- Détail de SUZANNE ET LES VIEILLARDS  d' ALLORI ALESSANDRO ( 1535 1607 )


Ici, l’homme est voyeur, et la belle subit une véritable agression. Elle sera innocentée … La beauté est dévoilée, innocente, mais pas offerte . L’homme, enfreint l’interdit, qui regarde une scène en elle-même sensuelle, puisque la femme s’apprête à éprouver du plaisir..

 

tornai-gyula-1861-1928-hungary-la-fontaine-magique-ou-suzan

Tornai Gyula (1861-1928 ) hungary la-fontaine-magique-ou-suzanne 

 

Victor Hugo :  Sara la baigneuse. ( extrait. )


Reste ici caché : demeure !
Dans une heure,Herbert-James-Draper--1863-1920--The-Kelpie-detail.jpg
D'un oeil ardent tu verras
Sortir du bain l'ingénue,
Toute nue,
Croisant ses mains sur ses bras.

Car c'est un astre qui brille
Qu'une fille
Qui sort d'un bain au flot clair,
Cherche s'il ne vient personne,
Et frissonne,
Toute mouillée au grand air.

Elle est là, sous la feuillée,
Eveillée
Au moindre bruit de malheur ;
Et rouge, pour une mouche
Qui la touche,
Comme une grenade en fleur.

On voit tout ce que dérobe
Voile ou robe ;
Dans ses yeux d'azur en feu,
Son regard que rien ne voile
Est l'étoile
Qui brille au fond d'un ciel bleu.


Herbert James Draper (1863–1920) The Kelpie détail
 

 

L'eau sur son corps qu'elle essuie
Roule en pluie,
Comme sur un peuplier ;
Comme si, gouttes à gouttes,
Tombaient toutes
Les perles de son collier.

Picasso-Suzanne-et-les-vieillards.jpg Picasso 

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Flora Tristan : " l’Union ouvrière " (extraits)

Publié le par Perceval

Flora Tristan flora-tristan: l’Union ouvrière (extraits)

« Jusqu'à présent, la femme n'a compté pour rien dans les sociétés humaines. - Qu'en est-il résulté ?  - Que le prêtre, le législateur, le philosophe, l'ont traitée en vraie paria. La femme (c'est la moitié de l'humanité) a été mise hors l'Eglise, hors la loi, hors la société. - Pour elle, point de fonctions dans l'Eglise, point de représentation devant la loi, point de fonctions dans l'Etat. - Le prêtre lui a dit : - Femme, tu es la tentation, le péché, le mal ; - tu représentes la chair, - c'est-à-dire la corruption, la pourriture. - Pleure sur ta condition, jette de la cendre sur ta tête, enferme-toi dans un cloître, et là, macère ton cœur, qui est fait pour l'amour, et tes entrailles de femme qui sont faites pour la maternité ; et quand tu auras ainsi mutilé ton cœur et ton corps, offre-les tout sanglants et tout desséché à ton Dieu pour la rémission du péché originel commis par ta mère Eve. Puis le législateur lui a dit : - Femme, par toi-même tu n'es rien comme membre actif du corps humanitaire ; tu ne peux espérer trouver place au banquet social. - Il faut si tu veux vivre, que tu serves d'annexe à ton seigneur et maître, l'homme. - Donc jeune fille, tu obéiras à ton père ; mariée, tu obéiras à ton mari, veuve et vieille on ne fera plus aucun cas de toi. - Ensuite le savant philosophe lui a dit : - Femme, il a été constaté par la science que, d'après ton organisation, tu es inférieure à l'homme. - Or, tu n'as pas d'intelligence, pas de compréhension pour les hautes questions, pas de suite dans les idées, aucune capacité pour les sciences dites exactes, pas d'aptitude pour les travaux sérieux, - enfin, tu es un être faible de corps et d'esprit, pusillanime, superstitieux ; en un mot, tu n'es qu'un enfant capricieux, volontaire, frivole ; pendant 10 ou 15 ans de la vie tu es une gentille petite poupée, mais remplie de défauts et de vices. - C'est pourquoi, femme, il faut que l'homme soit ton maître et ait toute autorité sur toi.amazones-flora-tristan-femmes

Voilà, depuis six mille ans que le monde existe, comment les sages des sages ont jugé la race femme. Une aussi terrible condamnation et répétée pendant six mille ans, était de nature à frapper la foule, car la sanction du temps a beaucoup d'autorité sur la foule. - Cependant, ce qui doit nous faire espérer qu'on pourra en appeler de ce jugement, c'est que de même, pendant six mille ans, les sages des sages ont porté un jugement non moins terrible sur une autre race de l'humanité : les PROLETAIRES.  - Avant 89, qu'était le prolétaire dans la société française ? - Un vilain, un manant, dont on faisait une bête de somme taillable et corvéable. - Puis arrive la révolution de 89 et tout à coup voilà les sages des sages qui proclament que la plèbe se nomme peuple, que les vilains et les manants se nomment citoyens. - Enfin, ils proclament en pleine assemblée les droits de l'homme ».

 

Quel tableau ! Même allégé des notes qui font référence à Aristote, à St Paul, à l'Assemblée nationale de 1792, le texte est superbe. Quel éditeur pouvait diffuser de telles idées ? Aucun bien sûr ! Sa logique imparable nous éloigne des phrases abruptes que peuvent produire telle ou telle réaction à l'événement. flora Tristan AfficheElle s'appuie sur les thèses d'autres féministes, elle croise bien des expérien-ces pour introduire une nouveauté phénoménale. Après avoir montré comment la Révolution avait fait surgir du peuple, des grands généraux, des savants, des poètes, des financiers, des écrivains, triplant ainsi la richesse du pays en 30 ans, elle note pour les femmes :

« Ce qui est arrivé pour les prolétaires est, il faut en convenir, de bonne augure pour les femmes lorsque leur 89 aura sonné. - D'après un calcul fort simple, il est évident que la richesse croîtra indéfiniment le jour où l'on appellera les femmes (la moitié du genre humain) à apporter dans l'activité sociale leur somme d'intelligence, de force, de capacité. - Ceci est aussi facile à comprendre que 2 est le double de 1. - Mais hélas ! nous ne sommes pas encore là, et en attendant cet heureux 89 constatons ce qui se passe en 1843. 

L'Eglise ayant dit que la femme était le péché ; le législateur, que par elle-même elle n'était rien, qu'elle ne devait jouir d'aucun droit ; le savant philosophe, que par son organisation elle n'avait pas d'intelligence, on en a conclu que c'était un pauvre être déshérité de Dieu, et les hommes et la société l'ont traitée en conséquence.

Je ne connais rien de puissant comme la logique forcée, inévitable, qui découle d'un principe posé ou de l'hypothèse qui le représente. - L'infériorité de la femme une fois proclamée et posée comme un principe, voyez quelles conséquences désastreuses il en résulte pour le bien-être universel de tous et de toutes en l'humanité.

FLORA-tristan-dessin.JPGCroyant que la femme, par son organisation, manquait de force, d'intelligence, de capacité et qu'elle était impropre aux travaux sérieux et utiles, on en a conclu très logiquement que ce serait perdre son temps que de lui donner une éducation rationnelle, solide, sévère, capable d'en faire un membre utile de la société. On l'a donc élevée pour être une gentille poupée et une esclave destinée à distraire son maître ou à le servir. - A la vérité, de temps à autre quelques hommes doués d'intelligence, de sensibilité, souffrant dans leurs mères, dans leurs femmes, dans leurs filles, se sont récriées contre la barbarie et l'absurdité d'un pareil ordre des choses, et ont protesté énergiquement contre une condamnation aussi inique. -A plusieurs reprises la société s'est émue un moment ; mais, poussée par la logique, elle a répondu : Eh bien ! mettons que les femmes ne soient pas ce que les sages ont cru ; supposons même qu'elles aient beaucoup de force morale et beaucoup d'intelligence, eh bien ! dans ce cas, à quoi servirait de développer leurs facultés, puisqu'elles ne trouveraient pas à les employer utilement dans cette société qui les repousse. - Quel supplice affreux que de sentir en soi la force et la puissance d'agir, et de se voir condamné à l'inaction ».

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Catherine Hessling, de Renoir à Renoir ...

Publié le par Perceval

Après Cécile Sorel ; Catherine Hessling mérite par sa beauté et ses passions d’être racontée…

Pierre-Auguste_Renoir_-_Blonde_a_la_rose-catherine-Hesslin.jpg

 

 

 

De son vrai nom : Andrée Madeleine Heuschling;  elle est une actrice française née le 22 juin 1900. « Rousse, bien en chair », elle est l'un des derniers modèles du peintre Pierre-Auguste Renoir.  Dès 1917, elle pose régulièrement pour le peintre jusqu'au décès de ce dernier, le 3 décembre 1919. Elle figure notamment dans «  Les Baigneuses » (  Musée d'Orsay) ; les modèles principaux sont Aline Charigot, la blonde, et Suzanne Valadon, la brune.

 

  Renoir-baigneuses-Renoir.jpg

 

En avril 1915, Jean Renoir – fils de Pierre-Auguste - est au front, il est blessé. Il boitera toute sa vie. En juin 1915, hospitalisé à Besançon, il apprend la mort de sa mère à l'hôpital de Nice. Convalescent à Paris, aux côtés de son père, Jean passe sa vie dans les cinémas, voyant jusqu'à vingt-cinq films par semaine… En 1916, il retourne au front et sert dans l'aviation, où sa mauvaise jambe ne le gêne pas. Il est affecté dans une escadrille de reconnaissance, et y apprend la photographie. Catherine_Hessling.jpgEn 1920 - le 24 janvier à Cagnes -, il épouse l'un des modèles de son père Andrée Madeleine Heuschling, et s'installe comme céramiste. Ils ont un fils, le 31 octobre 1921.


Jean qui aime passionnément sa femme, voudrait magnifier sa beauté insolite et insolente dans un film. Madeleine restera l'interprète de ses films jusqu'en 1928, sous le nom de Catherine Hessling. Il se ruine pour la lancer. Il en fait l'héroïne de ses cinq premiers films muets. Le premier film fini est pour Renoir une déception, mais dit-il, « le démon de la mise en scène était en moi ». La découverte, en 1924, du film d'Erich von Stroheim, Folies de femmes (Foolish Wives), l'enthousiasme et le fait décider définitivement de la suite de sa carrière.Catherine-Hessling-in-publicity-still-for-Nana-1926--dir.-J.jpg


Son premier long métrage, La Fille de l'eau (1924), est une fable bucolique à l'esthétique impressionniste, dans lequel jouent sa jeune épouse et son frère aîné, Pierre Renoir. L'accueil mitigé réservé au film ne décourage cependant pas le cinéaste. Il se lance peu après dans une production coûteuse, Nana, d'après le roman d'Émile Zola, en 1926. Pour financer ce film au coût élevé, il vend plusieurs toiles héritées de son père. L'échec commercial du film le détourne pour longtemps de la production.

Jean Renoir confirme ces dires dans ses mémoires en insistant sur le fait qu’il n’a mis les pieds dans ce métier que dans l’espoir de faire de sa femme une vedette.


Catherine adorait le cinéma et fut une grande beauté. « Moi, je n’ai jamais voulu être vedette de cinéma, jamais ; c'est Renoir qui disait : j’userai s’il le faut de mon droit marital pour te faire tourner. »  Elle aimait tout particulièrement les films américains. Les gens lui demandait fréquemment si elle était actrice, si elle avait joué dans tel ou tel film car elle s'habillait comme les actrices de l'époque.
Catherine_Hessling-2.jpg

Séparée de Jean Renoir en 1931, leur divorce n'est prononcé qu'en 1943. Catherine Hessling apparaît encore dans trois films parlants.


Catherine Hessling rencontre le danseur - homme extraordinairement populaire - Alberto Spadolini (1907 - 1972) ; et c’est le ‘ scandale ‘ quand, à l'été 1933, ils ‘disparaissent’ ensemble. Ils ne reviennent à Paris qu’en Décembre pour un spectacle de danse : le "Prélude à l'après- midi d'un faune "… Mais, devant des centaines de spectateurs médusés, Alberto insulte sa petite amie qui digne et belle quitte la scène … !

catherine-hessling-catherine.jpg

 

 

 

Après une brève fin de carrière comme danseuse, elle abandonne toute activité artistique ( 1936 ).

 


 

 

Le 28 septembre 1979, elle nous quitte à La Celle-Saint-Claud. Elle était âgée de 79 ans.

 

 

 

ICI, C'est un grand plaisir de voir ces quelques vidéos ...

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Catherine Hessling et Jean Renoir.

Publié le par Perceval

Sur un air de Charleston

 

France 1927 • durée 0h22 • Muet • Noir et blanc • Réalisation Jean Renoir • Sur une idée de Pierre Lestringuez • Interprètes : Catherine Hessling, Johnny Huggins
En 2028, un mystérieux explorateur pose son aéronef sur la Terra Incognita. Il y fait la rencontre d’une ravissante jeune indigène, qui va l’initier à une danse des plus effrénées. Par cette pochade dadaïste, Renoir, qui venait de découvrir le jazz, déclarait vouloir mettre en avant les talents de danseuse de sa jeune épouse Catherine Hessling.

 

 

Et si vous êtes pressé: juste, un extrait avec Catherine Hessling qui danse ...


 

***
La Fille de l'eau, de Jean Renoir, 1924
***

Jean Renoir présente pour la télévision son film "Nana" :un film réalisé en hommage à Stroheim dont il garde de bons et de mauvais souvenirs : un film fait avec tous ses amis ; un film qu'il a financé lui-même sur lequel il a perdu tout son argent... ce qui lui a permis en réalisant des films "alimentaires" par la suite, d'entrer "complètement et professionnellement dans le métier".
Un extrait:
de, Nana de Renoir:

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Cécile Sorel, ou la contesse de Ségur

Publié le par Perceval

La beauté, peut rendre un destin singulier. Je pourrais m’en amuser en brodant sur la vie de Cécile Sorel (Cécile Émilie Seurre, en fait …). Cecile-Sorel-theatre-le-1913-1914_1.jpg

 

Elle est née à Paris le 17 septembre 1873. Attirée par le cecile-Sorel-1873-1966.jpgthéâtre, elle est admise en 1903 à la Comédie-Française, elle y excelle avec un ton déclamatoire ( .. !) en Célimène ( Molière ).

Elle sut admirablement interpréter les rôles de grande coquette..

 

Fiancée « éternelle » du très riche américain Whitney Warren, elle se maria finalement avec le comte Guillaume de Ségur , descendant de la fameuse « comtesse de Ségur » (1889- 1945)segur_guillaume.jpg, qui était un très mauvais acteur et qui était appelé sur scène Guillaume de Saxe. Ce mariage donna lieu à beaucoup de moquerie par l’écart de plus de vingt ans des époux et qui leur vaudra le surnom de « La Belle et la Bête » et « la faux-cil et le marteau »,etc... Son mari, employé au ministère des affaires étrangères fut baptisé "le con d'Orsay"..

 

cecile-Sorel-autographe.jpgPourtant séparés, ils ne divorceront jamais.

 

Figure légendaire du théâtre de la Belle Epoque, elle fut en 1935, la vedette d’une revue du Casino de Paris où elle lança le fameux «L’ai-je bien descendu ? » au pied de l’escalier Doran du casino.cecile-Sorel-2.jpg

 

 

Après la seconde guerre mondiale elle tourne Les Perles de la couronne de Sacha Guitry. Puis elle consacra sa vie à la foi - elle entra dans les ordres - et à l’écriture.

Elle meurt à l’âge de 92 ans au Château de Honnequeville, à Trouville-sur-Mer.

***

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un petit bijou d'archives filmées de l'INA où vous verrez Cécile Sorel. Et même une séquence où on la voit "empanachée"... descendre un grand escalier. Vidéo INA:

- Ancien manoir de REJANE. Photos de Cécile SOREL. Cécile SOREL parle au théâtre. Différentes photos aux différentes époques. - Béatrix DUSSANE parle de Cécile SOREL : elle avait un grand rayonnement, solaire. Elle portait des toilettes extraordinaires qu'elle était seule à pouvoir se permettre. Son plus grand personnage c'était la baronne d'Ange. Elle a faussé le personnage de Célimène qu'elle a "confisqué". - Archives : Cécile SOREL, chez elle, fait répéter le rôle de Célimène à Claire VERNET (extrait de "Pour le plaisir du 9/06/1965). Elle précise ensuite qu'elle n'a eu aucune peine à jouer au Français. Elle était née pour être Célimène. - Plan de son engagement à la Comédie Française. Photos dans tous ses grands rôles à la Comédie Française. - Suite de l'interview de Béatrix DUSSANE sur le sociétariat de Cécile SOREL qui n'avait pas été approuvé par l'ensemble de ses camarades. Elle était très ambitieuse. Elle voulait être une vraie comédienne et elle y est arrivée. - En 1933, elle quitte la Comédie Française pour le Casino de Paris. Autre extrait de "Pour le plaisir". (GUITRY lui a demandé de mener la revue) - Extraits de son spectacle au Casino de Paris, avec la célèbre phrase à propos de l'escalier "l'ai-je bien descendu ?". - Cécile SOREL en tournée, à différentes inaugurations (un salon, une ligne aérienne, une piste de ski ) - Suite de l'interview de Béatrix DUSSANE : entre comédiens elle était charmante. Avec les autres, elle jouait un rôle. Photos avec des célébrités de ses amis. Extrait de "Pour le plaisir" : Cécile SOREL parle de CLEMENCEAU. Il lui a demandé de jouer pour les soldats. Béatrix DUSSANE se souvient de cet épisode : dans les tranchées elle portait casque et capote de cavalerie. Elle raconte une anecdote. Béatrix DUSSANE explique ce que représentait Cécile SOREL dans le cadre de son époque, dans l'optique du moraliste : elle avait le respect du travail. Cécile SOREL en robe de bure : en 1950, elle est entrée dans le tiers ordre de Saint François d'Assise. Elle raconte comment elle a été accueillie par l'ordre. Elle y est devenue soeur sainte Cécile de l'Enfant Jésus. - Ses obsèques.

***

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J'aime…. Jacqueline Kelen

Publié le par Perceval

Sa Biographie nous dit que Jacqueline Kelen est diplômée de lettres classiques, qu’elle a été jacqueline_kelen.jpgproductrice d'émissions à France-Culture pendant vingt ans et anime depuis une quinzaine d'années des séminaires d'expression orale et de communication dans l'enseignement supérieur, et des stages. Jacqueline Kelen consacre la plupart de ses livres et de ses séminaires au déchiffrement des mythes de la tradition occidentale et à l'étude de la voie mystique. Parmi ses ouvrages à succès, on peut citer 'Aimer d'amitié', 'La Déesse Nue', et plusieurs ouvrages sur les héroïnes biblique ou mythiques ... et encore: L’éternel masculin (Robert Laffont), Divine blessure, Les amitiés célestes (Albin Michel), L’Esprit de Solitude (Albin Michel, Prix 2001 des Librairies Mieux Être et Spiritualité), La puissance du cœur, Un chemin d’ambroisie (La Table Ronde)  et, en 2011, Hadewijch d'Anvers ou la voie glorieuse (Albin Michel), ainsi que le Bréviaire du colimaçon (Desclée de Brouwer)...etc


Plus précisément ....

Divine blessure
Jacqueline Kelen, à contre courant d’un certain «  développement personnel » , nous prévient qu’il faudrait se guérir de toujours chercher à se sentir «bien»… Certes, nous vivons aujourd'hui dans une idéologie thérapeutique toute-puissante, régressive (de l’enfant gâté ..) et consumériste ( je le veux ! ), qui nous infantilise en essayant d'exclure tous les risques de la vie !. Jacqueline Kelen se prononce contre la tyrannie de confort , et qui finalement amène l'être humain à se dérober de sa vocation spirituelle .. .Divine-blessure-Kelen.jpg

Les mythes et les grandes traditions spirituelles sont des guides précieux pour ceux qui apprennent à  les décrypter. Le mythe en effet nous amène à un degré de conscience supérieure : il nous apprend à être bien tout seul , et à découvrir notre véritable inspiration à la liberté ; la société actuelle, au contraire, vit sous le régime du semblable, elle mélange isolement et solitude; elle est tournée uniquement vers les possessions et le pouvoir et ainsi elle empêche l’émergence de notre véritable « je ». Aimer l’autre suffisamment pour accepter la solitude qui l’habite. La solitude ainsi vécue et respectée va aider au développement de la vie intérieure et à partir de là, la rencontre avec soi, avec Dieu et avec les autres va être possible. (l’esprit de solitude, par Jacqueline KELEN).

 

L’Esprit de solitude
La solitude est pour Jacqueline Kelen un moment privilégié pour aller au plus profond de l’être, indispensable pour une véritable rencontre avec soi, avec Dieu mais aussi avec les autres. La solitude nous met dans un état de disponibilité.

En spécialiste du mythe, l'auteur évoque divers héros, dieux ou  saints …. Ils nous rappellent, avec leurs blessures et leurs épreuves, que l'homme n'atteint pas la plénitude par la facilité: Achille et Ulysse, Lancelot et de Tristan, Osiris coupé en morceaux et le Christ crucifié, tous nous disent , avec les mystiques chrétiens et soufis, que la blessure est aussi une ouverture, et il n'ya pas de blessure qui ne nous ramène à la blessure d'amour. La blessure, à ne pas confondre avec la souffrance, est comme un aiguillon qui nous fait avancer dans notre quête d’Absolu. - « Divine blessure », Ed. Albin Michel, 2005

- « L’Esprit de solitude », Ed. la Renaissance du Livre, 2001

 

Le désir ou la soif de l’immensité
Le désir est un mot plein d’ambiguïté : désir matériel, désir sexuel, désir spirituel... A travers les siècles et les cultures, le désir a parfois été réprouvé, à d’autres moments, exalté. Et aujourd’hui ? Qu’est-ce que le désir ? Peut-on assouvir tous nos désirs ? C’est en tout cas, l’impression que nous donne notre confort et la technologie. Mais un désir assouvi n’est plus un désir déclare Jacqueline Kelen, elle, qui est à la recherche du Désir impossible et irréalisable, seul propre à nous réaliser justement.

- « Le désir ou la brûlure du cœur », réédité par Albin Michel, 2005

 

La femme, témoin de l’Invisible
« Les nuits de Schéhérazade », « Marie-Madeleine, un amour infini », « Les femmes de la Bible », « Les Reines noires » sont autant de livres dont le sujet met en avant la femme, les femmes et que signent Jacqueline Kelen. Selon elle, la femme a un rôle spécifique dans la transmission de sa foi en Dieu : parler de l’amour et de la tendresse infinie de Dieu. Mais cela suppose qu’elle soit consciente de sa dignité. Jacqueline Kelen est choquée de la dégradation de l’image de la femme dans notre société.

- « Marie-Madeleine, un amour infini », Ed. Albin Michel, 1982
- « Les femmes de la Bible », Albin Michel, 1984
- « Les nuits de Schéhérazade », Albin Michel, 1986
- « Les Reines noires : Didon, Salomé, la Reine de Saba », Albin Michel, 1987
- « Marie-Madeleine ou la beauté de Dieu », La Renaissance du Livre
- « Les femmes éternelles », Ed. Anne Carrière
- « La déesse nue », Ed. du Seuil

 

Le sommeil, lieu de rencontre avec l’Absolu
Le sommeil et Dieu, voilà qui fait un drôle de couple. Mais Jacqueline Kelen voit dans le sommeil profond un lieu de rencontre possible avec Dieu. Le sommeil est un état de démaîtrise total. C’est là que les grands héros mythiques sont attaqués, mais c’est là aussi que Dieu profite de parler aux hommes comme Job et Joseph ont pu en faire l’expérience dans la Bible. Bref, comme déclare Jacqueline Kelen, « le sommeil est un lieu de mystère, accessible au pèlerin de l’âme ».
Jacqueline-Kelen-2.jpg
- « Les barques du sommeil », Ed. de la Reyne de Coupe
- « Du sommeil et autres joies déraisonnables », La Renaissance du Livre, 2003

 

J'apprécie particulièrement chez Jacqueline Kelen, la place qu'elle donne à la femme, dans sa relation avec l'homme: l'initiatrice à la profondeur des êtres et des choses... ( je pense par exemple à " L'éternel masculin ", et bien sûr à toutes les références qu'elle fait à Perceval et la Quête du Graal ...

J'ai lu la plupart de ses livres ( idem pour Jean-Yves Leloup ... d'ailleurs ...), et à présent j'aimerais bien faire, avec elle, un stage de plusieurs jours ... Mais, ils semblent rares...!

 


Dans Visages   Jacqueline Kelen, écrivain des mystiques  est l'invité de Thierry Lyonnet

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Virginia Woolf, une Femme ...

Publié le par Perceval

De Virginia Woolf ( 1882-1941), je dirais que c’était une ‘ vraie femme ‘ … Dit ainsi, c’est un peu .. benêt, comme une timidité adolescente devant tant de féminité et de maturité … !

C’est une intellectuelle, une romancière et une innovatrice..

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Je suis très curieux de ce qui s’est passé à l’intérieur du groupe de Bloomsbury ( je vais « enquêter »… Je lance un appel à tous les témoins !  :-) ) - rencontres, idées, liaisons - ...

 

Elle souffre de la mort de ses parents

Virginia Woolf
 

Virginia Woolf et son père Leslie Stephen

( sa mère en 1895, sa sœur, puis son père ( un vrai tyran ..) en 1904, et puis celle de son frère Thoby. Des dépressions accentuées sans doute par les sévices sexuels bien concrets de ses demi-frères George et Gerald … Elle épouse, selon ses termes, un «juif sans le sou», Leonard Woolf, avec lequel elle n'aurait jamais ( ? ) eu de relations sexuelles. 

 

Dans les années 20 elle rencontre Vita Sackville-West (poète, romancière et biographe) avec qui elle a une relation amoureuse, et qui reste son amie jusqu'à sa mort. Vita est le modèle pour son roman Orlando, publié en 1928.
« J’aime le fait qu’elle est (ce que je n’ai jamais été) ' une vraie femme ' »,  dit-elle. .. !

 

Elle rêverait ( "Une chambre à soi" )  d’une auteure qui "écrit comme une femme, mais comme Virginia-Woolf-Freund-.jpgune femme qui a oublié qu’elle est une femme" et qui, en tant qu’esprit androgyne, connaît "cette délivrance majeure de penser aux choses en elles-mêmes » … Moi, je pense à Virginia, comme un homme pense à une femme … ! Elle n’aurait pas aimé… 

 

L’angoisse de devenir folle, la submerge.

En 1941, Virginia Woolf se suicide en se jetant, les poches pleines de pierres, dans la rivière Ouse.

 

Je n’avais jamais rien lu de Virginia Woolf… Je voulais lire un roman significatif : j’ai feuilleté et parcouru : ‘La chambre de Jacob’, ‘Mrs Dalloway’… Finalement, j’ai opté pour ‘ Au phare ‘ .

S’il ne se passe rien, j’en étais averti… Seulement un flot de pensées de la part de la narratrice qui est dans le secret des vies de chacun des personnages. De la prose qui suit le roulement cadencé des vagues , et ce phare : objet des discussions. Mrs Ramsay, épouse et mère exemplaire, est belle comme une héroïne, et son prétentieux mari n’est qu’irrascible et finalement dépendant… . J’aurais aimé la présence plus affirmée de Lily Briscoet, par exemple, et finalement une intrigue plus fournie… J’eu imaginé, dans cette ambiance « fin de siècle », des passions tempétueuses… pareilles à la folie qui emportera Virginia… Sauf, que ce n’eut pas été du ‘ Virginia Woolf ‘ dont les passions et sa folie, sont toutes en retenue… C’est vrai que sa biographie ( que l’on doit, à mon avis, lire avant tout autre écrit d’elle ), éclaire et enrichit la lecture de ce roman…

La structure de l’ouvrage est originale : trois tableaux inégaux, qui expriment encore plus les vanités de toute vie.

Un roman très « féminin, sans doute… Et c’est peut-être, là, ce qui le différencie de «  La Recherche », où je trouve plus de « mental » que de « cœur » … Après cette lecture, je pense préférer Proust…

 

Virginia-W-Elle-et-sa-soeur--Vanessa--rencontrent-alors-Lyt.jpg  Virginia Woolf et sa soeur, Vanessa, rencontrent  Lytton Strachey, Clive Bell... ( Bloomsbury )
 Virginia W et Vita  Virginia-W-et-Vita.jpg


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“ Berthe Morisot, l’indomptable ”

Publié le par Perceval

* Il y a un an, la productrice Louisa Maurin annonçait : "Isabelle Adjani a acquis les droits cinématographiques de Berthe Morisot, le secret de la femme en noirBerthe-Morisot-le-secret-de-la-femme-en-noir-Dom-Bona.jpg, roman biographique de Dominique Bona paru chez Grasset. L’écriture du scénario est en cours de finalisation. Le film sera mis en production dès Octobre 2011 pour être tourné d’ici la fin de l'année" …

Isabelle Adjani s'est déclarée "amoureuse depuis toujours de l’artiste et de la femme Berthe Morisot". "L’aboutissement de ce projet me comble de bonheur", a confié l'actrice dans un court communiqué.

Dans le cadre d'une co-réalisation, Isabelle Adjani sera l'un des metteurs en scène. "Pour la première fois, Isabelle passe ainsi à la réalisation avec ce film dont elle est aussi productrice", souligne Louisa Maurin. Isabelle Adjani devrait elle-même incarner la célèbre artiste dans la seconde partie de sa vie. En 1988, Isabelle Adjani avait incarné à l'écran la sculpteuse Camille Claudel, sœur du poète et dramaturge Paul Claudel et égérie de Rodin, dans un film éponyme réalisé par Bruno Nuytten.

L’actrice Marine Delterme et la réalisatrice Caroline C  L’actrice Marine Delterme et la réalisatrice Caroline Champetier mettent la dernière main aux scènes de “Berthe l’indomptable” tournée à Limoges.

 

** Et bien, un an après, nous n’avions pas de nouvelles de ce film. Par contre, à Limoges, ces jours-ci : C’est un téléfilm, “Berthe l’indomptable” - réalisé par Caroline Champetier et produit par Kien Productions, et soutenu par la Région Limousin à hauteur de 120 000 euros -  …qui est en plein tournage, avec : 16 techniciens, 20 comédiens et 95 figurants pour un tournage qui se déroule presque entièrement dans notre région. La Société Kien Productions, (re-)connue pour son engagement artistique sur de véritables sujets de société, a choisi le Limousin pour y

Tournage Berthe Morisot Limoges Le praesidial

 Tournage Berthe Morisot

Limoges Le Présidial

tourner la quasi-totalité de ses scènes (20 jours sur 22). Le téléfilm, retraçant la vie de « Berthe l’Indomptable », arrière petite-nièce de Jean-Honoré Fragonard, belle-sœur d’Edouard Manet et elle-même artiste-peintre, a trouvé dans les paysages vibrants du Limousin et son patrimoine historique de qualité les décors qui inspirent les artistes. ( Hé oui… Le limousin, c’est super… !)

C'est Marine DELTERME qui interprète le rôle de Berthe Morisot dans ce téléfilm, réalisé et éclairé par Caroline Champetier, et destiné à France 3.


Berthe MORISOT (1841 - 1895) est l'une des rares femmes peintre de la période des impressionnistes. Berthe Morisot était une femme libre, mais aussi la maîtresse et modèle de Manet, avant de devenir peintre à son tour. Degas, Renoir, Monet ne tarissaient pas d'éloges sur son oeuvre. Elle était aussi l'amie de Fantin-Latour, Henri de Régnier et Mallarmé..

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