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Marguerite de Valois – 9/-

Publié le par Perceval

Nérac

Le charme de cette cour rayonne au loin, puisque Shakespeare y situe la scène de ses "Peines d'amour perdues". Ce ne sont que fêtes, concerts, poèmes, débats platoniciens sur "l'honnête amour", qui n'empêchent pas les galanteries plus terrestres, les deux époux fermant les yeux sur leurs infidélités réciproques.

À Nérac, Marguerite commence à s’entourer de gens de lettres. Outre le poète Salluste du Bartas, le magistrat et poète Pibrac, ou Agrippa d’Aubigné, elle entretient des échanges réguliers avec Montaigne. Ce mouvement s’amplifie considérablement durant le long séjour à Usson où elle rédige ses Mémoires.

Elle y reçoit une foule d’écrivains, tels Brantôme qui sera à l’origine de la rédaction des Mémoires. Elle y accueille aussi Honoré d’Urfé qui fait d’elle la nymphe Galatée dans l’Astrée. Enfin c’est à Paris, à l’hôtel des Augustins, où elle tiendra salon à partir de 1605 et jusqu’à sa mort en 1615. C’est l’époque du passage entre la Renaissance et le Grand Siècle, assurée par un brillant parterre d’artistes, d’écrivains et de philosophes dont elle s’est entourée. Citons les plus connus : Maynard, Mathurin Régnier, Théophile de Viau.

 

Catherine de Médicis imagine en ramenant Melle Dayelle au Louvre, attirer Navarre à Paris et disloquer ainsi le camp protestant. La jeune Grecque est donc chargée de s'attacher le Béarnais par tous les moyens, y compris les vices les plus singuliers. Au début du printemps 1579, Catherine de Médicis pense que le moment favorable à l'accomplissement de ses desseins est arrivé : elle annonce son départ. Mais Henri flaire la chose, et refuse de suivre ...

Henri oublie rapidement la belle Grecque : il prend pour maîtresse Melle de Rebours, l'une des demoiselles de la suite de Marguerite ; cette liaison reste courte.... Car, un soir, il découvre parmi les jeunes femmes qui hantent à présent le château de Nérac une ravissante blonde nommée Françoise de Montmorency ( la belle Fosseuse ) dont, il devient l'amant. Mais, nous allons y revenir...

A Nérac, Marguerite est heureuse de retrouver son rang, son château, son époux et l’on se côtoie agréablement. 

Elle se fait courtiser par le vicomte de Turenne, pendant qu’Henri s’occupe de la Rebours (fille d’honneur de Marguerite) et décide de gérer les maîtresses de son époux en instaurant la théorie de l’amour néoplatonicien ! « On muguette, on conte fleurette, mais il est interdit de déflorer ! ». Tout fonctionne jusqu’à ce que Navarre ait connaissance de la relation entre Turenne et Marguerite. Ne se laissant pas faire, la « guerre des amoureux » est déclarée en fin d’année 1579 : il s’agit de prendre les villes appartenant à l’un ou à l’autre, mais sans que ni l’un ni l’autre ne le sache : c’est le cas pour Cahors !

On parle de rupture, même si Marguerite est présente pendant les 17 jours de maladie du roi et qu’elle aide la Belle Fosseuse (maîtresse du roi) à accoucher d’une fille morte née. Nous y reviendrons ...

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