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L'Art d'aimer au Moyen-Age- 2/2 -

Publié le par Perceval

Le Roman de la Rose.
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L'Art d'aimer au Moyen-Age- 2/2 -
L'Art d'aimer au Moyen-Age- 2/2 -
L'Art d'aimer au Moyen-Age- 2/2 -
L'Art d'aimer au Moyen-Age- 2/2 -

L'art d'aimer au Moyen-âge, c'est plus que les arts d'aimer d'Ovide ; Ovide infiniment copié, imité , traduit à cette époque... Le Moyen-âge s'est fait de l'amour une idée originale et neuve. Il a lié l'amour et la poésie, et a pris au sérieux le désir, au point d'y voir, par la médiation de l'art littéraire, la clé de toute révélation de soi et le moteur de tout dépassement de soi.

Dans les dernières années du XIe siècle apparaissent des formes littéraires originales, promises à un développement rapide et spectaculaire : la chanson de geste en langue d’oïl, la poésie lyrique et amoureuse des troubadours en langue d'oc.

 

Les troubadours proposent un art d'aimer : la fin'amor, l'amour affiné, parfait, épuré, non pas dans le sens qu'il serait platonique, mais comme un métal en fusion qui coule du creuset, pur de tout alliage et de toute scorie. C'est cet amour que nous appelons communément aujourd'hui l'amour courtois, l'amour tel qu'il se pratique dans le milieu raffiné des cours.

On a souligné la parenté formelle qui unit les chansons de Guillaume IX aux genres poétiques cultivés par les arabes de l’Espagne andalouse, l'amour courtois et l'amour odhrite des poètes arabes...

L'art d'aimer médiéval découle de l'effort pour faire vivre le désir, pour lui éviter la satiété comme le désespoir...

En effet : L'amour est par nature paradoxal et contradictoire. L'amour c'est le désir. Le désir désire son assouvissement. Assouvi, il meurt. La nature du désir est de désirer la mort. Et s'il désire vivre sa vie de désir, il désire la frustration, non la satisfaction...

André le Chapelain, a écrit au XIIe siècle un traité intitulé ordinairement De Amore, et souvent traduit, de façon quelque peu fautive, Traité de l'Amour courtois... De Amore a été écrit à la demande de Marie de France, fille du roi Louis VII et d'Aliénor d'Aquitaine.

Dans la seconde partie du traité, « Comment maintenir l'amour ? », l’auteur expose 21 « jugements d’amour » qui auraient été prononcés par certaines des plus grandes dames du royaume de France : sept de ces jugements sont attribués à Marie de France, comtesse de Champagne, trois à sa mère, Aliénor d'Aquitaine, trois autres à sa belle-sœur, la reine de France Adèle de Champagne, deux à sa cousine germaine, Élisabeth de Vermandois, comtesse de Flandre, un à l'« assemblée des dames de Gascogne » et cinq à Ermengarde de Narbonne (jugements 8, 9, 10, 11 et 15), qui est la seule dame nommément désignée par l'auteur qui ne soit pas apparentée aux autres. En dépit du caractère probablement fictif de ces jugements, ils attestent de la renommée acquise par Ermengarde dans le domaine de l’amour courtois, même dans l’ère culturelle de la langue d'oïl.

Sources : L'Art d'aimer au Moyen-âge - Michel Zink

Voir aussi, ICI, La-femme-convoitée-et-l'amour-courtois

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