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Leonor Fini, oeuvres -2/2-

Publié le par Perceval

   

On a tissé autour de Leonor Fini, ce mythe de la sphinge, dévoreuse d'hommes ou de la dangereuse sorcière qu'elle est censée être. Pourtant, elle se contente d'exister vraiment comme femme, comme être humain, sans rien rogner de sa frémissante et superbe personnalité.

Pourtant, Leonor Fini est flattée d'être considérée comme une sorcière et femme dit à propos de La peine capitale que les femmes y étaient avisées dans leur refus de toute relation sexuelle avec les hommes : « le cou de l'oie est le phallus de l'homme. La femme au coteau coupe le cou et coupe court à la virilité. »

Le rôle social de la femme, son rôle sexuel en particulier, était le thème de bien d'autres tableaux...

L'Essayage 1 de 1966, représente une femme à qui l'on montre une grande variété de chapeaux chez une modiste ; mais en même temps son corps nu est étroitement lié avec une corde... dans l'Essayage II, de 1972, une femme presque nue est entourée d'assistants qui ajustent sa nouvelle robe... Immobilité, épingles, torture et aussi, travestissement, cérémonie et beauté...

Lointaine parente (1969) « La petite auréole ( du miroir) concentre à elle seule toute l'obscénité de la toile et donc toute sa force. Elle réalise la provocation enfantine, soude une alliance entre les deux fillettes et déclenche la réprobation extérieure, exhibant ce que le corps féminin a conservé d'inquiétant dans le regard des autres... cette scène parvient à exprimer avec délicatesse et discrétion toute la transgression contenue dans les limites d'un espace privé. » La critique Claude-Frédérique Sammer.

   

Connaissant la dévotion de Leonor envers les femmes et les chats, on peut penser que les jeunes filles des Mutantes troquent leur innocente enfantine contre l'excitation sexuelle que la métaphore féline symbolise. La leçon de paléontologie (1973) ainsi que la leçon de botanique et la Leçon de rhétorique ( 1974) sont d'interprétation aisée : chacun des tableaux représente une femme nue, ou quasi nue, instruisant une plus jeune fille. …. démontrant ainsi clairement aux jeunes filles en émoi les similitudes entre la beauté primitive de l'anatomie sexuelle de la femme et la structure de la fleur.

Rasch, rasch, rasch, meine Puppen warten ( 1975) montre cinq femmes nues, exhibant leurs charmes à une fillette, c'est elle-même – a t-elle expliqué – et le titre lui est venu quand elle eut fini le tableau, se remémorant soudain ces paroles qu'elle prononçait, enfant, pour se débarrasser de sa gouvernante allemande. Elle habillait ses poupées de tissus merveilleux... ici, les poupées sont devenues femmes, prêtes à mener le jeu du plaisir comme leur expression le laisse entendre …

Extraits de :Leonor Fini de Peter Webb, très beau et intéressant livre d'art

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