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Le plaisir sexuel en couple, au début du XXe siècle. -1/2-

Publié le par Perceval

Le plaisir sexuel en couple, au début du XXe siècle. -1/2-

Il a fallu en effet un long cheminement des mentalités pour que les individus osent s'affranchir de l'influence de la religion, de la famille, du village, des solidarités de métier. Comme l'a raconté Alain Corbin, de nouveaux comportements se sont éveillés à la fin du XIXe siècle, en opposition avec la morale officielle, victorienne.

Ils vont se développer au XXe siècle, provoquant une rupture éthique dans l'histoire des rapports entre hommes et femmes. Ce sont les gens modestes, et en premier les femmes, qui s'engagent sur cette voie. Petit à petit, elles rompent avec le vieux modèle de la virginité à laquelle la religion les soumettait, elles surmontent la peur de l'opinion et la hantise de l'enfant non désiré, elles prennent de plus en plus de risques.

La première grande mutation, c'est la fin du mariage arrangé, effective vers 1920, d'abord dans les milieux populaires, où règne une grande liberté de mœurs et où l'on est moins guidé par les intérêts patrimoniaux.

La séduction, prend de plus en plus d'importance. Désormais, il faut plaire.

Les jeunes gens ont plus de liberté pour se rencontrer et flirter.

Savoir danser devient le passeport indispensable de l'amour. Les jeunes gens prennent l'habitude de sortir le dimanche, de se revoir. Ils se «fréquentent».

Le jeune homme se déniaise avec des prostituées ou une fille «légère». Mais il trouve rarement une partenaire de son âge. Car, pour traduire son amour en sexualité, la jeune fille veut avoir l'assurance d'être épousée.

Il est très mal vu qu'un jeune homme noue une liaison avec une femme mariée ou qu'il engrosse une jeune fille sans l'épouser. Si on fait une «bêtise», comme on disait alors, il faut la réparer: on «fête Pâques avant les Rameaux», c'est-à-dire que l'on se marie avec la fille enceinte.

Les liaisons avant le mariage vont se développer de manière impressionnante. Un cinquième des filles ont des relations prénuptiales à la Belle Epoque.

Sources : L'historienne Anne-Marie Sohn ; et Alain Corbin, historien français spécialiste du XIXe siècle en France.

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