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Marguerite de Valois – 11/-

Publié le par Perceval

La signature de la paix de Fleix est à l'origine d'une aventure galante qui devait bouleverser la vie de Marguerite et diviser, une fois de plus, la famille royale.

Parmi les jeunes seigneurs qui accompagnent le duc d'Anjou, se trouve un garçon fort séduisant nommé Jacques du Harlay, seigneur de Champvallon, ami d’Alençon que la reine de Navarre, toujours à l'affût, remarque tout de suite pour son regard chaud et sa carrure prometteuse.

Elle a alors trente ans. Son tempérament déjà volcanique se trouve renforcé par la cuisine fortement épicée de Nérac. La vue de ce beau jeune homme lui met immédiatement du feu à tous les bons endroits, et elle s'en trouva gênée. D’une grande beauté, lettré, il a tout pour plaire, il lui parle d’amour... Voyant son trouble, Champvallon sait se montrer galant gentilhomme, et la prend sur-le-champ...

Le lendemain, encore toute chancelante, elle écrit à son amie, la duchesse d'Uzès, ses impressions sur les quelques instants passés avec ce nouveau partenaire :"j'ai eu tant de plaisir que ce serait chose trop longue à vous écrire." Tant de plaisir qu'elle en est remuée jusqu'au plus profond d'elle-même ; tant de plaisir que, pour la première fois de sa vie, elle tombe vraiment amoureuse...

Transfigurée, rayonnante, oubliant tout : Navarre, Turenne, etc.. Elle vit dans l'adoration de ce jeune seigneur élégant qu'elle appelle, avec quelque exaltation, "son beau soleil", "son bel ange", "son beau miracle de la nature"... Cette passion l'aveugle au point qu'elle perd le peu de réserve qui lui reste, et Champvallon doit la satisfaire dans les escaliers, les placards, les jardins, les champs, les granges …

François, le duc d'Anjou est tombé amoureux de ''la belle Fosseuse'', et Henri de Navarre craint que la petite, dont il connaît l'ambition, ne se laisse séduire par l'héritier présomptif du trône de France

Et François – pour oublier Fosseuse - quitte Nérac, emmenant son fidèle Champvallon … !

François de France (1555, 1584 à 29 ans), frère de Marguerite, duc d'Alençon, d'Anjou, de Touraine, de Brabant et Château-Thierry, est le dernier fils d'Henri II et de Catherine de Médicis.  

 Malmenée par un frère ombrageux, rejetée par un mari léger et opportuniste, Marguerite de Valois va prendre le parti de la Ligue (1585)  

La passion de Marguerite pour Chamvallon, croît et toutes ses lettres se terminent de même par : « Je ne vis plus qu'en vous, mon beau tout, ma seule et parfaite beauté. Je baise un million de fois ces beaux cheveux, mes chers et doux biens ; je baise un million de fois cette belle et amoureuse bouche.

Après le départ du duc d'Anjou, Henri de Navarre vit une nouvelle lune de miel avec la belle Fosseuse qu'il a failli perdre. C'est alors qu'une idée fort peu louable germe dans l'esprit de cette petite ambitieuse : elle pense que si elle a un fils de Navarre, celui-ci répudiera Marguerite, pour l'épouser, elle... Des soirs durant, elle œuvre consciencieusement dans ce but et, un matin, peut annoncer au Béarnais qu'elle est enceinte de ses bons soins.

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