Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Marguerite de Valois – 6/-

Publié le par Perceval

A Liège, elle reçoit un accueil chaleureux de la part des seigneurs flamands et allemands qui organisent des fêtes somptueuses en son honneur. Finalement, elle n'a pas le temps d'aller jusqu'à Spa, distante de sept lieues, et doit se faire apporter les eaux dans des tonneaux .....

Tout va donc pour le mieux, quand elle apprend par une lettre de son frère que le roi est au courant de ses entretiens avec les Flamands. Après être entré dans une formidable colère, il a averti les Espagnols, dans l'espoir que Marguerite soit arrêtée comme conspiratrice...

Affolée, la reine de Navarre prévient ses dames d'honneur, leur dit de laisser là robes, bagages, cadeaux, parures, bijoux, et de se préparer à partir d'un instant à l'autre ; puis elle court voir quelques amis favorables au duc d'Anjou et obtient des chevaux. Deux heures plus tard, Marguerite et toute sa suite galopent à bride abattue en direction de la France.

Après cinq jours d'un voyage mouvementé, les fugitives, harassées, arrivent enfin à la Fère, ville qui appartient au duc d'Anjou. François s'y trouve, attendant sa soeur avec impatience.

Le frère et la sœur, rejoignent le roi et le Louvre, chacun laissant croire que la concorde est revenue...

 

En février 1578, d’Alençon s’enfuit du Louvre. Et Marguerite demande à Henri III de l'autoriser à rejoindre son époux à Nérac.

Le roi, qui ne décolère pas depuis la fuite du duc d'Anjou, va refuser une fois de plus, quand Catherine de Médicis intervient : « Ma fille, vous irez en Guyenne, et je vous accompagnerai... »

Ce n'était pas par pure bonté d'âme que Catherine de Médicis accepte d'aller voir son gendre ; mais pour des raisons politiques. Depuis quelques mois, une agitation huguenote assez inquiétante est signalée en Languedoc, et pour parer à une nouvelle menace de guerre civile, la Florentine juge prudent de se rendre sur place.

La longue suite de carrosses traversa la Touraine, le Poitou, soulevant un enthousiasme considérable dans le peuple, tout heureux de voir les deux reines et tant de jolies femmes derrière elles. Catherine de Médicis, pour améliorer les rapports avec certains chefs huguenots, a jugé bon, en effet de se faire accompagner de ''l'Escadron Volant'' au grand complet ...

''L'Escadron volant '' ...? On en parle dans le prochain article .... A suivre.

Ecole FLAMANDE du XVIe siècle, atelier de Martin van CLEVE

Ecole FLAMANDE du XVIe siècle, atelier de Martin van CLEVE

Commenter cet article