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Marguerite de Valois – 2/-

Publié le par Perceval

Catherine de Médicis et ses enfants - Charles IX, Henry III, François Duc d'Alençon, et Marguerite de Navarre

Catherine de Médicis et ses enfants - Charles IX, Henry III, François Duc d'Alençon, et Marguerite de Navarre

Marguerite de Valois naît en mai 1553 au château de Saint Germain. De ses 5 frères et ses 2 sœurs, le futur Charles IX la surnomme Margot. Elle reçoit une éducation de princesse à Amboise : littérature, danse et musique.

Elle est élevée dans la crainte de sa mère Catherine de Médicis, et n’a que 6 ans lorsque son père meurt.

Grande, mince, la taille fine, le teint de neige, la chevelure brune, les yeux sombres, la démarche souple et légère : Marguerite de Valois, est incontestablement belle, très belle. Au printemps 1569, dans toute la fraîcheur de ses seize ans, elle a acquis un charme et une grâce irrésistibles, elle prend conscience de sa séduction; et s'éveille à l'amour.

Les premiers balbutiements de son coeur sont pour le jeune duc Henri de Guise (1549 - Blois 1588) ( dit Henri Ier le Balafré ), duc de Guise

L'héritier de la Maison de Lorraine a presque dix neuf ans et toutes les qualités pour séduire une adolescente romanesque. Grand, athlétique, des cheveux couleur de blé, des yeux myosotis, lorsqu'il s'incline devant Marguerite, l'aimable demoiselle lui décoche son plus rayonnant sourire...

Margot ne peut résister bien longtemps. Elle succombe aux caresses et aux baisers volés, découvre la volupté et, audacieuse, multiplie les rencontres. Prudents, les jeunes gens dissimulent leur idylle. Seul le cardinal de Lorraine, l'oncle d'Henri, la remarque et l'encourage … Mais, Marguerite est surveillée, et dénoncée.. Henri d’Anjou connaît la folle ambition des Lorrains, qui rêvent d'accéder au pouvoir, par quelque moyen que ce soit. A son tour, il prévient sa mère, Catherine de Médicis...

Henri et sa mère se méfie de Marguerite ; et lui reprochent cette ''trahison''. Un complot est monté contre Henri de Guise, il quitte la Cour et se voit marier à Catherine de Clèves (1570).

Charles IX (1550 – 1574) et Catherine de Médicis, amadouent le roi de Navarre. Le roi veut se venger de ses ennemis, et accorde la main de sa sœur à un huguenot...

 

Le 20 juillet 1572, le roi de Navarre arrive à Paris, avec 800 gentilshommes, le mariage est célébré en août.

 

 

 

Marguerite de Valois a 20 ans lorsqu’est célébré au Louvre son mariage avec Henri, roi de Navarre (1553-1610), qui deviendra le futur roi Henri IV... On ne sait pas si l’affaire était préméditée mais c’est pendant les fêtes accompagnant la noce, qui a attiré à Paris la noblesse calviniste et réformée, que sont perpétrés les massacres de la Saint-Barthélemy.

A la suite de ces événements, Henri de Navarre est 'retenu prisonnier' et ne s’échappera que 4 ans plus tard.

Parmi les favoris de François de France (1555-1584, François d'Alençon, duc d'Anjou et dernier fils d'Henri II et de Catherine de Médicis),- je rappelle qu'à la Cour de Charles IX, il prend la tête du parti des Malcontents et complote avec Henri de Navarre pour s'imposer comme successeur du roi à la place de son frère Henri …- , donc parmi les favoris de François d'Alençon se trouve le seigneur Boniface de La Mole (1526-1574), célèbre comme beau danseur et fort aimé des dames... Et fort dévot ! Après la messe, il s’emploie à l'amour, persuadé « que la messe ouïe dévotement expiait tous les péchés et paillardises qu'on eût su commettre ».

Un jour, il rencontre Marguerite, moulée dans une robe de brocart, le corsage ouvert, laissant voir cette gorge "pleine et charnue, dont mouroient tous les courtisans", et il en tombe immédiatement amoureux...

La volcanique reine de Navarre a remarqué Boniface depuis longtemps... Séduite par ce bel homme, elle sent s'allumer en elle une espèce de feu "qui lui embrasait le bijou", et elle attend avec impatience qu'il veuille bien lui faire un signe...Ce jour là, il se permet un regard un peu insistant.

L'effet dépasse ses espérances. Marguerite bondit sur lui, le prend par la main et le traîne dans sa chambre, où leurs amours sont si peu discrètes que, deux heures plus tard, toute la Cour sait que la reine de Navarre a un amant de plus.

A suivre ...

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